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Blog collectif - Aide et Soutien

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La rentrée

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Publié par Sophie
01 septembre 2010 | Permalien |
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Les filles, juste pour vous dire que j'ai essayé de vous écrire des petits mots pendant ces derniers jours via le post -it express mais que malheureusement, celui-ci semble rencontrer quelques problèmes techniques.

Me voici donc de retour.

Bienvenue à toutes les nouvelles personnes qui sont venues rejoindre notre communauté durant ce mois d'août :-)
J'ai vu que vous aviez été bien accueillies par les copines et ça c'est chouette !

Très bon rétablissement à Nathalie, et je souhaite également bon moral à vous toutes (et notamment à Mony).

Lundi prochain, la princesse aux petits pois reviendra nous conter la suite de ses aventures.

Quant à vous, vous le savez, cette plate-forme est la vôtre, et dès lors que vous êtes inscrites, vous pouvez écrire via le forum mais aussi écrire des articles qui seront publiés sur les blogs collaboratifs.

Je vous embrasse et suis très heureuse de vous retrouver

Ce qu'un marin nous apprend

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Publié par Sophie
21 juillet 2010 | Permalien |
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Je pense beaucoup, comme vous toutes je l'imagine, à Bernard Giraudeau.
En fait, bien que passé de l'autre côté du rivage, ce dernier nous donne tous les jours une véritable leçon de vie.
Passer à côté ou tout au moins ne pas y réfléchir serait sans doute une erreur et c'est ainsi que j'ai décidé de partager avec vous le fruit de ma réflexion à ce sujet.
Ce qui m'interpelle en fait, c'est cette résignation, cet apaisement, cette sérénité qui semble se dégager de cet homme que son ex-compagne dénomme publiquement "le lion".
Rares sont les personnes qui arrivent à atteindre ce seuil d'acceptation et il en faisait partie.
La grande chance que nous avons, c'est qu'il parlait volontiers de cet état et si personnellement j'écoute ce qu'il dit, voila ce que je comprends :
Bernard était avant toute chose un marin. C'était dans son ADN, il n'y pouvait rien, c'était comme ça.
Et un marin, outre le fait de naviguer, cela fait quoi?
Ca apprend à gérer les événements naturels dits événements de mer, à anticiper ces derniers, à faire corps avec l'urgence et la sécurité.
Un marin, ça se prépare au pire, au déchaînement, à la force des éléments.
on dit toujours "après la tempête vient le calme".
On dit toujours "surfer sur la vague" ou "prendre la vague ou encore le bouillon".

Et voila, face au cancer, Bernard a appris à gérer les événements naturels de son corps
Il a été surpris à plusieurs reprises. Mais il a compris que la vague, s'il la prenait de pleine face sans l'apprivoiser, que cette vague là le détruirait.

Je ne parle pas de destruction physique.
En fait je parle de destruction mentale. De ce qui fait que l'on sent finalement insubmersible malgré tout.

Bernard a sans aucun doute travaillé "sa tête" pour apaiser les difficultés que son corps rencontrait en vrai marin d'eau forte.

Merci "capitaine" pour tout ce que nous a apporté, mais pour tout ce que tu nous laisses aussi.

À nous à présent de continuer notre route, au gré du vent...Avec le vent mais aussi avec le soleil, ton soleil.

Premier jour

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Publié par Tatie Danielle
21 juillet 2010 | Permalien |
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Bonjour.
Danielle, 62 ans, opérée d'un cancer du sein le 11 juin dernier, curage axillaire.
Première chimio ce matin.
J'ai peur .....

Accepter

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Publié par Sophie
20 juillet 2010 | Permalien |
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Accepter nous disait Bernard Giraudeau.
Accepter....

Publié par Sophie
19 juillet 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : La princesse aux petits pois # 28.

19 avril 2008

Taratata
Hier donc, je vous disais qu'au lieu d'aller cueillir des coucous et des pâquerettes et de me rouler dans l'herbe fraîche, j'avais fait les boutiques à la recherche de tops qui pourrait dissimuler mes blessures de guerre. N'ayant rien trouvé, je me suis souvenue que les infirmières m'avaient conseillé de mettre des colliers. Mon genre à moi, c'est plutôt les grandes boucles d'oreilles et les grosses bagouzes, mais bon, il faut savoir s'adapter. Et un collier, ça permet de porter ses fringues d'avant sans faire peur aux petits enfants avec sa vilaine boîte.
J'en ai essayé pas mal jusqu'à ce que, bingo ou plutôt Taratata (c'est le nom de la marque), j'ai trouvé ce qu'il me fallait : un collier avec plein de breloques qui pendouillent et cachent le "pas beau" comme dirait ma fille.
Ou l'art de faire du branchouille avec du moche.

La belle au bois dormant
Je fais des siestes de deux, trois heures.
Le pire, dans l'histoire, c'est que je ne culpabilise même pas. Je me dis que c'est nécessaire. Que ça me fait du bien.

27 avril 2008
Coup de mou
J'ai un gros problème avec la chimio. Contrairement à des tas de gens atteints du cancer, je n'ai jamais eu mal nulle part et je ne me suis jamais sentie malade. Après le choc de l'annonce (et le flip de l'attente des résultats), j'ai très bien accepté le protocole qu'on me proposait car c'était la seule façon de circonscrire le mal.
Tout s'est enchaîné très vite. Les opérations, la première chimio... Je n'ai pas eu vraiment le temps de réfléchir. J'étais dans l'action. En guerre. Et là, je viens d'avoir un break de trois semaines. Trois semaines sans aller à l'hosto, à vivre quasiment normalement hormis les soins, les prises de sang et les siestes. Pas ou très peu d'effets secondaires. En cette veille de seconde chimio, je cafarde. J'en ai (déjà) marre. Je flippe à l'idée de voir (et de sentir) s'engouffrer tous ces produits en moi, ces produits qui m'agressent mentalement plus qu'ils ne m'apaisent.
Et puis, ça y est, je commence à perdre mes cheveux. J'en prends un au hasard, je tire légèrement dessus et ça vient tout seul comme si c'était planté dans du beurre. Je n'ose pas faire le test avec une touffe entière de peur que ça vienne d'un coup comme le foin d'un artichaut.
Je dois avouer que pendant quelques jours j'ai cru, j'ai espéré faire partie du 1 % des femmes traitées pour le cancer du sein qui ne perdaient pas leurs cheveux. Raté. Tous les jours, j'inspecte mon oreiller, l'intérieur de mes turbans, de ma perruque. Je n'ose plus faire de shampoings. Mais je ne me résigne pas encore à me tondre la boule à zéro. Le style Yul Brynner, très peu pour moi. Et puis je ne suis pas assez baraquée pour ça. Et je ne suis pas assez jolie pour l'assumer comme Nathalie Portman. Alors, j'espère encore que tout ne va pas tomber. A moins qu'à force d'en semer partout, je me fasse tout ratiboiser à trois millimètres du crâne (mon seuil psychologique). Mais après le sein et le cathéter, ça commence à faire beaucoup.
Et puis j'en ai marre d'être tout le temps fatiguée. De ne pas réussir à me concentrer. De mettre deux heures à faire des trucs que j'expédiais en une demi-heure. L'infirmière qui vient me faire les soins à la maison m'a dit qu'il fallait que j'accepte d'être fatiguée. Mouais. Mais ça fait plus de deux mois que ça dure. Ca commence à faire long.
Alors je me console en me disant que grâce à ça, je suis zen et dispo pour mes enfants, je vois défiler mes copains et mes copines à la maison, j'ai le temps de faire à manger, je n'ai plus besoin de m'épiler...
Mais bon.


Frédérique"

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : Les épisodes de la princesse aux petits pois reprendront le 6 septembre prochain.

Le blog de Frédérique, c'est ICI

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Bernard vogue sur les flots

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Publié par Sophie
17 juillet 2010 | Permalien |
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Je n'écrirais pas beaucoup par pour tout vous dire, j'adore Bernard Giraudeau.
Il vient de s'éteindre ce matin dans un hôpital parisien.
Alors, je voulais juste lui dire au revoir.
Fais un beau voyage Bernard, que ta dernière épopée soit lumineuse.
Merci pour tout ce que tu nous as apporté et tout ce qui nous laisse, tes films, tes magnifiques livres, ta beauté intérieure et tout le reste.

Bisous les filles, gros bisous.

Son dernier entretien dans Libération ICI

Publié par Sophie
12 juillet 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : La princesse aux petits pois # 27.

15 avril 2008

Scoop

Depuis quelques jours, le nord du Loir-et-Cher est en émoi. Une mystérieuse inconnue cachée derrière de grosses lunettes noires sillonne la région.
Qui est-ce ? Une célèbre journaliste télé fuyant le microcosme parisien ? Une ex-mannequin pas encore casée à l'Elysée ? Une star américaine venue faire une dégustation de petits vins de la Loire incognito ?
Le département bruisse de mille rumeurs. La rédaction de la Nouvelle République est sur les dents. Mais hormis quelques rares photos volées aux abords du Super U ou de la pharmacie, rien.
Eh bien, bande de petits veinards, vous allez le savoir en exclusivité mondiale, avant que la presse people s'empare de l'affaire...
C'est moi !!! Sachant que j'avais 99,9 % de chances de perdre mes cheveux dans les jours qui viennent malgré le casque réfrigérant de 15 kilos que j'ai gardé stoïquement pendant toute ma chimio pour retarder (si ce n'est empêcher) la chute de ma magnifique toison, j'ai décidé d'anticiper pour atténuer le choc et faire la transition en douceur.
J'ai donc coupé mes cheveux très courts (pas eu le courage de les raser), à la Annie Lennox dans les années 80, et j'ai acheté une magnifique prothèse capillaire ainsi que quelques jolis foulards colorés que je porte en alternance pour nous habituer (mon chéri, mes loulous et moi) à me voir comme ça.
Alors tant qu'à faire, je me la joue grave !


18 avril 2008
La sorcière

Dans toute épopée il y a un preux chevalier (mon chéri), des nains taquins (mes loulous), des fantômes bienveillants (Survivor et le deuxième ange gardien), des fées (les infirmières), un objet magique très puissant (la bague de Survivor), un magicien et une sorcière.
Ma sorcière à moi n'habite pas dans une vieille bicoque sombre et puante au fin fond des bois, mais (XXIème siècle oblige) dans une jolie maison peinte de couleurs douces et qui baigne de mille parfums délicieux. Elle ne vous fait pas boire des breuvages épais et verdâtres en marmonnant d'étranges incantations, mais vous fait allonger sur un lit et agite au-dessus de vous des petites fioles et des filtres pour établir votre profil "énergétique". Puis, elle vous masse longuement les pieds (je ne savais pas qu'il y avait autant d'endroits dans un pied) et appuie sur des points stratégiques pour déclencher des flots de frissons et d'énergie qui vous pétrissent l'intérieur. Bien-être absolu.
Après une longue séance l'autre jour, elle m'a conseillé d'aller me promener dans la nature, respirer l'air pur, toucher les arbres. Et c'est là que j'ai su que je ne serai jamais à la hauteur de ces grands personnages qui m'accompagnent et me soutiennent dans cette aventure. Au lieu d'aller dans la forêt, j'ai foncé en ville car "dans ville, il y a vie" comme dirait l'autre et qu'il n'y a rien de plus galvanisant que de sentir sa carte bleue chauffer sous ses doigts après un long sommeil.
Je suis lâche, je sais, mais Frodon l'était aussi. Alors...

Frédérique"

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Taratata suivi de la belle aux bois dormant".

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Publié par Sophie
08 juillet 2010 | Permalien |
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Le plus terrible, c'est presque ça. Devoir annoncer la nouvelle à ses loulous. Avoir l'impression de détruire leur insouciance d'un coup. Vu le choc qu'on a eu en apprenant la nouvelle, on n'ose imaginer leur réaction... Mais ce n'est pas une raison pour ne rien dire car, même si vous n'avez encore rien formulé, ils ressentent déjà votre angoisse.

• Expliquez-leur les choses simplement avec des mots simples « maman est malade, il faut qu'elle aille se faire soigner à l'hôpital »...
• Déculpabilisez-les : « Ce n'est pas de votre faute, c'est la vie. Ca arrive parfois. C'est comme ça ».
• Dites-leur que ce ne sera pas toujours facile que parfois vous serez fatiguée, triste...
• Ne leur déballez pas tout d'un coup. Expliquez-leur les choses au fur et à mesure qu'elles se présentent : « maman va se faire opérer, on va lui enlever le bobo du sein », « le bobo était dans son sein, le docteur l'a enlevé... », « pour être sûr que maman ne retombe pas malade, il faut qu'elle aille prendre des médicaments à l'hôpital », « pour guérir complètement maman, le docteur va mettre un médicament dans la petite boîte (= le porte-à-cath). Ça marche très bien, mais c'est très fort. Elle risque donc d'être très fatiguée », « comme ça risque aussi d'abîmer ses cheveux, maman va se les couper très courts pour pouvoir les cacher sous une perruque».
• Nommez la maladie surtout s'ils le demandent en leur expliquant que chaque cas est différent.
• Ne leur cachez rien mais ne les alarmez pas non plus
• Achetez-leur Maman est malade, un super bouquin qui en quelques petites phrases et jolis dessins, décrit la maladie, le traitement et ses effets (références dans carnet d'adresses). Ce livre a eu un effet super apaisant sur mes enfants... surtout sur le grand comme si dans sa tête, les choses se mettaient enfin en place.
• Si vous sentez qu'ils vont mal (cauchemars, chute des résultats scolaires, tristesse, agressivité, diarrhées intempestives...), n'hésitez pas à les amener voir le psy de l'hôpital. Ca fait un bien fou d'entendre une « blouse blanche » confirmer ce que vos parents vous disent.

Les livres que je conseille :

Ma maman est malade de Bénou / Editions du Mouton Cerise
Maman a une maladie grave d'Hélène Juvigny et Brigitte Labbé / Editions Milan Jeunesse


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J'ai testé pour vous...

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Publié par Sophie
08 juillet 2010 | Permalien |
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Une femme sur huit et bientôt une sur six. Tels sont les terribles chiffres du cancer du sein.
C'est en pensant à toutes celles qui en passeront un jour par-là que j'ai noté les conseils qu'on me donnait ou les petits trucs qui m'ont rendu les choses moins pénibles pendant ces mois difficiles.
En espérant qu'il en soit de même pour vous...

Frédérique


Ce que l'on trouve dans le "j'ai testé pour vous" de Frédérique :


1-Comment annoncer la nouvelle à ses enfants (dans "aide et soutien")

2-Trousseau (dans mon bien-être)

3-À savoir en cas de mastectomie

4 -A prévoir après une tumorectomie ou une mastectomie

5 -Les effets immédiats de la mastectomie

6 -Conseils post retrait des ganglions

7 - Dopage physique

8 - Dopage mental

9 - Anticipez, anticipez...

10 -Conseils pour mieux supporter la chimio

11- Conseils anti nausées

12 -Conseils pour mieux supporter la radiothérapie

Lexique

Carnets d'adresses

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Une belle rencontre : Delphine

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Publié par nathalie
05 juillet 2010 | Permalien |
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Bonjour les filles,

Ce soir j'avais envie de vous faire partager un joli moment , une belle rencontre : Delphine.

Lors de 6ème séance de chimio je suis arrivée seule à l'IGR et après mon inévitable prise de sang, je me suis rendue, comme à mon habitude,dans la salle d'attente de mon cancérologue et comme d'habitude je savais que j'allais y rester DES HEURES!!!

Je l'ai tout de suite "repéré" , une jeune femme élégante avec un look "fashion" , une expression de visage "douce et gentille" , voilà c'est tout .....Ce jour là il y avait beaucoup de femmes tristes, austères mais pas elle.

Elle était accompagnée de son époux , Mickael , jeune aussi, prévenant et juste en les regardant je pouvais lire toute la tendresse et l'amour qu'il avait pour elle.

J'ai vraiment eu l'envie de leur parler et cela ne s'explique pas , c'est comme ça !

Après plusieurs heures à attendre , nous nous sommes retrouvées toutes les deux au secrétariat pour leur demander combien de temps allions encore attendre , le hasard fait bien les choses! La secrétaire nous a expliqué que nous pouvions aller nous chercher un sandwich en attendant et voilà comment nous avons fait connaissance .....

Maintenant nous sommes amies sur facebook , nous échangeons sur notre maladie et je l'aime bien . Aujourd'hui nous avons eu notre séance de chimio ensemble et dans trois semaines nous serons à nouveau ensemble pour ma dernière séance avant l'opération. Elle habite à Bourges momentanément car elle est de Grenoble mais j'espère que nous garderons le contact, d'ailleurs je les ai invité à la maison , à l'occasion, pour un repas antillais !

Voilà c'est peu de chose mais mon dieu que ça fait du bien , juste une belle rencontre .Je l'ai invité à nous rejoindre sur parle avec elles, j'espère qu'elle viendra !

Je vous embrasse

Nat

Publié par Sophie
05 juillet 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois # 26

10 avril 2008
Pire que la chimio : la Marthe de Fresnay

Je craignais les effets secondaires de la chimio, mais ils ne sont rien comparés au violent mal de tête qui me vrillait le crâne à ma sortie de l'hôpital hier. La responsable ? Ma voisine de chambre, une robuste Sarthoise élevée au grand air avec l'accent qui roule et une voix de stentor à en faire péter la protection du néon de la salle de bains (c'est vrai, je vous le jure, elle est tombée par terre).
Sitôt arrivée, elle a passé une large chemise de nuit rose, s'est aspergée d'un parfum jaune pipi non identifié, a rajusté ses lunettes d'une main et pris la télécommande de l'autre. Moi, j'étais planquée derrière le rideau que j'avais eu la bonne idée de tirer avant son arrivée pour montrer que je voulais avoir la paix, le nez plongé dans mon bouquin, à redouter déjà la suite.
Ca a commencé par un concerto en la majeur de bruits divers mais parfaitement identifiables (intestinaux, buccaux et troudeballaux) dans la salle de bain qui se trouvait - forcément - juste à côté de mon lit. S'en sont suivis des coups de fil interminables avec le Jean-Pierre, la Bernadette, la Coco et consorts où elle décrivait avec force détails ses symptômes et ses (gros) bobos, ponctués tous les vingt mots de "heu là" (prononcer "heu-lau") pendant que moi, je me disais que je connaissais un excellent moyen de mettre un terme à ses souffrances. A noter quelques jolies expressions glanées au passage : "chou bucolique" pour "brocoli" ou "batch" pour "patch".
Visite aussi de ses soeurs dont une qu'elle n'avait pas vu depuis six ans, d'où de grands cris de joie. HELP !!! Ca s'est terminé en chansons (!!!) quand elles se sont mises à évoquer les airs qu'elles voulaient avoir à leur enterrement.
Et dans l'intervalle (quand elle ne parlait pas toute seule) elle regardait la télé. Et là, j'ai eu droit à la totale : Jean-Luc Reichman, Jean-Pierre Pernaud, Questions pour un champion (elle répondait aux questions !!!) et Plus belle la vie. Forte de cette activité, elle s'est effondrée le soir vers 21h30 devant Maison d'accueil qu'elle avait pourtant attendu toute la journée et mis « pas fort » (tu parles, elle était sourde comme un pot) et moi, j'ai enfin pu avoir la paix !!!
Pour être tout à fait honnête, je dois quand même mettre à son crédit les gros fous rires piqués à distance avec mon chéri et mes copines que j'abreuvais en direct de SMS.
Pour ce qui est des autres effets secondaires, pour le moment RAS hormis un très vague sentiment de nausée quand j'ai faim. Je croise les doigts pour que ça dure.

Le casque bleu

Même si l'issue est inéluctable (les produits qu'on m'injecte font tomber les cheveux), j'ai décidé d'essayer la technique dite « du casque bleu » pour retarder l'échéance. Le principe est simple et on ne peut plus esthétique : on vous plaque sur cheveux mouillés une sorte de bonnet de cosmonaute directement sorti du congel pour empêcher le produit d'arriver jusqu'aux racines. Saisissant ! Mais passé le choc, c'est supportable alors je l'ai gardé. On ne sait jamais.
Rêve, ma fille, rêve.

L'art de l'anticipation

Quand j'étais enceinte de mon aîné, j'ai découvert la sophrologie, c'est-à-dire l'art de se préparer mentalement aux situations nouvelles ou stressantes (voire les deux).
C'est ainsi qu'avant ma deuxième opération, je me suis exercée à me visualiser avec un côté plat orné d'un gros pansement et d'une grande cicatrice. Comme ça, le choc a été moins rude même si, encore aujourd'hui, je me contente de zieuter la merveille d'en haut pour dématérialiser la chose et ne surtout pas voir ma tronche dessus.
J'ai abordé la deuxième grande transformation physique de la même façon. Comme la perte de cheveux (puisque c'est de ça qu'il s'agit) semble inévitable avec les produits qu'on m'administre (et ce, malgré le « casque bleu »), j'ai préféré m'acheter une perruque et la porter avant d'avoir le crâne aussi lisse qu'une coquille d'œuf ou pire, pelé un vieux chien galeux.
C'est quand même moins dur d'aller faire des essayages chez la perruquière avec sa tignasse d'origine. Avec mon chéri, on a presque vécu ça comme un jeu sous le regard ahuri de la conseillère plus rompue à recevoir des gens effondrés que des petits rigolos comme nous. Me voilà donc en train d'essayer toutes sortes de perruques pour trouver la coupe la plus proche de mon style naturel. Je suis donc passée du châtain au blond en passant par l'auburn et le brun en quelques minutes (chose qu'on a rarement l'occasion de faire, non ?). Il y avait de tout : des perruques « choucroute », des perruques rebondies sur les côtés et plates sur le dessus (comme des pistes d'atterrissage à mouches), des perruques « casques », des perruques « chien fou », des perruques crantées, bouclées, effilées...
Une fois qu'on a trouvé la forme, il a fallu trouver la bonne couleur ce qui m'a valu un second, puis un troisième rendez-vous. Mais au bout du compte, j'ai fini par trouver un modèle assez proche de ma coupe initiale, même s'il est un peu trop volumineux à mon goût. Mais je suis sûre que dans quelques semaines, j'en serai très contente car je pourrai cacher ma sale tronche de cancéreuse dessous.
Sitôt achetée, sitôt mise après m'être fait ratiboiser la tête à trois centimètres du crâne ce qui est déjà très court. Là encore, j'ai trouvé ça moins dur de décider de le faire avant que ça devienne une nécessité. Ca m'aide à dédramatiser la chose pour moi et pour mon entourage et à m'habituer en amont au port de la moumoute et des foulards.


Frédérique"

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Scoop suivi de la sorcière".

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29 juin 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois épisode 25.


07 avril 2008
Bernadette Soubirous

Il faut que je vous raconte un truc. Un truc dingue qui m'est arrivé lors de la pose du porte-à-cath. Un truc à la limite du paranormal ou du mystique. Je n'ai pas vu la Vierge, mais c'est tout comme. Pour faire court, afin d'éviter une troisième anesthésie générale, j'ai opté pour une anesthésie locale assistée (en gros, j'étais shootée aux gaz hilarants). Et j'ai décollé grave, au point qu'en 3/4 d'heure d'anesthésie j'ai gagné au moins 20 ans de psy.
J'ai en effet compris que j'avais un deuxième ange gardien qui veillait sur moi. Et ça m'a donné une super pêche. La force est en moi. C'est ma première chimio aujourd'hui ou première "cure" comme ils disent (j'adore, ça fait très "thalasso"), mais je m'en fiche. Je sais que ça ira. Que telle Harry Potter face à Voldemort, j'ai un bouclier transparent qui me protège des maléfices. Et surtout, surtout, que j'ai détruit le dernier horcrux.

Le deuxième ange gardien

Autant j'ai vu un signe dans le fait que c'était le « magicien » qui allait m'opérer, autant je n'ai pas tilté quand j'ai appris le décès de mon arrière-grand-tante maternelle deux jours après ma mastectomie.
Pour surmonter la mort précoce et brutale de ma mère, je me suis construit une belle muraille 100 % imperçable qui me protégeait de son souvenir. Genre je ne me souvenais que des tensions, des engueulades et jamais, ô grand jamais, des moments de complicité et des fous rires. Oui, oui, je sais...
Le premier déclic, ça a été le papier de Elle. J'ai profité de ma perm' de vingt-quatre heures pour aller voir ma marraine et lui demander si ma mère m'aimait. Sa réponse a fusé, nette et précise : « Oui ». Gros soulagement mais retour à la case départ.
C'est pendant la pose du porte-à-cath que mon inconscient a enfin daigné me révéler tout ce qu'il me cachait depuis des années. C'était incroyable. Les pensées défilaient les unes après les autres dans ma tête. Je n'avais aucun contrôle sur elles. Et c'est là que j'ai compris ce que je cherchais depuis des années. Le point sur lequel je butais systématiquement. Ce n'est pas elle qui avait cessé de m'aimer, c'est moi. Depuis le jour où elle m'avait laissée tomber dans l'escalier avec atterrissage la tête la première sur un radiateur en fonte (ceci expliquant cela...). J'avais deux ans et demi... soit plus ou moins l'âge de Morgane quand je suis tombée malade.
Par « je n'aimais plus » je veux dire que j'ai dû perdre confiance en elle ce jour-là et m'en éloigner. Ce n'était pas elle qui était à l'origine de notre difficulté à communiquer, c'était moi.
Au moment où j'ai réalisé ça, sur la table d'opération, je me suis tellement raidie que j'ai entendu l'équipe paniquer derrière le tissu qu'ils avaient tendu pour que je ne voie rien : « Ca va, madame ? Ca va ? ».
Oh oui, ça allait ! J'étais heureuse, heureuse. Enfin libérée !
Et là, je me suis autorisée à lui dire que je l'aimais.
Je n'ai plus peur de l'avenir. Je sais que tout va bien se passer pour ma maladie et le reste de ma vie avec mon chéri et mes enfants. Que la malédiction, s'il y en avait une, est terminée.


Frédérique"

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21 juin 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois épisode 24.


05 avril 2008

Quizz

Quel est le point commun entre Yuliya Pechonkina et Paris Hilton (hormis leurs cheveux peroxydés) ? Gné ?
Toujours rien ?
Vous donnez votre langue à mon chat ?
Eh bien, la réponse est simple. C'est... moi !!!
Démonstration :
Depuis une semaine, je me prépare intensivement à ma première chimio, comme une athlète de haut niveau à une compétition majeure (un saut de 6 obstacles par exemple...) : dodo à gogo, alimentation équilibrée et variée comme jamais avec mon nouveau joujou, le babycook pour adultes, un cuit-vapeur grâce auquel je dépasse allégrement la barre des 5 légumes et fruits par jour, dopants 100 % naturels (je le jure, monsieur le juge) et séances « bien-être » chez une naturopathe pour booster mes flux d'énergie. Tout ça en évitant toute source de stress et en me concentrant sur
l'essentiel : moi, moi, moi, grâce à ma copine garde-malade spécialement descendue de Paris pour me chouchouter en l'absence de mon chéri.
Mais le rapport à Paris Hilton ne vient pas du fait que ma garde-malade habite à Paris. Non, non. Ca aurait quand même été trop facile.
L'idée m'est venue en cavalant d'un magasin à l'autre devant elle l'autre jour ("on va là, et après, là et là") pendant qu'elle courait derrière moi, chargée de paquets tel un gorille à blondinettes.
Sauf que moi, j'écumais les magasins bio et les pharmacies, pas les grands
couturiers !!!

06 avril 2008

Mon homme, ce rigolo
Mon chéri a l'art de faire rire même dans les circonstances les plus improbables (cf : l'orteil cassé du chirurgien).
Sa spécialité, c'est les bonnes grosses vannes qu'il dégaine plus vite que son ombre.
Et on peut dire que vendredi, alors qu'on évoquait avec une infirmière les mille et un délices de la chimio, il a fait fort. Très fort.
Parmi ces délices, donc, une chute de la libido et un assèchement des muqueuses qui, dixit l'infirmière, "rendent les rapports encore plus désagréables que d'habitude".
En se voyant tendre une telle perche (et n'ayant pas compris qu'il s'agissait d'un magnifique lapsus révélateur), il m'a lancé d'un air malicieux : "Encore plus désagréables que d'habitude...".
Entendant ça, l'infirmière s'est mise à piquer un fard au-dessus de ses papiers.
Devant son embarras, mon chéri a tenté de se rattraper pendant que je lui balançais des grands coups de pied sous la table.
Mais c'était trop tard, le mal était fait. Le teint rubicond de l'infirmière l'avait trahie... Et on en rigole encore !!!
Ce n'est pas beau de se moquer des gens, je sais. Mais qu'est-ce que c'est bon !

Encore un signe

Premier jour de chimio. En montant dans le VSL venu me chercher ce matin, Louis Amstrong s'est mis à entonner « What a wonderful world » à la radio.

Frédérique"

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13 juin 2010 | Permalien |
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02 avril 2008

Cachez-moi cette bosse, monseigneur

Pour cacher mon vilain porte-à-cath ("pas belle, boîte, maman") et ne pas passer l'été en cols roulés, je me suis lancée en quête du débardeur idéal pour mettre sous mes tops décolletés. Et je l'ai trouvé. Chez Petit Bateau, comme par hasard. Comme quoi ce n'est pas que pour les enfants. Du coup, j'en ai pris un stock pour affronter paisiblement les beaux jours (si beaux jours, il y a...) et en beauté !!!

Mon inconscient pleure aussi

Quand je dis que je ne suis pas traumatisée par la perte de mon sein, je ne dis pas non plus que je saute de joie au plafond et que je me complais à me regarder des heures dans la glace.
Vingt-quatre heures après l'opération, j'ai d'ailleurs fait un rêve étrange que je pense avoir enfin compris. J'ai rêvé que j'étais circoncise du côté gauche (c'est-à-dire du côté de mon ex-sein). J'étais dans une pièce bourrée de monde et je me sentais très vulnérable car je venais à peine de sortir de l'hôpital. Brusquement, ça s'est mis à saigner. J'ai demandé à ce qu'on appelle des infirmières et en attendant, j'ai mis une compresse dessus. En la retirant quelques secondes plus tard, j'ai vu que le saignement avait redoublé d'intensité. Re-compresse. De nouveau, ça a eu l'air de se calmer. J'ai légèrement décollé la compresse pour voir si c'était fini, mais cette fois ça s'est mis à pisser le sang à gros bouillons jusqu'à ce que je me retrouve dans une mare rouge.
Et là, je me suis réveillée


Frédérique"

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Publié par Sophie
08 juin 2010 | Permalien |
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Inch Allah !
C'est ce que je me suis dit l'autre jour en partant pour le bloc.

5ème opération en 2 ans.

Après la pause de l'expandeur en novembre dernier et trois gonflages successifs pour détendre la zone et fabriquer de la peau, on allait enfin me mettre la prothèse définitive.

Pas trop tôt, car dans le genre « esthétique », on fait mieux que l'expandeur. Au fil des gonflages, j'avais l'impression d'avoir un brocoli sous le bras. Avec l'autre sein raplapla de l'autre côté (je n'ai pas vraiment grossi pendant la chimio), vous imaginez le tableau.
Contente donc mais flippée à l'idée de revivre le même réveil difficile que la dernière fois et surtout, surtout d'avoir encore plus mal.
« Ca va ? », m'a demandé le chirurgien. « Comme pour une 5ème opération... » lui ai-je répondu.

Tiens, parlons du chirurgien, justement. Au lieu du vieux briscard expérimenté qui, en deux coups de bistouri, zip, zip, et une opération, devait me poser les prothèses définitives direct, j'ai préféré le jeune sculpteur surdoué qui allait (il me l'avait promis) peaufiner son œuvre jusqu'à ce qu'on soit contents.

En le revoyant, j'ai eu un doute. Et si, au lieu de me fier à mon instinct, j'avais seulement et bassement était séduite par son incroyable jeunesse, son sourire et son incroyable décontraction (il est en jean / converse sous sa blouse blanche). Doute qui s'est considérablement accru quand il m'a présenté son interne : le sosie de Keanu Reeves. Bon, certes, quitte à se faire tripoter les seins par des mecs autant qu'ils soient beaux, mais quand même...

Donc, gros doute. Avais-je bien fait ? Savait-il au moins ce qu'il faisait ? Combien de nanas avait-il opéré avant moi (il fait vraiment très jeune...).
Autant de questions que je me suis posée jusqu'à ce qu'on me pose le masque sur le visage.
Pouf.

Quelques jours après, je peux vous dire que même si je m'oriente vers une dernière opération pour fignoler tout ça et faire le mamelon, je ne regrette rien. Parti, l'horrible brocoli excentré. La symétrie est presque parfaite sans avoir à lipposucer les genoux et c'est tant mieux, car ça fait ça de douleurs en moins (et tant pis si je garde mes genoux rembourrés...). J'ai gagné un bonnet des deux côtés (je pouvais). Et surtout, surtout, miracle des miracles, je n'ai presque pas eu mal. Dingue, quand on sait qu'il a refait les deux seins. Comme quoi, la phase de l'expandeur, même si elle est très moche, vaut vraiment la peine.
Et maintenant, c'est repos. Avec au programme, tout ce que je n'ai jamais le temps de faire : dormir jusqu'à plus soif, bouquiner, me faire plusieurs épisodes de ma série préférée d'un coup, mettre à jour les albums photos des enfants, m'allonger dès que je sens que je mollir...
Fatiguée, mais heureuse !

Publié par Sophie
07 juin 2010 | Permalien |
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Les filles,

Je devais publier aujourd'hui notre épisode du lundi de "la princesse aux petits pois" mais elle est dans le coltar.

Voila ce quelle nous dit : "Demain, c'est ma 5ème opération en 2 ans.

Après le gonflage cet hiver, mise en place de la prothèse définitive, réglage de l'autre sein et lippo-suçage des genoux (ils ont besoin de gras pour rendre tout ça naturel)".

Je pense que le mieux est d'aller sur son blog lui faire un gros bisou.
Je suis sûre que cela lui fera plaisir.
En tous cas, perso, je l'embrasse fort fort fort et pense bien à elle.

Publié par Sophie
01 juin 2010 | Permalien |
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Bonjour à toutes, je m'appelle Lorraine Fouchet, je suis romancière, j'ai été médecin d'urgence pendant 14 ans (à SOS Médecins, Europ Assistance et au SAMU) avant de poser mon stétho pour raconter des histoires à plein temps l'année de mes 40 ans, hier (hier dans ma tête, il y a 12 ans en fait).

L'an dernier, plusieurs de mes amies ont eu un cancer du sein, j'ai cherché à leur offrir, pour les aider, un roman optimiste et chaleureux et positif, qui informe sur le cancer du sein et qui rassure et qui allège un peu et qui croque la vie. Je n'en ai pas trouvé... alors je l'ai écrit, il s'appelle LA MELODIE DES JOURS, il est édité chez Robert Laffont. Ce n'est pas un roman plombant et triste, même s'il y a de l'émotion, c'est une histoire de vie, d'espoir, d'entraide, de musiques, d'amour (avec du chocolats, des fromages, et un site internet de proximité).

Les héros du livre sont descendus de leurs pages, ils continuent l'aventure sur le site qui leur est dédié, n'hésitez pas à aller y faire un tour et à leur écrire si vous voulez.

LA MELODIE DES JOURS est mon quatorzième roman, j'y ai mis toute mon amitié et ma tendresse pour mes copines, il est sorti en mars, quand je le dédicace en librairies ou dans les fêtes du livre de province les lectrices regardent le résumé au dos du livre, ce qu'on appelle la 4ième de couv. Certaines disent « le sujet me touche familialement, ou amicalement, ça m'intéresse » ou « ça me parle, le sujet me concerne personnellement, le cancer a fait partie de ma vie, ça m'a chamboulée et changée, mais maintenant c'est derrière ». D'autres reposent le livre comme s'il les brûlait, en soufflant « ça va être triste » et je leur réponds gentiment « le cancer n'est pas contagieux, mais la joie de vivre l'est ! ».

L'an dernier, quand j'ai eu peur pour et avec mes amies, je n'arrivais plus à écouter la musique de variété habituelle, alors j'ai mis la station radio classique en voiture, avant je croyais que c'était pour les autres, j'ai découvert que cette musique nous parlait de beauté, qu'elle pétillait comme du champagne, qu'elle envoyait des SMS directement à l'âme, qu'on pouvait écouter sur Internet, par google et youtube, toutes les musiques du monde, et que c'était mille fois plus magique qu'Harry Potter ou que Twilight. Dans mon livre, Charlie envoie tous les jours à Lucie sur son iPhone un lien Internet pour une mélodie avant chaque séance pendant ses six semaines de radiothérapie, ces airs sont comme un tapis volant pour s'envoler au-dessus de ce qu'elle appelle le grille-pain ou le toaster, comme un sabre laser pour se battre et s'en sortir. J'ai mis la playlist à la fin du livre et sur mon site, et sur le site des voisins vous pouvez écouter la musique perso de chaque héros, avant je prescrivais des médicaments, maintenant je transmets mes mots, là j'offre mes musiques, matin midi et soir, sans parcimonie, pas de risque de surdosage, seul effet secondaire le sourire, alors n'hésitez pas, c'est une ordonnance qui fait du bien.

Lorraine

Publié par Sophie
31 mai 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois épisode 22


01 avril 2008

Poux et gâteaux magiques

A ma sortie de l'hôpital, mes enfants m'ont souhaité la bienvenue chacun à leur façon :
Camille avec une belle séance d'épouillage digne d'un documentaire de National Geographic (mais n'est-il pas de plus grande preuve d'amour que d'épouiller minutieusement son fils ?) avec les aléas de la vie de la jungle, c'est-à-dire sans traitement sous la main et sans pharmacie ouverte à 25 kilomètres à la ronde. Alors, comme dans tout groupe de primates, il a fallu faire appel aux amis (pas pour le débarrasser de ses parasites, mais pour se procurer rapidement des produits).
Quant à Morgane, elle m'a fait des gâteaux magiques en pâte à modeler qu'elle venait déposer au bord du lit dans lequel je siestais, comme autant de petites offrandes.
C'est bon d'être à la maison.

Vis ma vie

A mon retour à la maison, j'ai halluciné. J'étais là, plantée au milieu du salon, à demander ce que je pouvais faire pour aider pendant que mon chéri courait d'un coin à l'autre, un pyjama propre d'une main, un cahier de devoirs de l'autre, en m'expliquant comment faire faire caca à notre fille.
C'est comme si on avait échangé nos vies : lui, en père au foyer super organisé et aux taquets, moi, complètement larguée après quelques jours d'absence et effarée de voir les progrès que la petite avait fait.


Remise de prix

Grand prix « remontage de moral » : mon chéri qui me soutient et arrive à me faire rire malgré tout.
Grand prix « aide à domicile » : Camille qui s'est occupé de sa sœur et l'a pilotée avec patience et gentillesse dans toutes ses activités.
Grand prix « gore attitude » : Morgane (dite Nikita) qui prend son pied à voir
mes plaies !

Frédérique"

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Handicapée!

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Publié par traviattanne
25 mai 2010 | Permalien |
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Ça y est la maison du handicap MDPH a reconnu mon statut de handicapée. Oui je l'ai fait d'abord en me disant que ça m'aiderai peut être dans ma recherche de boulot et puis aussi pour bénéficier de places près des supermarchés, en bas de chez moi car les courses pour une famille et un bras: vous le savez c'est pas évident. Voila mon premier pas, je sais pas si j'ai eu raison de le faire. Mais pourquoi pas?
Avez vous fait une démarche similaire? Avez vous réussi? Quels avantages avez vous retiré de cela?
Merci de vos conseils.
Bon je vous cache pas que c'est un peu un choc quand même, car même si je vis sans usage de mon bras gauche et avec une grande fatigue permanente, ça fait bizarre d'être handicapée pour la Societe civile!
Bises a toutes

Coaching Tribu Cancer la suite...

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Publié par traviattanne
20 mai 2010 | Permalien |
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Ça y est, une coach super pro s'occupe officiellement de moi. Les équipes de coach de Tribu Cancer sont prêtes a vous recevoir également! J'ai été contacté par Madame le ou la coach en personne, charmante, efficace et elle m'a envoyé une première série de documents. Ce sont des questionnaires qui concernent les valeurs, les motivations et la personnalité. J'ai rempli les 5 questionnaires, sans grande surprise! A suivre!
J'attends le retour sur les questionnaires!
Bisous

Ablation du sein

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Publié par Barbara
17 mai 2010 | Permalien |
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J'ai relativisé le fait de perdre mes cheveux et l'ablation du sein par rapport à la maladie. Maintenant j'ai retrouvé mes cheveux. J'ai en ce moment une période où je ne supporte pas le sein en moins. L'entourage ne voit pas ma transformation. C'est surtout pour l'intimité de mon couple et l'image qui ne me plaît pas.

Publié par Sophie
17 mai 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : La princesse aux petits pois épisode 21

31 mars 2008
Ca fait du bien de se le réentendre dire
Le magicien me l'a confirmé. La lésion est partie. Maintenant, même s'ils préfèrent me traiter au napalm, c'est du pré-ven-tif !

Le jour où mon corps a hurlé « stop »
Ainsi commençait un témoignage paru dans un récent ELLE que je feuilletais une dernière fois avant de le mettre à la poubelle, le jour de ma sortie de l'hôpital.
Je me suis figée sur place et, dans un état second, j'ai commencé à lire :
« Ornella a la quarantaine. Malgré les épreuves de la vie (elle a été adoptée), elle avance en battante sans jamais baisser les bras. Mais un jour, son corps lui envoie une drôle de mise en garde ».
Difficile de ne pas faire le parallèle. Alors J'ai lu l'article, chose que je ne fais jamais car en général, cette rubrique ne me passionne pas.
L'histoire de cette fille était très différente de la mienne bien sûr, mais sa conclusion a raisonné étrangement en moi : « Quand Aurélien est sorti de mon ventre, quand je l'ai pris dans mes bras, je me suis demandée comment ma mère avait pu m'abandonner ».
Et moi je crois qu'inconsciemment, chaque fois que je serre Morgane dans mes bras, je me demande comment j'ai pu croire que ma mère avait un jour cessé de m'aimer.

Frédérique"

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Publié par Sophie
10 mai 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois 20
30 mars 2008
La première gorgée d'eau
J'en connais un qui a fait fortune en mettant par écrit tous les petits plaisirs de la vie, et bien voici une liste non exhaustive de ceux de mon séjour à l'hosto :
• La première gorgée d'eau que j'ai pu boire après l'opération, soit après 18 heures de jeûne total.
• L'annonce que le dernier résultat en attente (scintigraphie osseuse) était bon. En le lisant sur le papier que l'infirmière me tendait, j'en ai eu des frissons de joie.
• Les petites gâteries (tarte au citron, vrais yaourts, jus de fruits...) amenées par mes proches pour améliorer mon quotidien et que je stockais sur mon balcon.
• Entendre le cancérologue prononcer le mot « guérison ».
• La première douche avec mes petits produits à moi (et pas des litres de Bétadine).
• Un grand verre de Tropicana Sanguinello bien frais au réveil (même si j'avais un peu l'impression de boire le contenu de mes redons).
• Le délire qu'on s'est tapés avec mon frère, ma nièce, ma sœur et mon beauf au sujet des prothèses adhésives et des perspectives étonnantes que ça offrait : « Coucou chéri, devine où je l'ai mise ce soir ? »
• Le traitement VIP auquel j'ai eu droit : petite table pour mon ordi, eau chaude sur demande pour me faire des thés, entretien de mon bouquet de fleurs et l'incroyable gentillesse et douceur des infirmières.
• Revoir mes enfants et pouvoir les tenir (délicatement) dans mes bras.
• A la sortie, sentir l'air frais et la chaleur du soleil sur mes joues.

Frédérique"

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Les douleurs

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Publié par Anne
06 mai 2010 | Permalien |
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Bonjour à toutes,

Depuis quelques jours, j'ai des douleurs articulaires, musculaires. Ma dernière chimio a 8 semaines et j'ai terminé ma radiothérapie il y a une semaine. Je viens juste d'attaquer le Tamoxifène, il y a 4 jours. Le matin, quand je dois me lever, je suis raide, j'ai mal partout. Pareil dans la journée, une position prolongée et hop, je dérouille à nouveau. Je vais aller voir mon médecin traîtant, parce que je m'inquiète, j'ai peur des métastases osseuses. Et d'après ce que j'ai pu trouver sur le net, j'ai encore plus peur. Ma scinti date d'octobre, elles ont pu apparaître entre temps.
Si parmi vous certaines ont connu ou connaissent cette situation, pouvez-vous en parler ? D'avance, merci.
Bisous.
Anne

Publié par Sophie
03 mai 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : La princesse aux petits pois épisode 19

28 mars 2008
Le message de Survivor
Aujourd'hui, on me pose mon porte-à-cath. Une broutille par rapport à tout ce qu'on m'a déjà fait. Par contre, grosse surprise en voyant le nom du chirurgien qui allait m'opérer : c'est le magicien qui avait sauvé le vieux guerrier lors de la fameuse opération de la dernière chance.
Je ne suis pas spécialement croyante, mais je suis sûre d'un truc : j'ai un ange gardien, là-haut, qui veille sur moi.

Semaine gourmande
Petite sélection non exhaustive des spécialités culinaires de l'hôpital du Mans :
- tranche de gruyère caoutchouteuse et insipide au point que j'ai l'impression de manger les aliments de la panoplie de marchande de ma fille.
- brochette de dinde accompagnée de sa semoule (effet « sec sur sec ») réchauffés quatre fois au micro-ondes.
- bouillon jaune transparent à la composition indéterminée car sans goût.
- gratin dauphinois (« ah, enfin de l'onctueux » pense-t-on innocemment en voyant le menu) pulvérisé au micro-ondes et donc réduit à l'état de purée Mousline sortie direct du sachet.
- yaourts natures tellement aigres que même ma grand-mère, la sainte femme, n'en aurait pas voulu. Eh oh, les gens de la cuisine, vous ne connaissez pas les yaourts veloutés ou bulgares ? Enfin, les yaourts pas acides, quoi !
- thé Lipton-jus-de-chaussette-berk-berk.

Frédérique"

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Publié par monyclaire
30 avril 2010 | Permalien |
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Elle est rentrée de l'école et a expliqué à sa maman que sa copine n'était pas venue à la sortie organisée par la maîtresse. Elle était à l'hôpital parce qu'elle avait " des billes dans la tête. Je m'en soucie parce que je sais que c'est grave comme Titou. Elle arrive à reparler et à bouger les bras, mais elle ne sait plus marcher".
Ceci est le début de mon article écrit ce matin sur mon site, un article que j'aurais aimé ne pas écrire...Je vous invite à aller y faire un détour, pour y laisser un message de soutien...Les mots quand ils viennent du cœur, peuvent apaiser, réconforter, redonner courage. Je sais que vous saurez les trouver.
Quant à moi, je pense très fort à cette petite fille, ainsi qu'à ses parents. Je remercie des milliards de fois d'avoir été celle qui a dû combattre le cancer, l'imaginer ne serait ce qu'un instant s'attaquer à un de mes enfants est pour moi insupportable.
Mony
http://www.actu-monyclaire.com

Publié par Sophie
26 avril 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : La princesse aux petits pois épisode 18

22 mars 2008, suite et fin...

Rencontre avec le 2ème type
Où je découvre qu'on ne dit pas cancérologue mais oncologue...
Après le gynéco, place à l'oncologue.
Salle d'attente du pavillon « cancer ». Cinq autres dames, le nez plongé dans un magazine. Moi, groggy dans mon fauteuil roulant (j'étais opérée de la veille), le drain coincé entre les jambes.
L'oncologue arrive. Il est très doux, très gentil mais très lent et se fait un point d'honneur à tout reprendre depuis le début. Et c'est parti pour deux heures d'explication de texte : qu'est-ce qu'un cancer depuis le bug initial jusqu'à sa propagation. Comme si on avait besoin de ça...
La salle est surchauffée. Le soleil cogne dans les vitres. Je suis en plein dans sa trajectoire. Je me sens « partir » à plusieurs reprises.
J'émerge quand il aborde enfin la phase du traitement. Sous prétexte de « transparence », de bien nous informer, il ne nous épargne rien, nous décrit en détails chaque effet secondaire... On focalise beaucoup sur la perte de cheveux mais il n'y a pas que ça. Loin de là. C'est un peu comme quand on lit la liste des désagréments d'une grossesse. On se dit que ce n'est pas possible, qu'on ne peut décemment pas tout cumuler. Heureusement, il y a des moyens pour parer plus ou moins à ça.
Ca va durer 5 mois.

Ah non, là, madame, il faut partir !
Initialement, je devais rester sept jours à l'hôpital et voilà-t'y-pas que ces dernières 48 heures, les infirmières et les médecins se succèdent dans ma chambre pour me convaincre de partir un jour plus tôt. Eh bien, désolée, mais pas question. Je suis trop bien ici. Je suis chouchoutée, dorlotée... J'ai pris mon petit rythme. Je me suis fait un petit nid, un cocon. J'ai mon ordi, ma musique, mes magazines, mon Sudoku. Je me fais chouchouter par les infirmières (« Un petit thé ? Un petit gâteau ? »). Je n'ai rien à faire sauf me reposer et prendre soin de moi. Je peux regarder ce que je veux à la télé et surtout quand je veux. Parfois, j'ai une petite visite qui me distrait. Je suis peinarde sans être complètement isolée. Tiens, c'est peut-être une solution pour rompre ma solitude d'auteure / traductrice : louer une chambre d'hôpital à l'année et y installer mon bureau... à condition que d'ici là ils aient le Wifi et un bon cuisinier !

Coup d'accélérateur
Aux dernières nouvelles, la suite devait se mettre en place doucement : scintigraphie du cœur, pose du porte-à-cath, rendez-vous d'information avec une infirmière du service cancéro... Bref, je pensais avoir trois semaines de répit.
Et là, on m'annonce ma réhospitalisation pour jeudi midi, soit 24 heures après ma sortie, pour la pose du porte-à-cath avec la première chimio dix jours après.
Gros stress sur le coup mais maintenant que tout est organisé, j'y vois un gros avantage : si j'arrive à enchaîner les chimios toutes les trois semaines, j'en aurai fini fin juillet, pile poil quand on comptait déménager.

L'unité 42
Changement de décor et donc de bâtiment pour la pose du porte-à-cath. C'est le point névralgique de l'hôpital. Il y a donc beaucoup de monde et surtout... surtout des hommes. Le service, oh pardon, l'unité est composée d'une multitude de petites chambres réparties le long d'un long couloir joliment coloré. Visuellement, c'est très agréable, par contre, l'ambiance y est nettement moins feutrée qu'en gynéco. On se croirait dans une fourmilière. Ca grouille de partout. Par les portes grandes ouvertes, on aperçoit les malades groggy sur leur lit. Surtout, surtout des hommes qui râlent, geignent, crient... enfin comme des hommes malades, quoi.
On m'annonce que toutes les chambres individuelles sont prises. Décidément, c'est vraiment moins « cocoon » qu'en gynéco. Heureusement à 16 heures, le lit d'à côté est toujours libre.
Le cadre est résolument plus moderne que dans les autres bâtiments : tons gais et mobilier neuf aux lignes douces. Pourtant, le cœur n'y est pas. Tout est si organisé que je ne peux pas marquer mon territoire : il y a un seul placard avec un côté A et un côté B. Et moi, je suis la malade A, celle loin de la fenêtre. Même chose dans le minuscule cabinet de toilette : un crochet A et un crochet B pour le gant à côté du lavabo, un porte-serviette A et un porte-serviette B, un gobelet A et un gobelet B sur la tablette et basta... Il y a quatre douches au bout du couloir pour toute l'unité et le seul produit autorisé est... je vous laisse deviner... la Bétadine !!! Là, j'ai vraiment les boules. Heureusement que je ne reste ici que 48 heures. Par contre, le personnel est toujours aussi gentil même si ça papillonne et blablate à tout-va.
Edit : Dans la nuit, on m'a amené une voisine. Par chance, elle est douce et toute calme. Par contre, j'ai dû me taper la visite de toute la famille qui est du genre à rester plantée à compter les mouches pendant des heures. Mais, j'ai mes boules Quies (gnark, gnark). Et j'ai la maîtrise de la télécommande parce que c'est moi qui suis arrivée en premier. Na !

Frédérique"

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Retour à la vie professionnelle

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Publié par Barbara
21 avril 2010 | Permalien |
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J'ai eu un cancer du sein avec ablation en septembre 2009 suivie de 6 séances de chimio et 25 de radiothérapie (fin de traitement mi avril 2010). Je n'ai pas eu de véritables problèmes d'ongles, de brûlures ... Beaucoup de fatigue bien sûr. En ce moment, je suis en congé de longue maladie. J'aimerais connaître les expériences de retour à l'emploi avec éventuellement le passage par le mi-temps thérapeutique.

Publié par Sophie
19 avril 2010 | Permalien |
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22 mars 2008
La bague de Survivor
Dans toutes les grandes épopées mythiques, il y a un objet magique, un porte-bonheur. Une bague de préférence. Et bien moi j'ai "hérité" de celle d'un grand guerrier, mon père, qui bien que très, très malade a réussi à sortir vivant de plusieurs grandes et dures batailles.
La dernière fois, c'était un peu avant un Noël et comme il n'avait pas eu le temps de me faire un cadeau (étrange, non ?), il m'avait donné une poignée d'écus. Au lieu de les dépenser bêtement, j'ai voulu m'offrir un objet qui dure, qui me le rappelle quand il ne serait plus là, et je me suis acheté une énorme bague, type chevalière, surmontée de quinze cabochons de rubis comme autant de petites capsules contenant du poison.
Si avec ça, je ne dézingue pas les forces du mal...

Frédérique"

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Publié par Sophie
12 avril 2010 | Permalien |
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21 mars 2008
Mon haka à moi
Ca y est. Mon premier grand combat a commencé. Tout à l'heure, quand je me réveillerai, j'aurai un sein en moins. Ceux qui connaissent mon corps de rêve se disent sans doute que ce ne sera pas une "grosse" perte. Mais quand même, ça va faire bizarre. Alors, pour me donner du courage, dans la salle d'opération (et après) entonnons en choeur mon chant de guerre préféré : J'ai vu de Niagara.
Et pour ceux qui me connaissent, promis, je redanse comme la belle Muriel dans un an.

Marie-Antoinette
Les infirmières ont beau être adorables, ce n'est pas à l'abattoir qu'on a l'impression d'aller, mais à l'échafaud. Elles déboulent à trois dans la chambre en disant : « On va vous préparer ». Pendant que l'une vous rase l'aisselle, l'autre vous tend votre tenue de condamnée, oh pardon, d'opérée, en vous expliquant ce que vous avez le droit de faire et surtout, de ne pas faire : boire, prendre mon petit Lexomil chéri, décamper ventre à terre...
Puis, ce sont les troisième et quatrième douches à la Bétadine en douze heures (je vous laisse deviner l'état de ma peau !) que je savoure telle une dernière cigarette ou plutôt, dans mon cas, tel un dernier verre de vin. Et j'ai beau me contorsionner dans tous les sens, je n'arrive même pas à faire un petit bisou à mon sein pour lui dire au revoir.
Une fois de retour sur mon lit, les pieds couronnés des fameux chaussons en papier, plus le droit de bouger.
Plus qu'à attendre...
Génial.

L'effet « cloches »
Je ne sais pas si c'est l'effet des calmants ou d'un choc frontal avec une cloche mais cette nuit, au lieu d'être mortifiée à l'idée d'avoir perdu un sein, j'étais traversée par des ondes de joie.
C'était incroyable. Intense. Sans doute le fait d'avoir passé un sacré cap, d'avoir eu confirmation que les dernières analyses étaient bonnes. Bref d'être enfin sortie de la spirale des mauvaises nouvelles.
Alors quand j'ai réalisé que c'était le jour du printemps et, de surcroît, le week-end de Pâques, je suis devenue quasi hystérique.
Bref tout ça pour dire que je rentre bientôt, très fatiguée mais en forme, même si je sais que de ce côté-là, il va y avoir de sacrés bas dans les semaines qui viennent. Mais l'important, c'est que je n'ai plus peur. Et ça, vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien !

Frédérique"

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Soutien moral pour BFRANCE

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Publié par Anne
08 avril 2010 | Permalien |
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Sophie et les filles, BFRANCE ne va pas bien moralement mais elle a écrit son texte par erreur, je pense, dans la rubrique "Maillot de bains" , dans la partie FORUMS.
Aussi je vous invite à la lire et à la soutenir.
Bisous.
Anne

Publié par Sophie
08 avril 2010 | Permalien |
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Vous allez croire que je l'ai fait exprès mais pas du tout du tout du tout !
Ma copine Céline (la journaliste qui a écrit un article dans Elle à propos de Mima) recherche des témoignages pour le "Santé Mag", numéro de juillet ou août.
Son angle : la reconstruction mammaire.
Elle est donc à la recherche de femmes qui accepteraient de lui dire si elles ont opté pour la reconstruction, en simultané, ou plus tard, voire, qui ont préféré ne pas le faire.
Voila, c'est dit, c'est fait !
Maintenant, c'est à vous de témoigner si vous le désirez !

Publié par Sophie
29 mars 2010 | Permalien |
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Article écrit par Céline Dufranc.
Elle, Edition du 26 mars 2010.

Publié par Sophie
29 mars 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois épisode 15

19 mars 2008
Entre nous...
J'ai une confession à vous faire. Je ne suis pas Superwoman. Je suis totalement en vrac. Merci de m'envoyer vos ondes positives, j'en ai besoin.

Mutilée
Je ne sais pas comment je vais réagir au « choc visuel » du sein en moins. Ca fait plusieurs jours que j'essaie de me faire à l'idée, de m'imaginer avec le coussinet glissé dans le soutien-gorge en attendant la prothèse.
Bah, il y a pire : ce n'est pas un bras ou une jambe, ni le visage. Il n'y a que quand je serai torse nu que ça risque de faire drôle, mais ce n'est pas dramatique, je ne suis pas gogo danseuse.
Par contre, finis les petits dessous en dentelle délicate...

Les voix sont revenues
Matin de l'opération. En direct live de mon inconscient :
Je roule sur une piste en région toulousaine. Une grande flaque d'eau me barre la route. Je passe et coule direct car en fait de flaque, c'est une vraie piscine. J'arrive à m'extraire de la voiture et je me laisse dériver vers le bord en la tenant par la poignée d'une portière.
Je remonte sur la berge et parviens à la hisser à côté de moi en pensant « heureusement qu'il n'y avait pas les gosses, ils auraient eu peur ». Au moment de repartir, j'aperçois le doudou et la poupée de Morgane dans l'herbe. Je vais les chercher pour les lui ramener.
Je décide alors de rentrer par un autre chemin.

Frédérique"

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Mon haka à moi ".

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Publié par Sophie
23 mars 2010 | Permalien |
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Vu sur le facebook d'Ingrid

Rebelote ! Devant le succès de notre premier atelier, nous rééditons l'expérience le 12 avril de 14 h 30 à 16 h30 !!

Le principe ? Réunir, chez l'une d'entre nous, un petit groupe de femmes touchées par le cancer, et présenter tous les "trucs et astuces produits" qui peuvent nous aider à mieux vivre la maladie et lutter contre les effets secondaires des traitements. C'est un moment de douceur et de féminité, riche de jolies rencontres, en toute convivialité !
Nous parlons foulard, bonnet, turban, maquillage, produits de détente.... A toucher, à essayer, à découvrir, à faire partager, autour d'un bon café et de gourmandises. L'Atelier est gratuit et sans obligation d'achat

Pour voir comment s'était passé le premier atelier : c'est ICI

Passez le mot autour de vous !

Contactez le 04.86.18.92.05 ou contact@comptoir-de-vie.com pour réserver et connaître l'adresse exacte.

Publié par Sophie
22 mars 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois, épisodes 13 et 14 .

20 mars 2008
La fin de la malédiction ?
Je me suis déjà pris deux méga grosses baffes au point que je me demande parfois ce que j'ai pu faire dans mes vies antérieures pour mériter ça. Bref, depuis je tendais le dos en attendant la troisième. Eh bien voilà, elle est arrivée. Mais cette fois, même si c'est encore très brutal, c'est différent : ça me concerne, moi, et ça n'a pas le caractère définitif des deux autres.
En y pensant hier soir dans un demi-sommeil (c'est dans ces moments-là que mon imagination s'emballe dangereusement), j'y ai presque vu un heureux présage. Cette fois, je peux agir et qui sait, mettre un terme à cette sale série. Si à ma naissance, une méchante sorcière s'est penchée sur mon berceau pour me jeter des mauvais sorts, normalement elle n'en a jeté que trois (si l'on en croit le vieux dicton "jamais deux sans trois"). Ce qui veut dire que si je sors entière (ou presque) de cette bataille, je mettrai fin à la malédiction et je pourrai vivre en paix avec mon chéri et mes gosses jusqu'à un âge avancé... et jusqu'à ce qu'ils ne me supportent plus.

Je ne suis pas un héros...
Encore moins une héroïne.
Quelques jours avant mon hospitalisation, je me suis complètement effondrée après avoir géré une colère de Morgane et des râleries de Camille. Je les ai plantés devant leur dîner sans rien dire pour foncer m'écrouler sur mon lit. Quand, après m'avoir cherché dans toute la maison, ils m'ont retrouvée en larmes, ils ont cru que c'était de leur faute, les pauvres chéris.
Mais le pire du pire, ça a été le dernier câlin la veille de mon départ, dernier câlin qui n'en finissait pas et dont je suis ressortie les lèvres tuméfiées tellement je les avais mordues pour ne pas pleurer... et de voir la tête de Morgane s'allonger quand je lui ai expliqué que je partais à l'hôpital.
Non, le pire du pire du pire, ça a été les adieux le matin de mon départ. Quand, alors que leur père venait de les installer dans la voiture pour les emmener à l'école, j'ai réussi entre deux sanglots à aller leur faire un rapide bisou avant de retourner en courant dans la maison où j'ai fini ma course, prostrée par terre. Et où, malgré tout, j'ai trouvé la force de me relever pour aller leur faire un dernier coucou... et un dernier sourire.
Et curieusement, deux heures après, une fois à l'hôpital, j'étais complètement apaisée. Confiante.

Frédérique"

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Entre nous... ".

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Club de lecture

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Publié par traviattanne
18 mars 2010 | Permalien |
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Bonjour
Je suis une grande lectrice, j'adore lire, je suis une accro des livres et j'ai traversé sans trop de mal ma chimio grace aux livres, par contre j'ai encore plus souffert de mon operation du sein car je pouvais plus lire.
Est ce qu'on pourrait pas faire un club de lecture?
Bon le principe d'un club de lecture, c'est que chacun amène un livre ou deux et qu'on se les partage et qu'a chaque seance, chacun raconte ce qu'il a pensé d'un livre choisi parmi tous les livres partagés. Par internet, ca va etre dur.
J'aime parler des livres que j'ai aimé, j'aime ecouter les autres parler de leur livre et j'adore qu'on me conseille des livres. Chacune pourrait parler d'un livre?
On pourrait pas essayer de faire un club de lecture?
Bises
Anne

Publié par traviattanne
18 mars 2010 | Permalien |
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Voila je me suis lancée!
J'ai repris mon vieux CV, et j'ai décidé de le mettre à jour. J'ai peaufiné tout ca et je l'ai envoyé à mon equipe de coachs chez Tribu Cancer. Il est revenu avec des commentaires et j'ai longuement échangé au téléphone des informations et des idees.
Ca m'a été bien utile, mais je suis comme un élève devant sa copie a retravailler... Du boulot sur la planche pour le faire plus beau ce fameux CV!!
Bises

Publié par Sophie
15 mars 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : la princesse aux petits pois épisode 11 et 12.

16 mars 2008
Mon inconscient m'a dit...
Sans vouloir faire ombrage à notre président, je pense être moi-même un sujet d'étude passionnant pour les psys (même si c'est pour d'autres raisons). J'ai un inconscient super bavard. Une vraie pipelette. Il n'arrête pas de me causer la nuit à travers des rêves plus ou moins obscurs. Et cette semaine, juste avant d'avoir les résultats de mon opération, il m'en a balancé deux magnifiques.
1er rêve : La scène se passe chez moi, là où j'ai vécu entre 0 et 20 ans. Je suis sur le palier ouvrant sur le couloir qui mène aux chambres. Mon chéri et Camille sont à mes côtés. Quelqu'un frappe à la porte derrière nous, la porte qui donne sur l'escalier montant du rez-de-chaussée. J'ouvre. Personne mais un grand vent s'engouffre sur le palier. Je referme la porte tant bien que mal. Je m'avance dans le couloir, mon chéri et Camille derrière moi. Je me retourne. Ils ne sont plus là. Je ne suis pas surprise. Je m'y attendais. Je sais qu'il faut que j'y aille seule mais que j'en reviendrai.
2ème rêve : retour au lycée, en Terminale scientifique avec la sombre perspective de devoir repasser l'épreuve de maths alors que ça fait trois ans que j'ai complètement décroché. Bonne surprise : mon prof est celui de Seconde, un prof qui malgré mon faible niveau m'a toujours soutenue. Je lui confie mes doutes. Il me confirme que je suis loin d'avoir été sa meilleure élève, mais m'explique, preuve à l'appui, que j'ai ma façon à moi de résoudre les problèmes, pas de façon brillante, certes, mais que je peux y arriver.
Voilà, tout ça pour dire que si mon optimisme en a pris un coup, je garde espoir. Je sais que je vais en baver (la référence à mon année de Terminale est terrible) mais que l'issue sera heureuse et que dans un an, je me prélasserai au bord de ma piscine, une coupe de champagne coincée entre mes (énormes) seins.

Le tunnel
Les jours passent sans que je sois capable de faire la différence. Je suis dans le brouillard total. Effet des médocs ? Mode de défense ?
Je n'arrive à fixer mon attention sur rien de ce qui me passionnait avant (actu, bouquins, séries...).
Je n'arrive qu'à faire des Sudoku et à m'occuper des enfants.

Frédérique".

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : " La fin de la malédiction? ".

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TOURNANT DANS MA VIE

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Publié par Barbara
14 mars 2010 | Permalien |
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Bonjour,

Cette semaine, ma mère de 85 ans est décédée. Malgré son pessimisme ambiant, des relations pas toujours évidentes, son manque de tact et ses gaffes verbales, je l'aimais car elle a été courageuse pour élever ses nombreux enfants, apporter ce qu'elle pouvait (surtout au point de vue matériel et débrouillardise) avec ce qu'elle avait reçu de par son éducation et ses moyens très modestes. Je suis soulagée qu'elle soit partie (elle était en partie Azheimer) car elle était vraiment "usée". On ne pouvait pas cerner dans quel monde elle était : nous reconnaissait-elle, était-elle consciente de son état, nous faisait-elle la tête ou était-ce la maladie ? Cette situation était difficile pour moi. Qu'elle soit en paix.

Happy!!

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Publié par traviattanne
11 mars 2010 | Permalien |
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Bonjour a toutes

Aujourd'hui je suis HAPPY !

Apres deux ans de malheur, à pleurer sur mon pauvre sort de femme abandonnée par son mari pour sa meilleure amie, si si c'est vrai!
avec deux enfants en bas âge,
Apres avoir perdu mon boulot, ma meilleure amie était mon associée, je lui ai laissé la boite avec le mari, si si c'est vrai!
Apres avoir perdu ma maison, car ils sont restés dedans, et mon pays car j'habitais bien loin d'ci, si si c'est vrai!
de femme cancereuse
de maman débordée par la maladie et le statut de mère célib'
et bien aujourd'hui apres une séance d'herceptine et une infiltration, je suis HAPPY!!

Printemps?

Ou juste parce que la vie reprend le dessus un jour et que même si on n'est pas completement guerie, même si l'epaule coince pas mal, même si la vie est loin d'être parfaite, les filles, ca va MIEUX...

Voila je voulais partager cela avec vous
Bisous

8 mars, journée de la femme

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Publié par Sophie
08 mars 2010 | Permalien |
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Nous sommes le 8 mars, journée de la femme.
A cette occasion, je viens aujourd'hui porter à votre connaissance le message de Mima.
Je ne sais pas si vous êtes allées lire notre forum ces derniers temps mais Mima y a laissé un message vendredi denier nous disant qu'elle allait se retrouver SDF et qu'elle avait entamé une grève de la faim.
Certaines d'entre vous lui avez dores et déjà donné de bons conseils.
Si d'autres personnes qui n'avaient pas eu connaissance de son récit pouvaient l'entourer, cela serait formidable.
A lire également, l'article qui lui a été consacré dans la "Nouvelle République" rédigé par Olivier Brosset.
Merci d'aider Mima et je vous embrasse toutes.

Publié par Sophie
08 mars 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : le 9 ème et le 10 ème épisode de la princesse aux petits.

14 mars 2008
Invoquons St Barry
Aujourd'hui, ça risque encore d'être dur pour les nerfs. Alors, chaque fois qu'on sentira l'angoisse monter, je vous propose de faire La danse de Barry White, immortalisée par Ally Mc Beal et ses collègues, moi à l'hosto au moment du verdict et vous, chez vous, au bureau ou même dans les toilettes !

15 mars 2008
Le fruit avarié
Moi qui suis une incurable optimiste, j'ai compris il y a quelques jours que j'avais atteint mes limites car, contrairement à mon entourage qui espérait un traitement light, je ne m'attendais pas à une bonne nouvelle (malgré vos nombreuses incantations à St Barry - à ce sujet, un grand merci !!!). Et ce fut le cas.
Après être arrivé clopin-clopant pour cause d'orteil cassé, le chirurgien nous a annoncé que mon sein était une véritable pépinière de cellules cancéreuses. Il faut donc tout virer par précaution : le sein et les ganglions, même s'ils sont sains. Retour sur le billard vendredi. Après, j'ai droit au forfait DeeLuxe : six séances de chimio + six semaines de radio + cinq ans de médocs. Bref, j'en prends pour un bail dont six mois lourds.
On était cloués sur nos sièges encaissant coup après coup. Et c'est là que mon chéri, le triple champion du monde de l'humour noir, de la diversion et de l'autodérision, nous a fait son grand show. Il a blanchi, verdi, s'est raidi et s'est évanoui obligeant le chirurgien à se lever d'un bond pour l'allonger par terre en s'écrabouillant son orteil cassé dans l'action (REVENGE !!!!). Ce n'était qu'un malaise vagal et quelques secondes plus tard, il avait repris connaissance. Mais c'est comme ça qu'on s'est retrouvés tous les trois, assis par terre, en train de rigoler comme des bossus. En de pareilles circonstances, il fallait quand même le faire.
S'il y a un truc qui nous sauvera, c'est notre capacité à ricaner bêtement de tout.

Soyons fous
Et au milieu de tout ça, on va acheter la maison qu'on a vue il y a quelques semaines et que je suis retournée voir avant le début du grand bazar... Après les négociations d'usage, on s'est finalement mis d'accord sur un prix. Si tout se passe bien, on devrait signer fin juin juste avant la 5ème chimio !

Frédérique".

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : " Mon inconscient m'a dit...".

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Publié par traviattanne
05 mars 2010 | Permalien |
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Avez vous lu dans le dernier ELLE, l'article consacré a DSS? Je suis pas fan du bonhomme, ses principes sont un peu ceux de tous les nutritionnistes, mais il a dit une chose cruciale : pour ne pas recidiver d'un cancer, il faut avoir des copines.

C'est pas joli ca? Il dit que le mari ne compte pas (enfin en gros qu'on en ait un ou pas ne change pas les stats de la récidive, ouf, j'en ai pas!!) mais les copines oui. Cela augmente les chances de guérison, les copines. Enfin tout cela d'apres une étude scientifique, si si!!

J'ai adoré ca, moi qui suis une fan des copines!! Celles qui sont venues à la chimio, celles qui ont fait des courses pour moi, celles du café du matin, les copines qui ont un cancer, les copines à l'autre bout du monde qui envoient des mails super gentils, les copines qui passent pour dire bonjour, les copines qui font des anniversaires surprises, celles des sites web, les copines qui sont toujours la... Merci les copines

Publié par traviattanne
03 mars 2010 | Permalien |
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Bonjour
Je m'appelle Anne, j'ai 41 ans, un cancer du sein finissant, puisque je suis en cours de reconstruction, encore sous herceptine jusqu'en sept 2010. J'ai été diagnostiquée en dec 2008. J'ai deux enfants de 6 ans, deux adorables jumelles. Bon ça suffit de parler de moi!
Je vais essayer de vous expliquer mon cheminement.
Mon traitement s'arrete donc en sept ou oct 2010, et je souhaite retrouver du travail.
Je me suis donc tourner vers Tribu Cancer, qui initie un programme de coaching pour les personnes atteintes du cancer qui souhaite être aidés à retourner dans la vie active. Voila c'est mon cas, je souhaite retrouver une vie apres le cancer, avec un boulot qui me plait, et zut alors j'ai un trou dans mon CV, perdu quelques relations, et je suis un peu faible, ca vous rappelle quelqu'un!??
Bref, j'ai besoin d'aide!
Tribu cancer peut vous aider: son president, un chef d'entreprise qui a été touché par la maladie, un cancérologue d'un grand hopital parisien, un ou deux coachs professionnels, forment une equipe de coachs qui vont aider les gens comme vous ou moi a retrouver du boulot.
A suivre???
Bises

Publié par Sophie
01 mars 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : le 7 ème et 8 ème épisode de la princesse aux petits pois.

12 mars 2008
C'est chaud bouillant à l'hosto
Et je ne parle pas de la température de la chambre !!!
D'abord, il y a eu les yeux vert émeraude de l'anesthésiste qui, penché au-dessus de moi, m'a dit : "Pensez à quelque chose d'agréable" en m'endormant. Hum ? Zzzzzzzzzzzzzzzz...
Et puis, il y a eu la nuit suivante où toutes les deux heures, une gentille dame venait me peloter délicatement le sein. Hum ? Zzzzzzzzzzzzz...
Rectificatif : ça aurait pu être chaud bouillant à l'hosto.

13 mars 2008
Produits anti-stress
J-1 avant l'annonce des résultats (en principe). Et croyez-moi, c'est un peu plus stressant que les résultats du bac. On a chacun notre produit miracle pour tenir le coup.
Donc, dans la famille Groflip, la mère tourne au Lexomil, le père à l'Ignatia Amara et le fils aux pastilles Rescue des Fleurs de Bach.
Il n'y a que la fille qui résiste en tétant comme une folle son doudou. Ah, on est beaux !!!

Nikita
La fille, justement, parlons-en. Un petit bout de minette de 2 ans et demi. Tout en tendresse et en rigolade. Son grand truc depuis que je suis revenue de l'hôpital ? Voir ma cicatrice. « Maman, je peux voir ton bobo ? » « Si tu veux... » « Youpi !».
Dois-je m'en réjouir ou paniquer ?"

Frédérique.

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : " Invoquons St Barry".

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Discussion avec Anne

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Publié par Sophie
25 février 2010 | Permalien |
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Bonsoir à toutes,
J'ai parlé cet après-midi à Anne, une femme extra à qui je laisse le soin de se présenter dans un prochain article.
A l'issue de notre discussion, je lui ai proposé de créer une nouvelle catégorie dans "Aide et soutien" consacrée au travail.
Et voici, c'est chose faîte Anne.
Bienvenue à toi et hâte de te lire :-)

Publié par Sophie
24 février 2010 | Permalien |
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Que je n'ai pas réussi à insérer dans la note précédente...
Ok, je suis nulle ;-)

Publié par Sophie
24 février 2010 | Permalien |
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Les filles,
Voici le magnifique article consacré à Mony.
Ce qui est superbe dans ce témoignage, c'est qu'on reconnaît bien notre Mony qui en plus a eu la gentillesse suprême de parler de nous.
Merci mille fois Mony, tu es plus qu'adorable.
Gros bisous à toutes.

Publié par monyclaire
22 février 2010 | Permalien |
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Je vous en ai parlé il y a quelque temps. Un journaliste du magasine Nous Deux a accepté de publier ma "vision de mon histoire". Ce magasine parait demain mardi n° 3269.
Je sais, les filles, ce n'est sans doute pas votre magasine préféré ( c'est celui de ma chère maman ), mais le journaliste a bien retranscrit mes propos. En fait, il a surtout mis des extraits de mon livre et je trouve qu'il a bien respecté le message que je voulais faire passer : ESPOIR
Alors, si cela vous intéresse , achetez Nous Deux, moi, je n'ai pas d'actions en bourse pour ce magazine...
Bisous ensoleillés
Mony

Publié par Sophie
21 février 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : le 5 ème et 6 ème épisode de la princesse aux petits pois.

10 mars 2008
Fashion week à l'hôpital du Mans
J'ai profité de mon petit séjour là-bas, pour noter les grandes tendances de leur collection printemps / été 2008.
• La blouse à fleurs. Ca fait 10 ans que je résiste, mais là, c'est la pièce incontournable du moment. Heureusement, elle n'est pas en nylon mais en petit coton gratté avec imprimé liberty bleu et pressions à l'arrière, ce qui évite de se balader le popotin à l'air comme avec les blouses des maternités.
• Culotte en voile de tissu sans avant ni arrière (et dieu sait si j'ai cherché) avec un splendide effet bouffant « Renaissance ».
• Chaussons en papier trop grands, glissés dans les ballerines sur lesquelles ils débordent élégamment.
Un bon look ne serait rien sans le bon maquillage et la bonne attitude :
• Le maquillage : teint nude légèrement bleuté suite au produit injecté la veille pour la scintigraphie, avec cernes dues à une mauvaise nuit et les cheveux plats et desséchés par une demie bouteille de Bétadine.
• L'attitude : tremblements incontrôlables malgré les calmants, surtout au niveau des jambes. Le top, c'est d'arriver aussi à claquer des dents.
On parie qu'on verra bientôt ça chez un créateur belge ?

Le supplice chinois
Mon grand problème, c'est que je ne me sens pas malade. Donc, quand j'ai la tête occupée, ça va plutôt bien. J'ai pas mal supporté la série d'examens. Il faut dire que les gens à l'hosto sont d'une gentillesse et d'une compassion sidérantes quand on connaît leurs conditions de travail (et grâce à mon stage d'immersion, je commence à être au point).
Mais parfois, j'ai de véritables électrochocs qui me rappellent la dure réalité : le coup de fil de ma gynéco la veille de l'opération pour m'encourager. C'est si grave que ça ? Un énorme bouquet de fleurs reçu le même jour. C'est si grave que ça ?? Les messages de soutien, la peur dans le regard des gens. Punaise, c'est si grave que ça ?????????
J'ai déjà connu des moments durs, très durs même, mais les choses étaient fixées dès le départ et il ne restait plus qu'à les gérer. Là, c'est le flou total. Avec des moments de calme (presque zen) quand je me rappelle les paroles du gynéco (« excusez-moi de vous dire ça mais c'est affreusement banal ») et des moments de panique totale : que va-t-on m'annoncer dans dix jours ? Que va-t-il se passer ensuite ? Et si ça dégénérait grave ?
Dieu que j'aimerais me réveiller, sortir de ce cauchemar. Je ne demande quand même pas grand-chose : juste être heureuse et peinarde avec mon chéri et mes loulous. C'est quand même pas compliqué !
J'ai eu ma dose d'emmerds. Je passe mon tour. Au suivant
Frédérique".

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : " C'est chaud bouillant à l'hosto".

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Meghan s'en est allée...

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Publié par Sophie
15 février 2010 | Permalien |
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Il y a la neutralité bienveillante, celle qui fait que jamais je ne vous parle de moi, (ou alors très peu) et puis il y a aujourd'hui...
La semaine passée, Meghan s'en est allée...
Comment suis-je liée à cette jeune adolescente d'une quinzaine d'années?
C'est simple, ma maman a refait sa vie, et cette petite est la nièce du gendre de mon beau-père?
Bon, je sais, ce n'est pas très clair mais en quelque sorte, Meghan est un membre de ma famille.
Elle s'est éteinte la semaine passée... Le cancer est passé par là.
Elle laisse derrière elle une famille éplorée, des amis inconsolables et un grand point d'interrogation.
Comment la vie peut-elle donc se briser ainsi ?
J'ai été touchée, j'ai pleuré dans mon coin et comme d'habitude, je ne vous ai rien dit.
Et puis ce matin, au détour d'une conversation, Charlotte m"apprend que sa fille est dans tous ses états car son amie a perdu une amie très chère la semaine dernière.
Vous l'aurez compris, la fille de Charlotte parlait de Meghan.
Le monde est finalement si petit...
Puis ce fut à mon tour de dire à Charlotte combien le départ de Meghan pouvait m'affecter.
Ensemble, nous en avons parlé, et nous avons été sur Facebook car des groupes en souvenir de cette belle jeune fille ont été crée.
L'un a retenu en particulier mon attention.
C'est celui de Marine, sa cousine...Marine, la petite fille de mon beau-père, la fille d'Eloïse et de Stéphane que j'aime beaucoup sans leur avoir jamais vraiment dit.
Autour de Marine et pour honorer la mémoire de Meghan, 2047 membres se sont déjà regroupés.
Proches, moins proches, touchés obligatoirement...Tous solidaires.
Comme pour accompagner l'âme de ce petit ange parti trop vite vers le ciel.
Avec Charlotte, nous nous sommes dits qu'Internet avait ceci de magique de pouvoir réunir des milliers de gens, sensible à une même histoire.
Cette histoire là se nomme Cancer et ici, nous en parlons chaque jour.
Je n'ai pas coutume de vous le demander, mais s'il vous plaît ayez aujourd'hui une pensée pour Meghan et sa famille.
Et par la même occasion, souvenons-nous qu'aujourd'hui aussi c'est la journée mondiale contre les cancers de l'enfant.
Je sais, vous vous direz peut-être que mon propos est déplacé puisqu'il ne traite pas directement du cancer du sein ni ne parle de féminité...Et pourtant Meghan était déjà un sacré bout de femme, ça c'est à n'en point douter.
Je vous embrasse tous et merci particulièrement à Charlotte d'avoir ainsi conversé avec moi ce matin, autrement que sur des sujets cuisine, amour, gloire et lutte contre le cancer.
Avec tout mon coeur.

Sur Facebook : ICI et LA



Publié par Sophie
15 février 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : le quatrième épisode de "La princesse aux petits pois".

08 mars 2008
I'm back, les loulous

Normalement, ce soir, je pourrai vous faire un gros câlin dans votre lit et vous chanter votre chanson préférée : Une chanson douce.
D'accord, Morgane, tu pourras me mettre la main sur la bouche pour m'empêcher de chanter si ça te fait toujours autant rigoler. Et, oui, Camille, je penserai à changer les paroles pour que tu ne sois pas "la petite biche", mais le "chevalier".
Je vous aime. A tout à l'heure.

09 mars 2008
On porte tous ça ensemble

C'est ce que m'a dit ma gynéco quand je l'ai appelée le lendemain de l'opération pour lui dire comment ça s'était passé.
Ca m'a fait penser à tous ces messages, mails, SMS, coups de fil échangés ces derniers jours pour m'encourager ou prendre de mes nouvelles.
Tous ces témoignages de sympathie m'ont été droit au coeur et je voulais vous en remercier : mes frères et soeur, les copines d'enfance ou d'adolescence, les cousins / cousines, les copains / copines du net, les Manceaux, les Orléanais, les Bretons, les Loir et Cheriens, les Toulousains, les Parisiens, les Giffois, les Isséens, les Gordoniens, les Télétotatiennes, la Corrézienne, la Marseillaise, l'Anglaise, l'Australienne, en espérant n'oublier personne (punaise, j'ai l'impression d'être aux Oscars). Pardon de le faire de façon anonyme sur ce blog, mais si je devais remercier tout le monde individuellement, j'en aurais pour la semaine et franchement, je voudrais profiter de ces quelques jours de répit pour me changer les idées.
Finie la séquence émotion, passons aux choses sérieuses : les nouvelles. Il y en a une potentiellement très bonne et une grosse incertitude.
Commençons par la bonne : apparemment mes ganglions sont sains, ce qui voudrait dire que la méchante bête n'est pas partie voir ailleurs. A confirmer avec les résultats d'analyse. Ca veut aussi dire qu'on ne m'a pas "curé" tout le dessous de bras, c'est-à-dire enlevé tous les ganglions, ce qui m'évitera d'avoir un bras gros comme un poteau.
La grosse incertitude, c'est que Vincent, Paul et François avaient visiblement des projets d'extension (= zone bizarre partie en analyse), ce qui signifie que mon sein n'est pas encore sauvé. Mais, franchement, je préfère ça dix mille fois que de savoir que j'ai des métastases partout. Et je me console en pensant qu'à la reconstruction, je demanderai au toubib de m'injecter mon gras des genoux dans les seins. Résultat, je gagnerai deux bonnets et une liposuccion gratuite des genoux !
Suite du programme :
• Vendredi prochain : radio des poumons et échographie du foie (j'arrête le Tariquet immédiatement !!!).
• Lundi suivant : scintigraphie osseuse. Le mot est barbare, mais en fait, c'est assez fun : on vous transforme en Schtroumf radioactif avec un produit bleu et on vous met dans une sorte de grande machine à gaufres pendant quelques minutes (sauf qu'on n'en sort pas doré à point et couvert de petits carrés)
Et après tout ça, normalement je saurai où je vais.

Frédérique.

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Fashion week à l'hôpital du Mans...".

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Appel à témoignage

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Publié par monyclaire
11 février 2010 | Permalien |
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Pour toutes les Cerize, jeunes femmes qui ont terminé leur traitement mais qui ne font que commencer leur vie de femme.
Que cherchons-nous en venant ici ?
Pour certaines ce sera du réconfort, pour d'autres des informations sur un sujet bien précis, pour d'autres encore juste un petit peu d'air frais et chaleureux pour souffler.
Pour que cet endroit réponde au mieux aux aspirations de chacun (e), il me semble nécessaire que chacun(e) y apporte sa petite contribution.
En ce moment, j'ai envie de faire un appel aux anciennes combattantes, pas celles qui, comme moi, ont rencontré le cancer à 40 ans et plus. Celles qui avaient tout juste commencé leur vie de femmes, pas encore eu le temps de rencontrer leur compagnon, encore moins celui de faire un enfant.
J'aimerais bien qu'elles prennent le temps de venir écrire un petit mot ici, nous raconter leur vie « après », comment elles vivent cet après, ce qui leur est possible, ce qu'elles ont regagné sur leur corps. C'est important, pour Cerize et toutes les autres. Elles qui ont terminé leur traitement mais vivent si mal dans ce corps qu'elles ne reconnaissent pas. Elles sont si inquiètes, parfois si pessimistes par rapport à leur vie future...
Pour moi, témoigner est un quasi devoir, parce que cela peut aider tout simplement...
Je suis sûre que dans notre grande famille, il y en a qui correspondent à ce critère de recherche : Jeunes et anciennes combattantes ?
Bisous ensoleillés
Mony

Messages pour ceux que l'on aime

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Publié par monyclaire
10 février 2010 | Permalien |
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Il n'y a pas de jours particuliers pour exprimer nos sentiments, voici un petit espace pour celles qui veulent en profiter... Je suis sûre que l'on peut réunir de beaux messages d'amour et d'amitié. A vos claviers.

Pour ma part, voici un texte que j'ai écrit pour la saint Valentin 2004.

Le copilote de ta vie

Hier... Nous nous sommes rencontrés, aimés, la vie était si belle.
Nos trois garçons sont venus sceller la force de notre amour.
Puis, tu as connu le chômage, et nous nous sommes encore rapprochés davantage.
J'ai rencontré le cancer, et tu m'as portée à bout de bras avec ta force et ton amour.
Lorsque j'ai plongé dans les tourbillons d'un deuil insupportable, tu m'as offert le petit creux de ton épaule.
Tu as toujours été là, pour m'aider à rester debout.
Les douleurs passées sont là pour nous rendre plus forts.
Je ne retiens que le bonheur partagé durant ces longues années.
Ta Nini qui souhaite continuer à être le copilote de ta vie.

Publié par Sophie
07 février 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : le troisième épisode de "La princesse aux petits pois".

Body art
"On ne le croirait pas comme ça, mais l'hôpital du Mans est à la pointe de ce qui se fait en matière de déco corporelle.
Avant l'opération, j'ai eu droit à ce qu'on appelle un « repérage sous échographie » pour délimiter la zone à enlever. La méthode est assez barbare donc âmes sensibles s'abstenir...
Un « repérage sous écho » consiste à vous planter une série de fils d'acier dans le sein à l'aide d'une aiguille (sous anesthésie locale quand même, on n'est pas au Far West) ou plutôt à les enfoncer à coups de burin quand on a les seins fermes comme moi. Résultat, l'aiguille était tellement bien fichée dans la chair, que l'échographiste a eu le plus grand mal à la récupérer (entre nous, vive l'anesthésie...). Comme je n'avais pas d'appareil photo sur moi (désolée), je vais me contenter de vous décrire le résultat : un joli mélange « poupée vaudou » pour les fils métalliques qui jaillissaient de mon sein et « maori » pour les grandes marques au feutre noir. Trop beau".

Frédérique.

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "I'm back, les loulous..".

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Publié par Sophie
31 janvier 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : le second épisode de la princesse aux petits pois.

04 mars 2008
Ben voilà...
Je suis prête à confier mon corps à la science. De toute façon, ai-je le choix ?
Les enfants sont casés pour 24 heures (et croyez-moi c'est beaucoup plus facile de les quitter quand on part faire la java avec ses copines que pour se faire opérer d'un cancer) le temps que leur papa les prenne en charge.
Je vais faire ma petite valise :
• homewear, confortable mais joli, pour ne pas avoir l'air encore plus mal que je ne le suis et ne pas faire peur au toubib (il ne manquerait plus qu'il me rate !)
• ballerines (car les slaps de piscine ne passeront pas par moi)
• maquillage pour ne pas avoir une trop sale tronche
• sachets de thé, car il n'y a rien de plus infâme que le Lipton Yellow
• boules Quies et cache-noeunoeuil pour bien dormir
• 1 gros oreiller car ceux de l'hôpital sont pourris (et ça me sert de doudou)
• 1 carnet pour noter tout ce qui me passe dans la tête (et il y en a !)
• mes bibles : le Elle et le Canard
• une trad à relire pour m'occuper l'esprit si j'ai la tête claire
• de la Badoit car j'ai horreur de l'eau plate
Bon, en fait de valise, ce sera plutôt un semi-remorque.
Il faut aussi que je pense à ôter, dixit les infirmières :
• mon vernis (pour une fois que j'en mets)
• mes prothèses (!?)
• mes bijoux (non, pas mon alliance !!!)
• mon dentier
• ma perruque (ah non, je n'en ai pas encore. Ah, ah, ah !!!)
Sinon, je dois vous avouer que je ne suis pas d'humeur super causante aujourd'hui, alors ne vous vexez pas si je ne réponds pas au téléphone.
A bientôt !"

Frédérique.

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Body art...".

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Publié par monyclaire
27 janvier 2010 | Permalien |
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Comme beaucoup ici, en traversant la tourmente, j'ai dû supporter des regards terribles où je lisais ma condamnation.
J'ai écouté de braves gens, venus soi-disant pour me remonter le moral, et qui m'anéantissaient de leurs phrases assassines, ce que j'appelais " Mes petites phrases qui tuent". J'ai entendu leurs : "T'inquiètes pas, ce n'est rien, cela se soigne bien maintenant", ou leurs :" Il faut que tu sois forte, on en meurt encore très souvent..." Excès d'optimisme ou de résignation, les 2 me faisaient souffrir.
J'ai subi les regards qui fuient, l'indifférence, la pitié, la peur, l'incompréhension...
J'ai appris à gérer tout cela, certes, mais que me reste-t-il de cette expérience ? Ai-je au moins appris, moi, à toujours bien réagir, à savoir quoi dire et comment ?
Non, non et encore non. Au contraire, les doutes se font plus nombreux au fil du temps qui passe. Pendant le traitement et après, nous sommes sur un chemin parallèle, un espace temps où les émotions sont exacerbées. Le souvenir de ce passage me force à ne jamais oublier que seuls les mots et gestes qui viennent du cœur peuvent être bien perçus et...acceptés.
Je m'efforce de toujours en tenir compte.
Bisous ensoleillés
Mony

Publié par charlotte94
26 janvier 2010 | Permalien |
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Je m'en vais vous conter l'histoire qui je le crois est arrivée à point nomé pour me faire sortir la tête de l'eau (ou du cancer)...

Once upon a day....

Treize ans. Jeune fille pas très épanouie, avec un physique un peu ingrat, aussi mal dans sa peau qu'on peut l'être à cet âge. Je croise à cette période un des plus beau garçon de ma ville. J'en tombe immédiatement amoureuse. Eperdument amoureuse. Tous les clichés y étaient.. Il était le plus beau, je n'aimerais jamais que lui, c'était l'homme de ma vie.... Vous voyez, rien ne manque...

Ce garçon, mon premier flirt, traversait une période très difficile et pourtant à cette période il n'en laissait rien paraître. Il avait 14 ans et venait tragiquement de perdre son frère ainé d'un an.
L'histoire n'a pas tournée comme l'aurait souhaité mon imaginaire.
Je l'ai aimé comme on peut aimer à cet âge durant deux longues années... La vie a ensuite fait son chemin et je m'en suis allée sur d'autres sentiers. Finalement la route principale était toujours la et je me rends compte aujourd'hui que j'ai toujours tout fait pour m'en rapprocher. Comment ? Vous le comprendrez un peu plus tard.

Il y a quelques temps (quelques années même) je suis allée sur un site communautaire destiné à retrouver ces vieux copains perdus de vue. Et bien sur, vous imaginez bien que je suis allée immédiatement explorer le site et y afficher son nom. Il était la, 33 années plus tard, très différent, mais toujours le même ... Vous voyez ce que je veux dire....

Je n'ai pas osé à ce moment le contacter. Je me disais... Il ne se souviendra pas de moi. Nos sentiments l'un envers l'autre étaient très différents. J'ai donc laissé passer les années sans jamais faire la moindre démarche me contentant parfois d'aller regarder ses photo.

Et puis, et puis 37 ans plus tard.... Le hasard parfois ne peut vous éviter. Je le vois dans un magasin. Je n'ose toujours pas aller lui demander s'il s'agit bien de lui. Ma fille me propose de le faire, mais je n'ose toujours pas. Si ce n'était pas lui ? S'il ne se souvenait pas de moi ? Toujours ces mêmes questions....
Et puis, et puis rien.... Un mois passe. Je vais de plus en plus regarder sa photo. C'était bien lui ce jour la .... Je fais quoi ? Je fais.
Je lui adresse un mail courtois ou je lui dit qu'il me semblait l'avoir reconnu mais que sans doute il ne se souvenait pas de moi.
Dans les heures suivantes la réponse était nette. Il se souvenait très bien de moi et considérait que j'étais un amour de jeunesse.
Et puis...

Publié par Sophie
25 janvier 2010 | Permalien |
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Précédemment sur Parle avec Elles : le premier épisode de la princesse aux petits pois.

03 mars 2008

You're talking to me ? YOU'RE TALKING TO ME ???
"

Cher cancer,
Tu te demandes certainement ce que je fais, hein ? Pourquoi je ne parle pas de toi à longueur de blog ? Ca t'agace, hein ? J'avais pourtant l'air d'une proie idéale pour faire pleurer dans les chaumières : gentille, conciliante, heureuse en travail et en amour, de chouettes gosses, une flopée de gentils frères et soeur, une belle bande d'amis de tous âges...
Eh bien figure-toi qu'à force de traduire des documentaires animaliers et de regarder des films noirs, j'ai appris un truc : quand on t'attaque, tu cognes... et plus fort. Alors voilà, ce n'est pas parce que tu es en train de me grignoter un sein que tout va s'arrêter. Je ne dis pas que je ne suis pas morte de trouille, ça non. Mais il ne faut pas me chercher au risque de me voir me transformer en psychopathe tel un Joe Pesci ou un Viggo Mortensen bien énervés.
Pour le moment, j'ai contre-attaqué soft en faisant un aller et retour express ce week-end à Toulouse pour voir la gagnante de notre grand concours "la maison idéale pour les Corre Montagu, leur chat, leurs proches et leurs amis" et lancer au plus vite la négociation, c'est-à-dire avant l'opération (et surtout avant les résultats).
Na ! Pan, dans les dents. Si tu crois que tu vas nous faire fléchir, tu vas au devant de grandes désillusions. Alors, un conseil, laisse tomber. Oublie moi".

Frédérique.

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Ben voila..".

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Super Nanny s'en est allée

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Publié par Sophie
21 janvier 2010 | Permalien |
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Et je pense que cela en a attristé plus d'une.
Dès que je l'ai appris, j'ai appelé Charlotte ( qui a une meilleure vois, je le dis en passant) et nous nous sommes dit "47 ans...waoooo..."
Puis plus un son de part et d'autre du combiné.
Ma phrase du jour est donc Carpe Diem.
Gros bisous

Des nouvelles de Charlotte ?

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Publié par monyclaire
18 janvier 2010 | Permalien |
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En regardant vers le coin des "plus actives" que vois-je ? J'ai été propulsée en seconde place devant notre Charlotte ! Petit moment de réflexion et, oui, peut être qu'elle se fait moins présente ces derniers temps. Comme je suis une positive inconditionnelle, j'en déduit qu'elle est très occupée parce que tout va bien pour elle. Alors Charlotte profite bien de ce début d'année mais ne nous oublies pas tout de même complètement !
Dans un de ses derniers commentaires, Charlotte parlait des défis qu'on pourrait se lancer en début d'année. Je trouve cette idée excellente.
Pour moi :
- a) redevenir maître de mon corps et gagner la guerre contre la prise de poids.
- b) réussir ce périple que nous avons JC et moi programmé pour la mi-mai, et, ce, sans trop demander son avis à mon pied gauche qui persiste à entretenir une inflammation à l'orteil opéré. ( Nous partirons de chez nous, en suivant le canal jusqu'à Brest puis le cap Finistère et retour par le chemin de Compostelle qui part de cette pointe ). Environ 35 jours de marche dans notre jolie Bretagne.
- c) gagner de plus en plus de lecteurs. J'aurais aimé dire que mon livre " En attendant les coquelicots" remporte un certain succès. Pour l'instant, il est surtout acheté par des associations ou des proches de malades, ce qui me comble tout de même. Mais, là où est la magie de l'écriture, on n'obtient pas forcément ce à quoi on s'attendait. Un jour de douleur ( l'époque où mon épaule me faisait endurer une terrible souffrance ), j'avais écrit, en 2 après midi, une histoire tendre pour enfant, presque un conte. Une récréation pour moi. Et là, surprise, l'histoire de ce petit Justin fait l'unanimité...
- d) peut être essayer d'être moins bavarde... Mais là, c'est beaucoup me demander !
Bisous ensoleillés à tous et à toutes

Publié par Sophie
18 janvier 2010 | Permalien |
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Frédérique est pudique et ne sait pas trop comment parler de ces choses-là.
Alors plutôt que de dire, elle a choisi d'écrire et elle se débrouille fichtrement bien.
Elle en a m^me fait un manuscrit qu'elle gardait de côté et qu'elle a finalement bien voulu partager avec nous.
Frédérique, nous te remercions très sincèrement de ta très grande confiance et voici donc le premier épisode de "la princesse aux petits pois".
Et comme il n'y a pas qu'un seul chapitre à cette année menée par le bout des mots (des maux), je vous offrirai chaque lundi, comme un feuilleton un épisode de la saga de Frédérique.
Je vous souhaite une très belle lecture et venez tous et toutes nous laisser un commentaire si l'envie vous vient.

"La princesse aux petits pois : Episode 1

Février 2008

J'ai 43 ans, deux jeunes enfants (deux ans et demi et huit ans et demi), une vie amoureuse stable et heureuse, un boulot que j'adore, un blog qui commence à bien marcher, un projet de déménagement au soleil dans les tuyaux... Bref, tout pour être heureuse. Jusqu'au jour où...

En me mettant de la crème ce matin-là, j'ai senti trois petites boules à la périphérie de mon sein droit. Trois minuscules boules alignées qui roulaient sous les doigts. Je me crème tous les jours car j'ai la peau très sèche, et c'est la première fois que je remarquais ça. Aussitôt, une sirène d'alarme s'est déclenchée dans ma tête, comme si je m'y attendais depuis toujours, comme si je savais déjà.

Voici le récit (tiré de mon blog et de mes carnets persos) de cette année très particulière, année durant laquelle j'ai été au centre de toutes les attentions... comme une princesse !

25 février 2008
La catégorie que j'aurais bien voulu ne pas créer
J'ai aussi pensé intituler cette nouvelle catégorie Me and my monkey (mon père appelait ça "son crabe"), mais j'ai finalement opté pour Vincent, Paul, François et les autres en référence aux petites billes qui vont m'empoisonner la vie. Trois petites billes (jusqu'à nouvel ordre) dans mon sein gauche. Trois petites billes cancéreuses. Youpi ! Youpi !
Chronologie des faits :
• découverte d'une petite boule dans mon sein il y a un mois.
• visite chez mon médecin dans la foulée qui n'a pas l'air de s'inquiéter mais m'envoie quand même faire une mammo.
• journée d'enfer à l'hôpital du Mans le 11 février où on me fait, en plus de la mammo (avec un appareil barbare qui, en une minute, vous transforme des seins en pomme en seins en poire), une échographie, une palpation musclée (imaginez Chabal vous pétrissant les seins comme de la farine) et une biopsie.
• prise de sang entre-temps qui ne montre rien d'alarmant.
• résultat de la biopsie mardi : cancer.
• coup de massue mercredi, quand la secrétaire de mon médecin me sort les grands mots : "ablation totale du sein" et "chimio" avec cette recommandation : "Laisse-toi aller, craque un bon coup, plonge au fond et après tu ne pourras que remonter".
Me laisser aller, moi, la championne du monde de dézinguage de pensées noires ? Elles ont à peine le temps d'apparaître en marge de mon cerveau que, vlan, un grand coup de sabre laser dans leur sale tête.
J'ai donc encaissé et je suis rentrée à la maison telle un zombie, incapable de rien d'autre que de me mettre au lit avec mes petites billes et ma grosse boule d'angoisse qui m'écrabouillait les intestins et me glaçait l'intérieur. Je suis restée là, immobile, les yeux fixés au plafond, K.O.
Il aura suffi d'un coup de fil de mon chéri pour ouvrir les vannes. J'ai pleuré comme j'ai rarement pleuré (au point de faire fuir mon chat qui était venu se pelotonner contre moi) et j'ai laissé toutes les mauvaises pensées - même les pires - m'envahir. Et elles ne s'en sont pas privées, les coquines. J'ai pensé à mes loulous, à mon chéri, et j'ai pleuré, pleuré, pleuré comme on le voit parfois dans les films et qu'on se dit que c'est quand même un peu exagéré. Ca lâchait de toute part. Ca a duré une heure ou deux, je ne sais plus. J'en suis ressortie vidée, exsangue mais au moins la boule d'angoisse avait dégonflé. Je sais bien qu'elle va revenir, mais sur le coup ça m'a vraiment soulagée.
• Jeudi, rendez-vous avec ma gynéco et celui de l'hôpital qui doit m'opérer. On y est allés comme à l'abattoir. Les intestins pulvérisés de trouille, les dents qui claquaient comme par grand froid. Et curieusement, c'est le rendez-vous que je redoutais le plus qui s'est le mieux passé (il faut dire que j'étais shootée au Lexomil). Quand il est arrivé, le "grand homme" ne savait visiblement pas comment nous annoncer la nouvelle. On lui a facilité la tâche en disant :
- On sait, c'est un cancer, et ça veut dire ablation du sein et chimio.
- Un cancer, oui, mais il est hors de question de vous faire une ablation pour le moment.
D'après lui, même s'il y a plusieurs nodules, ils sont suffisamment rapprochés pour pouvoir juste ôter la zone infestée d'autant plus qu'ils sont tout petits et pas agressifs. Ce qui ne veut pas dire qu'au vu des résultats, il ne faudra pas que je repasse sur la table d'opération. Mais bon, c'est déjà ça de gagné. Quant au traitement, tout dépend des analyses qui suivront l'opération. Donc, pour l'instant, pas question de chimio, même si ce n'est pas exclu.
Et voici maintenant le planning des réjouissances :
• entrée à l'hôpital le 5 mars pour une série d'examens
• opération le 6 mars
• sortie le 8 mars
• vacances le 10 mars (on avait prévu d'aller à Center Parcs et on y va, même si je ne pourrai pas me jeter la tête la première dans la rivière sauvage)
• résultats le 14 mars avec annonce du protocole spécialement concocté pour moi.
Notre projet toulousain reste d'actualité, même si ça va compliquer les choses en matière d'emprunt. On a encore des petites choses à vérifier avec l'agence et on voudrait revoir la maison une dernière fois avant de faire une proposition. Reste à savoir quand on pourra redescendre sur Toulouse.
Je n'avais ni l'envie ni le courage d'appeler tout le monde, d'où ce billet. Je vous promets de vous donner régulièrement des nouvelles sur ce blog et de ne pas perdre mon humour quoi qu'il arrive.
En attendant, je vous demande de ne pas nous passer de coups de fils éplorés à moi ou à mon chéri (et encore moins aux enfants - pour le moment, on va juste leur dire que j'ai besoin de me faire soigner à l'hôpital quelques jours et C'EST TOUT). Pas de "alors ?" larmoyants. Pas de pleurnicheries. La compassion, au lieu de me réconforter, me fait flipper (ça me replonge dedans). Il nous faut du positif, du gai. Je compte sur vous.

Ca aurait pu être plus grave
Dans les moments de gros flip, je me dis que ça aurait pu être pire :
• les enfants vont bien
• mon chéri n'a pas eu d'accident de la route
• personne n'est mort, handicapé ou dans le coma
• on n'est pas victimes de massacres ethniques
• ce n'est pas Creutzfeld Jacob ni Halzheimer
• un avion ne s'est pas jeté sur une centrale nucléaire
• je n'ai pas été défigurée dans un accident..."

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : You're talking to me ? YOU'RE TALKING TO ME ???

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Vœux de bonheur

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Publié par monyclaire
15 janvier 2010 | Permalien |
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Entre les vœux de début d'année et la Saint Valentin, j'ai envie de vous glisser un poème que j'ai écrit pour un mariage:

La randonnée du bonheur

Après avoir réuni vos deux cœurs,
Prenez le chemin de l'amour,
Désaltérez-vous aux sources du bonheur,
Puis continuez sur le sentier de l'humour.
Suivez les rivages de la passion,
Ils vous mèneront vers l'océan de la tendresse.
Vos deux cœurs emmêlés seront votre richesse,
Ne les oubliez pas sur l'île des tentations.

Si vous rencontrez le doute, changez de direction,
Si vous deviez vous trouver au milieu d'un orage,
Empruntez les ruelles de la concession.
Si parfois votre ciel se charge de nuages,
Parcourez les larges allées ensoleillées
Que sont toujours les parcours de l'amitié.

Nous vous souhaitons un long et agréable chemin,
Et que les éclats de rire de joyeux petits lutins
Viennent bientôt illuminer chacun de vos matins.

MONYCLAIRE

Bon anniversaire à Marie

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Publié par monyclaire
15 janvier 2010 | Permalien |
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Il n'y avait pas une catégorie anniversaire ? Pas retrouvée ! Je suis nulle !
C'est pas tout ça Sophie, je n'ai pas non plus trouvé de trace de Marie, alors, je ne la "connais" pas mais je lui souhaite un super anniversaire.
Bisous ensoleillés
Mony

Des nouvelles d'Haïti

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Publié par Sophie
14 janvier 2010 | Permalien |
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Les filles,
j'en appelle à votre solidarité et pour une fois, ce n'est pas de cancer dont nous parlerons.
Il y a parmi notre communauté une jeune femme qui s'appelle Marie-Hélène.
Elle a crée il y un an un webmagazine féminin à découvrir ICI.
Je sais qu'elle nous lit et est trop timide pour venir commenter.
Elle est haïtienne et attend avec angoisse des nouvelles de sa famille.
Je suis sûre qu'un petit mot de votre part lui fera du bien.
Je compte sur vous les filles.

Le soutien-gorge sur Facebook

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Publié par Sophie
08 janvier 2010 | Permalien |
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Avis à toutes les filles qui ont un profil Facebook.
Voici le message que je viens de recevoir de Fanny :

"écris la couleur de ton soutif dans ton statut....Mais juste la couleur et rien d'autre ! Ensuite tu envoies ce message à des FILLES UNIQUEMENT ! C'est une manière de donner un coup de pouce au mouvement pour la prévention du cancer...et surtout ce sera drôle de voir combien de temps ca prendra pour que les mecs se demandent pourquoi toutes les filles ont une couleur en statut..."
voilà ce qu'on m'a fait passé.
Étant personnellement toutes concernées aujourd'hui hier ou demain dans notre vie ou celle de quelqu'un dont on est proche, sans vraiment savoir comment ça peut donner un coup de pouce en dehors d'etablir une solidarité dans le mouvement, je suis la chaîne pour me montrer concernée.
Après chacune en décide comme elle le souhaite.
Je ne suis qu'un petit maillon".

Alors à vous de jouer !

L'entourage est-il à la hauteur?

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Publié par Sophie
08 janvier 2010 | Permalien |
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Je ne donnerai pas les prénoms des personnes dont je parle ici ni même vous décrire la situation précise.
En fait, je vais me servir de ce que je viens de vivre il y a quelques jours pour vous parler de la façon dont l'entourage vit l'annonce d'un cancer ou encore d'une récidive.
Il se trouve que je suis souvent l'intermédiaire, celle qui annonce les mauvaises nouvelles aux autres.
Je ne sais pas pourquoi mais c'est comme cela.
Une autorité supérieure a du penser que j'étais plus forte que les autres pour supporter les premiers coups.
Aussi, apprenant l'apparition d'un cancer secondaire d'une personne que j'aime beaucoup que je connais grâce à l'une de ses vieilles copines d'enfance, je men vais prévenir la fameuse copine qui quant à elle se débine à toutes jambes...
"Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi dire, je serai en trop dans sa vie, elle n'a pas besoin de moi..."
Voila en gros ce que je retiens de son mail.
Je comprends ce qu'elle ressent, sans doute beaucoup de chagrin, la peur, le "fameux, c'est trop tard, il n'y a plus rien à faire pour elle alors à quoi bon?"...
Et puis écoutant une émission de radio ou Franz-Olivier Giesbert raconte son dernier livre, je note frénétiquement les mots qu'i nous offre : "il ne faut jamais dire que l'on a un cancer sinon d'un seul coup, on ne reçoit plus d'invitations, plus un coup de fil, plus rien, c'est comme si on n'existait plus".
Et là, je m'en vais perplexe...
Mais que fait l'entourage bon sang !
Mais qu'est-ce que cela veut dire?

LES VOEUX DE BONNE ANNEE

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Publié par superbéa 83
06 janvier 2010 | Permalien |
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Les vœux de bonne année

C'est un rituel que de souhaiter une Bonne Année. Certains pensent cela un peu hypocrite et c'est très facile actuellement par un petit sms ou un mail. Pourtant cela peut être l'occasion aussi de renouer avec quelqu'un qu'on avait un peu délaissé et qui nous tient à cœur.
Comment souhaiter une bonne année légèrement à quelqu'un dont on sait que pour lui ou elle cette année sera une année de combat contre la maladie ? Doit-on s'abstenir pour ne pas froisser ?
Je pense que ces vœux sont des témoignages d'intérêt individuel et qu'il est important de le faire, même si parfois c'est un peu stéréotypé, celui qui le reçoit, reçoit une marque d'intérêt et d'existence.
Alors pour tous ceux qui liront cet article, pour celles qui auront une année un peu difficile, pour celles qui passent là par hasard, pour celles qui doutent, pour les fidèles de ce blog, pour Sophie, je vous souhaite une très bonne année pleine de petites joies qui font le bonheur.
Béa

Super fin d'année

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Publié par monyclaire
05 janvier 2010 | Permalien |
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Super bonne année à toutes, que 2010 se passe au plus près des souhaits de chacun...
Je joue à l'égoïste et vous raconte mes petits bonheurs de fin d'année ?
Allez, je me lance.
Qu'est ce que le bonheur ? cela tient à si peu de chose. Combien ai-je eu de cadeau ?
Je vais faire comme Chloé ( Ma choupinette de petite fille) et prendre mes doigts pour compter :
- 1) Nous avons reçu un appel de Pierre, un Breton que nous avions connu sur le chemin. Un jeune de 73 ans, je crois, si dynamique que je ne pouvais pas marcher à son rythme, il avait souvent la gentillesse de nous attendre. Nous avons papoté comme de vraies vieilles connaissances et... Qu'est ce que cela m'a fait plaisir !
- 2) J'ai reçu un message de " René mon petit kiné". Il a fait parti de mes 3 jokers, lors de mon traitement du cancer, un homme chaleureux, cordial qui m'a aidée à garder la tête hors de l'eau. Lorsque j'ai fini d'écrire mon livre " En attendant les coquelicots" vers la mi 1999, je n'ai pas osé lui en faire cadeau, bien qu'il soit très présent dans mes écrits. J'ai osé le faire vers la mi-décembre et il a repris contact avec nous. Un grand moment d' émotion .
- 3) Ce matin, j'ai eu ma première interview et j'en suis encore toute retournée. Bon, les filles, j'espère simplement que le journaliste, fort sympa par ailleurs, restituera avec justesse la teneur de mes propos : Mon message reste dans l'objectif que je me suis fixé depuis 11 ans, vous commencez à me connaître. ( j'en dis un peu plus sur mon site)
Ce n'est sans doute pas vos lectures préférées mais ce magasine compte 150 000 à 200 000 exemplaires par semaine, 90 000 abonnés et 15 000 hors France, ce qui n'est pas rien. Mon histoire paraîtra en 2 pages dans la rubrique " cela vous est arrivé". il paraîtra le 23 février, il s'agit du magasine cher à ma maman " Nous deux"
Voilà vous savez tout.
Bisous ensoleillés
Mony
Ah oui, petite précision, je m'envole pour Porto vendredi pour 4 jours avec mon JC et le "petit" dernier Gaël et son amie Yifang. Oups, quelle année...

Lhasa De Sela s'en et allée

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Publié par Sophie
04 janvier 2010 | Permalien |
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Et je suis toute triste de commencer cette nouvelle année ainsi.
Avec ses douces mélodies, elle nous a bercé et fait voyager alors bien entendu, en entendant cette nouvelle ce matin à la radio, je n'ai pas pu m'empêcher de partager avec vous mon hommage.
Si vous ne la connaissez pas, jeter un oeil sur sa biographie et surtout, écoutez avec vos deux oreilles sa discographie.
Je vous embrasse fort et appréciez surtout ces magnifiques moments de musique que Lhasa nous laisse.

Coeur d'amour

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Publié par Sophie
15 décembre 2009 | Permalien |
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Un autre petit message nous vient d'Ori.
Comme elle n'arrivait pas à le publier, elle m'a demandé de le faire.
Merci Ori pour ces jolies pensées.un_coeur_d-amour_-eb-.pps

Bon anniversaire BFRANCE

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Publié par Anne
07 décembre 2009 | Permalien |
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Je te souhaite un bon anniversaire BFRANCE, et pleins de bonnes choses.

Bisous et à bientôt.

Happy birthday sophie !!

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Publié par charlotte94
05 décembre 2009 | Permalien |
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Mince alors vous avez fait comment pour savoir que c'était l'anniv de Sophie.
Ca mérite un nouveau sujet non ??
M'étonne pas en fait que tu sois sagittaire !
Bon en tout cas comme Béa et Cat "les bons tuyaux" je te souhaite un joyeux anniversaire. J'espère que ton fils va mieux et que tu as pu profiter de cette journée exceptionnelle. En plus un samedi.... vachement bien pour fêter son anniversaire .

Plein de bisous ma So.
Charlotte

Parler du cancer du sein

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Publié par Sophie
04 décembre 2009 | Permalien |
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Pour les habitantes de Lyon, une rencontre a lieu tous les troisièmes jeudi de chaque mois.
Cela commence à 15 heures.
C'est au café "chez Thibault" café des cultures, 80, rue Montesquieu, 69007 Lyon.
Métro Saxe Gambetta.
A partir du 19 novembre 2009.
Pour en savoir plus, contactez Michèle 06 18 38 02 21 ou Marie 09 53 66 06 30
Avec le soutien d'Europa Donna
Merci à Amoena pour cette info.

Crazy sexy cancer

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Publié par Sophie
03 décembre 2009 | Permalien |
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C'est le titre d'un film américain qui date de 2007 et dont je diffuse aujourd'hui grâce à youtube la longue bande annonce.
Bien sûr, vous trouverez que la façon dont cette jeune femme vit les choses est très américaine, très "positive attitude" mais si vous avez la chance de comprendre l'anglais, vous l'entendrez déclarer des choses très justes comme : "quand il n'y a pas de réponses, on doit se faire ses propres réponses soi-même".
Je vous laisse regarder et me dire ensuite ce que vous en pensez.
A tout de suite !

Pour en savoir plus, c'est ICI

Publié par Sophie
26 novembre 2009 | Permalien |
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Les filles, je vous adresse le communiqué que je reçois à l'instant de l'association Etincelle.

"Touchée par l'action d'Etincelle, la comédienne Linda Hardy a accepté avec plaisir la proposition de devenir la marraine de l'association. Etincelle, dont la vocation est de redonner féminité et confiance aux femmes atteintes du cancer, ne pouvait être mieux représentée que par la comédienne Linda Hardy, magnifique jeune femme, sensible et respirant la joie de vivre !
Etincelle, premier centre pluridisciplinaire en France, hors hôpital, pour que les femmes atteintes du cancer retrouvent bien-être et féminité.

Face au bouleversement physique, psychique et social que représente le cancer, l'association Etincelle accueille depuis 4 ans toutes les femmes atteintes de cette maladie, pendant et après leur traitement. L'association leur propose gratuitement les services d'intervenantes professionnelles : soutien psychologique, conseils diététiques, soins esthétiques, réflexologie plantaire, groupes de paroles ainsi que des ateliers de sophrologie, d'écriture, de lecture et de rire.

Linda Hardy, une marraine « étincelante »

Après avoir longuement conversé avec les représentants d'Etincelle et visité le centre d'Issy-les-Moulineaux, Linda a offert, avec la plus grande générosité, son soutien à l'association.

Pour Linda Hardy, comédienne et marraine d'Etincelle, « Avoir un mental positif représente un facteur primordial pour guérir. Moi qui ai la chance d'être en bonne santé, j'attache beaucoup d'importance à ma condition psychologique car je sais qu'elle détermine aussi ma condition physique. Chez Etincelle, j'ai vu des femmes, terrassées par la maladie, sortir d'un atelier sophrologie, ou d'une séance de massage, l'allure transformée par un rayonnement intérieur retrouvé. L'association porte son nom à merveille car, au-delà des soins esthétiques et bien-être, elle offre à ces femmes atteintes du cancer un refuge de compréhension pour se ressourcer, se retrouver et gagner ainsi la force d'aller de l'avant. »
Pour Josette Rousselet-Blanc, Présidente d'Etincelle, « J'ai créé Etincelle pour que chaque femme atteinte de cancer puisse, avec une écoute, des activités et des soins appropriés et gratuits, se regarder avec sérénité, retrouver la paix avec elle-même, reprendre le chemin d'une vie affective, sociale et professionnelle, pleine et riche. L'intérêt et le soutien que Linda Hardy nous apporte, malgré son emploi du temps chargé, représente beaucoup pour nous. Linda incarne toute la joie de vivre que nous souhaitons transmettre aux femmes accueillies et accompagnées dans nos centres.»

Ce 8 décembre, Linda Hardy sera présente au diner de soutien d'Etincelle

Afin de répondre à ses besoins en matière de développement, Etincelle met en place un dîner de soutien annuel. Au-delà de la collecte de fonds, ce dîner a pour objectifs d'impliquer et de fédérer les partenaires, mécènes et acteurs relais déjà au service de l'association autour d'une soirée prestigieuse. Cette année, le dîner se tiendra à la Fondation Dina Vierny, autour de l'œuvre d'Aristide Maillol, vibrant hommage à la femme et à sa beauté.

Linda Hardy en quelques mots

Linda Hardy se fait connaître en remportant l'élection de Miss France en 1992. Après son règne, elle enchaîne une carrière de mannequin puis entreprend une solide formation d'acteur en France et suit de nombreux cours aux Etats-Unis. En 2000, elle participe à la troisième saison de la série « H », rejoint le cinéma pour le tournage de « Recto Verso » et fait ses débuts sur les planches avec la pièce « Putain de soirée ». Linda participe ensuite aux tournages de nombreux films : (« A House Divided », « Le Souffleur » et « Immortel » d'Enki Billal dans lequel elle incarne le personnage principal Jill Bioskop.

On la retrouve dans de nombreux téléfilms et séries télévisées : « La vie à une », « Le fantôme du lac », « La taupe », « Sections de recherche », « The Philantropist »... Plus récemment, Linda revient au théâtre dans la dernière pièce de Nicolas Bedos « Eva » puis réapparaît sur grand écran en 2008 dans « Tu peux garder un secret » d'Alexandre Arcady. Elle apparaitra prochainement aux côtés de Pierre Mondy et Claude Brasseur dans « Vieilles Canailles ».

Etincelle en bref

Créée en octobre 2004, Etincelle a reçu plus de 1 200 femmes et quelques 10 000 appels dans ses 3 centres d'accueil (Issy-les-Moulineaux, Caen et Montpellier).

Association loi 1901, Etincelle est reconnue d'intérêt général. A ce titre, elle peut recevoir des dons privés, déductibles fiscalement, dans les limites prévues par la loi".


Demande de témoignages

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Publié par Sophie
24 novembre 2009 | Permalien |
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Bonjour,

Je suis Mademoiselle Djenaidi Oumelkheir. Tout d'abord, je voulais saluer votre courage. Je suis journaliste à New York pour le magazine France-Amérique. Je me permets de vous écrire car dans le cadre d'un dossier Santé, nous consacrons une enquête au cancer du sein traité en France et aux Etats-Unis. Il s'agira d'une analyse comparative. Pour cela, je recherche des témoignages de femmes. Si cela vous intéresse, nous pouvons en discuter par téléphone même anonymement.
Je vous remercie pour votre précieuse aide.
Vous pouvez m'écrire à cette adresse: odjenaidi@francetoday.com

Encore merci!

La troisième mi-temps

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Publié par superbéa 83
23 novembre 2009 | Permalien |
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Sujet évoqué par le plan anti cancer, et aussi précédemment par Véronique dans « les relations avec le milieu médical » et que j'ai très envie de relancer c'est la gestion de l'après maladie, tout du moins l'après de la phase chronique.
Les traitements lourds s'arrêtent, les médecins en tout genre ont déployés toutes leurs connaissances et utiliser les meilleurs traitements possibles. Les malades les ont suivis, acceptés, et plus ou moins bien vécus, elles gardent des séquelles physiques plus ou moins importantes suivant la chirurgie et les traitements. Et puis un jour cette surmédicalisation s'arrête, et c'est le grand vide.
Personne n'ose prendre le risque de nous dire que nous sommes guéries puisqu'il existe des récidives possibles, ce serait bien pourtant que ce sujet soit abordé clairement par nos médecins. Nous devons gérer le doute de la rechute, la gestion de notre survie. Puis c'est à nous de reprendre notre vie personnelle, professionnelle, sauf que nous ne sommes plus les mêmes qu'avant ni physiquement, ni psychiquement et qu'il faut réajuster nos images et nos idéaux et surtout nous n'étions pas préparées à vivre ce passage à vide.
Certains amis nous ont lâchés, certain conjoint aussi, les collègues de travail et employeurs sont souvent absents, pour d'autres c'est aussi des problèmes d'argent lié aux arrêts de travail et /ou à la perte du conjoint. Je n'ai pas envie de faire pleurer dans les chaumières, mais c'est la réalité. Certaines reprennent le train de la vie et cherche l'oubli, c'est leur solution. Beaucoup remettent leur vie en question. Toutes ont besoin d'un peu plus de temps pour refaire confiance au destin.
Mais plus théoriquement comment aider à ce moment précis ? Il faut chercher nous-mêmes nos ressources et nos envies progressivement et surtout, qu'on laisse je crois du temps au temps pour pouvoir se reconstruire doucement sur tout les plans.
Et vous racontez nous vos vécus et vos idées pour palier à ces changements et que faire pour améliorer la prise en charge.

Publié par Sophie
19 novembre 2009 | Permalien |
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Accepetiez-vous de partager votre expérience de vie avec Delphine qui est venue nous rendre visite si je puis dire.
Sa démarche est faite dans le but suivant : elle est élève infirmière en 3eme année, sonon travail de fin d'études est l'acceptation des changements d'habitudes de vie exigée par le cancer, la chimio chez les adultes de 20 à 30ans!!!
Elle a besoin de votre retour.
Qu'en pensez-vous?
Si vous êtes d'accord, faîtes-le moi savoir et je serais en mesure de vous mettre en contact par mail.
Bonne journée.

Publié par monyclaire
17 novembre 2009 | Permalien |
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Un sourire éclatant.
Un regard chaleureux.
Des propos qui dégagent une grande chaleur humaine.
Un sens de l'humour qui transparait dans ses commentaires.
Doit-elle nous livrer une photo "en pied" , pour nous convaincre qu'elle est belle ? Qu'elle plait très sûrement aux hommes ? Non, car nous, nous savons cela, mais pas elle.
Comment faire pour l'aider à retrouver cette satané confiance perdue ? Si l'on te disait tout simplement, Charlotte, que l'on t'aime telle que tu es, que l'on te fais confiance, que tu t'es battue pour arriver là où tu es aujourd'hui, et que tu vas sans doute continuer pour aller là où tu veux aller.
Bisous ensoleillés
Mony

Sur vos blogs aujourd'hui

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Publié par Sophie
17 novembre 2009 | Permalien |
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Les filles,
J'ai décidé de créer une nouvelle rubrique dans le forum sur laquelle vous pouvez publié chaque jour l'actualité de vos blogs.
Cette rubrique remplace le mur que nous n'avons pas et je l'espère vous aidera à savoir qui publie quoi sur quel sujet.
Belle journée les filles :-)

Une émission radio

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Publié par fanfran
15 novembre 2009 | Permalien |
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bonjour
il s'agit d'une émission radio sur France Culture mardi prochain 17/11/09 à 17h sur le cancer du sein Il semble d'après le programme que certaines rubriques pourraient nous servir dans des échanges sur le site. Je vais l'enregistrer car je ne serai pas disponible Mais une question est ce que cet enregistrement pourrait être partagé sans en faire commerce bien sûr ?
Comment voyez ous la suite

je vous embrasse Fanfran

Un grand merci pour Sophie

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Publié par monyclaire
12 novembre 2009 | Permalien |
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Merci d'être là
Merci de nous permettre de nous rencontrer, de nous exprimer
Merci d'apporter une note d'optimisme sur un sujet difficile
Merci pour savoir, toujours, trouver les mots qui toucheront les cœurs
Merci pour cette grande famille qui existe grâce à toi

Bisous ensoleillés
Mony

Bon anniversaire ....

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Publié par monyclaire
11 novembre 2009 | Permalien |
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Je serai la première... Demain, je ne viendrai pas sur ce forum
BON ANNIVERSAIRE à Josy
Que ta journée sois belle, en compagnie de ceux que tu aimes
Bisous ensoleillés
Mony

Message de Catherine

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Publié par Sophie
10 novembre 2009 | Permalien |
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Chers amis
Si vous n'avez rien d'urgent à faire : VENDREDI 13 NOVEMBRE à partir de 19h 30
ALORS venez profitez de ce jour de CHANCE pour nous applaudir et nous soutenir à VILLEPINTE (93):
SALLE JACQUES BREL à L'espace V avenue jean Fourgeaud
- l'entrée est gratuite, le parking aussi,
-pas besoin de réserver il y a 700 places ,vous arrivez, vous êtes accueilli par une gentille hôtesse et vous choisissez votre place.
- vous aurez en prime d'un spectacle sympathique composé de chansons de renommée Internationale interprétées par la fameuse Troupe de l'A.P.E sur le thème des " VOYAGES DE CHRISTOPHE COLOMB" ,
- un COCKTAIL de bienvenu offert par la municipalité en fin de spectacle avec petits fours champagne et jus de fruit
- une information à 19H30 sur le Dépistage gratuit du cancer du sein et du colon vous pourrez poser des questions à nos éminents spécialistes qui se sont déplacés gratuitement pour vous informer .

Alors n'hésitez pas profitez de ce jour de chance pour vous informer tout en vous divertissant gràce à L'association AGIR POUR ELLES (et pour nous tous );

A BIENTÔT DE VOUS ACCUEILLIR PARMI NOUS et n'oubliez pas : petits fours ,champagne et jus de fruit pour faire la fête tous ensemble après ce spectacle présenté pour la 1 ière fois en public .

Catherine Jasmin Lebrun

Il faut aider Michel

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Publié par Sophie
07 novembre 2009 | Permalien |
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Les filles,
Je fais une petite incartade) à mon week-end (comme quoi, vous voyez, je suis toujours là) pour vous poster ce message que Michel vient de laisser sur " femmes avant tout suite à mon interview dans Ecotidien.
Je vous laisse l'aider et lui faire un très bon accueil et bienvenue à vous Michel.

"BONJOUR
JE SUIS D ACCORD AVEC CE QUE MADAME SOPHIE KUNE ECRIT MAIS JE VOUDRAIT POSSER UNE QUESTION
MA FEMME QUE J AIME ET QUE ADORE A U UN CANCER DU SEIN ET UNE ABLATION NOUS LES HOMMES QUI VIVONT AVEC CELLA TOUT LES JOURS PERSONNES NE NOUS DIT QUOI FAIRE OU COMMENT CI PRENDRE A QUAND UN SITE POUR NOUS AIDER A MIEUX COMPRENDRE AFIN DE BIEN FAIRE MICHEL"

Sophie parle de nous

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Publié par catherine
06 novembre 2009 | Permalien |
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Sophie a été interviewée par ecotidien sur ces (nombreuses) activités mais surtout surtout sur "parle avec elles".
Charlotte on y trouve même ton portrait (tout droit réservé bien sur)
Pour la lire :

http://www.ecotidien.fr/2009/11/sophie-kune-lentourage-ne-sait-pas-parler-aux-femmes-atteintes-du-cancer-du-sein/


P.S : sophie : j'espère que ça ne t'ennuie pas mais l'article est génial et plaira aux filles sinon tu modères :-(

LE PLAN ANTICANCER 2

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Publié par superbéa 83
05 novembre 2009 | Permalien |
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Cette semaine, on a beaucoup parlé de ce plan, certains sont contents d'autre moins.
Perso ce qui me plait, c'est la prise de conscience de l'ensemble du malade et surtout de l'après maladie à l'arrêt des traitements, il est vraiment temps de songer à cette prise en charge. L'augmentation du nombre d'IRM et des cancérologues sont aussi intéressantes. Et puis le droit aux prêts et assurances des malades, sujet qui a déjà été évoqué ici.
Hier France 5 proposait son émission « C dans l'air » sur ce sujet. Le professeur Belpomme reprochait à ce plan le manque d'implication de la recherche et des facteurs favorisants la survenue du cancer. Un autre journaliste le manque de transparence sur les cancers professionnels dont le nombre serait sous estimé. Et une femme représentant l'association « Vivre avec » se plaignait du peu de pouvoir des associations et des anciens malades.
Autre débat c'est le montant alloué pour ce plan, 730 millions d'euros, contre 1,5 milliard d'euros pour la grippe A.
En suite, il faut bien entendu, voir ce qui au final va être réellement réalisé et comment.
Et vous, vous sentez vous concerné et que pensez-vous de ces annonces ?

Publié par Sophie
05 novembre 2009 | Permalien |
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"Aloha,

De ce que je comprends, vous êtes troublées par la notification de commentaire à une note, sachant que ce n'est pas à vous de les approuver mais à Sophie.
De plus, toutes les contributions sont publiées immédiatement si l'utilisateur est identifié (via son compte Movable Type), par contre s'il ne l'est pas le commentaire attends alors patiemment en salle validation par l'administratrice (Sophie).
Il ne suffit donc pas de saisir son Pseudo dans le formulaire de commentaire pour que celui-ci soit publié immédiatement, il faut le faire une fois identifié sur la plateforme.
C'est simple d'identifier l'état du contributeur, par exemple dans la vue globale des commentaires.
Si un pseudo n'a pas l'icone Movable Type (la clé sur fond bleu), Sophie peut être sûre qu'elle va devoir valider le commentaire car cela signifie que l'auteur n'était pas identifié, si par contre vous voyez cette clé sur fond bleu devant votre pseudo, le commentaire est publié directement.

Sur le problème de Domi, je manque d'éléments, elle a visiblement réussi à publier mais rencontre des problèmes d'identification ?
Quelques captures d'écran et détail sur ce qu'elle utilise (navigateur, PC ou Mac) pourrait aussi m'aider à essayer de reproduire le problème.

Florent"

Voila les filles, j'espère que cela est clair mais je suis là de toute façon pour vous aider.
Gros bisous et clin d'oeil à Domi qui doit nous expliquer étapes par étapes ce qu'il se passe.

Des news de Sophie

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Publié par Sophie
02 novembre 2009 | Permalien |
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Et oui, moi aussi je me mets à vous écrire des lettres les filles !
Bon, alors primo, je voulais vous dire que j'ai la voix de King Kong depuis vendredi.
Pire, elle m'a lâché pour de bon samedi et tente sa réapparition depuis ce matin mais le résultat est maigrelet.
Donc, surtout, ne vous amusez pas à me téléphoner, je ne réponds plus de rien ;-)
Cela dit, comme dirait un copain, cela ne m'empêche pas d'écrire.
De ce fait, voici mon flashnews :
J'ai remarqué une sacrée bérézina lorsque vous écrivez vos commentaires.
Comme dirait mon fils de deux ans et demi : Ke papasse?
Vous n'arrivez plus à les valider?
Dîtes-moi comment vous vous y prenez et je vous aiderai à communiquer du premier coup ;-)
A part cela, bah... Rien de spécial en fait si ce n'est que je vais me plonger dans une bassine de miel ;-)
Gros bisous et racontez moi tous vos malheurs avec ces sacrés commentaires qui ne s'affichent pas.

Banalisation du cancer

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Publié par superbéa 83
29 octobre 2009 | Permalien |
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Vous avez déjà peut être vu la dernière publicité de l'association ARC.Une collègue de travail qui apprend à son patron que son collègue est absent car il a un cancer et qu'il sera là lundi. L'idée qu'un jour avoir un cancer sera banal et la guérison rapide grâce à la recherche.
L'idée est très alléchante et fait rêver. On a envie de donner et d'y croire, et certainement qu'un jour ce sera la réalité, même si ce ne sera pas si facile, car j'imagine mal que cette maladie puisse se passer d'acte chirurgical, ce qui ne sera jamais « bénin ».
Ce qui m'ennuie plus, c'est la façon dont le cancer est banalisé. Comment le malade touché ainsi que ses proches peuvent se sentir agressés à travers ce genre de publicité, le décalage avec son ressenti à lui, sa souffrance et le peu d'intérêt du monde professionnel et des non-malades « ce n'est pas grave » et le risque d'aggravation de sa culpabilité d'être malade. Je le ressens comme un manque de respect du malade et ça m'énerve.
En tout cas cette campagne de pub fait parler et divise et vous qu'en pensez vous
Béa

Publié par monyclaire
28 octobre 2009 | Permalien |
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Je suis arrivée de l'autre côté du chemin, le côté ensoleillé, le cancer pour moi n'est plus qu'un souvenir. Pour toutes celles qui sont, provisoirement, du côté ombre je veux bien retraverser pour faire quelques pas avec elles. Les écouter, les lire, leur parler .
Aujourd'hui, je veux vous parler de mon état d'esprit lors de mon traitement. Je me suis aperçue que pour beaucoup, nous avions la même attitude pour tenir : se fixer dans le futur, un joli point à atteindre, un rêve à réaliser. Dans la salle d'attente pour la radiothérapie, nous attendions en moyenne une heure. Là-bas j'ai réussi, (et j'en suis très fière! ) à faire rire beaucoup de mes compagnons, en leur expliquant quel était mon rêve à moi. Je vous cite le début de mon livre, je vous en glisserais quelques passages au fil des jours.
" Vous aimez les coquelicots ? Cette fleur sauvage si fragile et pourtant si fière, elle projette son rouge éclatant, mêlé de noir, comme pour nous faire oublier que nous la classons dans les mauvaises herbes. Cette fleur aura été mon soutien, ma lueur d'espoir, mon but pour sortir du tunnel. Ne souriez pas, dans l'échelle de valeurs des aides que j'ai reçues, elle figure en très bonne place. Une longue attente me séparait de son retour, mais dans mon cœur, le désir de la revoir me permit de ne pas sombrer dans le désespoir. Là-bas vers la lumière, il y avait un grand champ de blé, parsemé de coquelicots...
Proche de la nature, je suis attentive au rythme des saisons et j'en apprécie chaque particularité. Je savoure les premiers crocus sur la pelouse qui reverdit, les violettes qui s'épanouissent sur les talus, aux premiers rayons du soleil de printemps. J'aime les roses, les œillets, les giroflées, toutes ces fleurs aux parfums si subtils. Je garde pourtant une tendresse toute particulière pour le coquelicot. Sans doute, parce qu'à la grâce, la magie des couleurs, s'ajoute sa fragilité. Sa fragilité qui en fait une fleur qui ne s'achète pas. Je n'en ai jamais rencontré, même chez le fleuriste le mieux approvisionné. On ne peut l'apprécier qu'en pleine nature, compagnon coloré au milieu des épis de blé dorés. Sa présence est brève, l'espace d'une saison. En ce début de septembre, la prochaine saison des coquelicots me semblait loin, si loin ! Pourtant ce sont eux qui les premiers m'ont aidée à relever la tête. Je devais tenir jusqu'à leur retour, je voulais revoir les coquelicots. Irrationnelle comme pensée en un moment comme celui-là ? Sans doute, mais je venais juste de prendre conscience que je n'étais pas maître du temps. Pire encore, je n'étais pas immortelle. Soudain, je n'avais plus de futur. Atteindre le printemps me paraissait raisonnable. Je devinais que l'automne, puis l'hiver seraient difficiles mais je me suis persuadée que le retour des coquelicots symboliserait pour moi, la fin du cauchemar."
Bonne journée à tous ( je m'adresse à tous car, je l'espère, ce site est aussi lu par nos compagnons, ceux-là même qui peuvent être, parfois, d'un si grands secours)
Je vous embrasse et à bientôt
Mony

Message d'Arncam

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Publié par Sophie
26 octobre 2009 | Permalien |
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Pour toutes celles que ça interesse si vous avez des question à poser, un chat en direct est organisé demain à 15h avec un eminent cancerologue ( c'est le mien !!!! le docteur Marc Espié mon sauveur une homme EXCEPTIONNEL :-)) sur le site d'aufeminin.com

Quand on le rencontre

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Publié par charlotte94
22 octobre 2009 | Permalien |
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Bonsoir les filles !

Aujourdh'ui c'est la panique. Je viens de rencontrer quelqu'un. Il me plait énormément, mais je ne sais comment faire. Je dois lui dire ? Pas lui dire ? Le laisser découvrir ?
Visiblement c'est réciproque. Suis perdue. Demandez à vos maris, vos amis, vos frères. Quelle est le bon comportement à adopter ?
Je crois que ma libido se remet en marche ;)

Publié par Sophie
22 octobre 2009 | Permalien |
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Béa vient de me signaler cet article de Psychologies magazine, dans lequel elle témoigne. A lire donc ici : ICI
Merci Béa : -)

Magazines féminins

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Publié par superbéa 83
21 octobre 2009 | Permalien |
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Après le bel article de " Marie Claire", c'est Top Santé qui consacre ce mois çi une grande enquête sur le cancer du sein, en abordant un témoignage de patiente et simultanément un décriptage plus médical. Le mois prochain vous trouverez aussi un article sur ce sujet dans "Psychologie magazine", qui va essayé d'aborder ce sujet par des témoignages et ce qui permet de surmonter la maladie. "Vivre", le magazine de la ligue prépare aussi dans son prochain numéro un autre sujet : les changements de comportements liés au cancer du sein.
De la lecture en persective.
Béa

Coucou de Domi

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Publié par Domi
19 octobre 2009 | Permalien |
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Bonsoir à toutes
Je suis nouvelle : c'est la1ère fois que je viens sur un site de dialogues. J'espère à la fois apporter mon expérience et surtout mon soutien aus nouvelles "recrues" et obtenir aussi l'expérience, à distance, des plus anciennes malades. Depuis mon hospitalisation,je fais du soutien en local en dehors de toute association (j'habite à Metz) et ensuite le bouche à oreille aidant, j'ai pu soutenir d'autres malades.Cela ne fait qu'un an et demi que j'ai été opérée. Je soutiens à bout de bras plusieurs malades plus récentes et les accompagne dans leurs parcours comme j'aurais aimé que l'on me porte de la même manière lorsque c'était mon tour ... mais je n'ai rien trouvé en face .... Depuis la fin des traitements j'ai eu toujours mes propres angoisses par rapport à la récidive éventuelle notamment ... et cela je le garde pour moi bien sûr ... mais c'est lourd ! J'aurai besoin de partager et d'être encouragée avec celles qui ont plus de recul et pour lesquelles tout se passe bien évidemment.
Merci à toutes celles qui voudront bien me "coatcher" pour voir l'avenir en rose !
Domi

Publié par josy
15 octobre 2009 | Permalien |
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Ingrédients:

- ne pas s'attarder outre mesure à sa petite personne
- prendre soin de soi malgrè tout
- penser aux autres, à ceux qui nous sont chers mais aussi aux autres
- se lever le matin en sachant ce que nous ferons dans la journée
- ne pas reporter au lendemain ce que nous avons envie ou devons faire
- cultiver nos dons, nous en avons tous...
- faire comme si tout va bien, ça ne change rien que de s'inquiéter ou s'appesentir...

le temps de préparation:

Dépend de chaque individu, mais l'enjeu en vaut la peine

*****************************************************************************************

* Il faut prendre soin de soi, c'est un fait certain, ne pas se négliger, essayer de vivre dans de bonnes conditions, hygiène mental et physique .

* ne pas penser qu'à soi, c'est à dire ne pas s'attarder à son cas particulier, ne pas penser que c'est seulement à nous que ça arrive une telle tuile, que ce soit au niveau santé, familial ou financier etc...

PENSER AUX AUTRES

C'est ce qui aide le plus

Penser aux siens tout d'abord pour ne pas les décevoir, les écouter, les aider, les gâter dans la mesure de nos possibilités.

Penser aux autres, il y a beaucoup à faire dans ce domaine, bien sûr ne pas disperser ses forces mais seulement encore ici: les écouter est très bénéfique

se lever le matin en programmant ce que nous ferons dans la journée
bien sûr il peut y avoir des imprévus, mais les journées bien remplies apportent satisfaction, ce n'est pas une fuite, une politique d'autruche, c'est simplement vivre

ne pas remettre au lendemain ce qui doit être fait le jour même , dans la mesure du possible, la vie est courte

cultiver nos dons, nous en avons tous quelqu'il soit, après on ne voit pas les journées passer, on est pris par notre passion

" faire comme si" ce dont nous pouvons souffrir n'existait pas, à quoi ça sert de toujours rabacher la même chose.

Attention, ne rien négliger pour nous préserver, mais ne pas se mette étiquette "malade,difficultés fiancières, problèmes familiaux etc"

Cette recette me réussit très bien, vous m'en dires des nouvelles .....

Josy

Publié par Sophie
15 octobre 2009 | Permalien |
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L'association Au sein des Femmes, dédiée à la prévention du cancer du sein chez la femme, s'est à nouveau impliquée dans la démarche du Ruban de l'Espoir, en organisant l'étape bordelaise le samedi 17 octobre 2009 à l'Athénée Municipal.


Le programme est le suivant :

-13h30, arrivée de la délégation et de la flamme du Ruban de l'Espoir

- de 14h à 15h30, conférences :

- « Accompagnement psychologique et prévention de la récidive dans les cancers féminins », par Nicolas Sinault, psychologue

- « Chimiothérapie, radiothérapie, accompagnement par les médecines alternatives et complémentaires », par le Dr Bérengère Arnal, présidente de l'Association Au sein des femmes, co-auteur du livre "Comment enrayer l'épidémie des cancers du sein" avec le Pr Henri Joyeux, aux éditions François-Xavier de Guibert, seconde édition en octobre 2009, préfacée par les Prs Lucien Israël et Maurice Cloarec

- 15h30, concert de Stella Maris, cantatrice

- 16h à 16h30, conférence Cuisine-santé et médecine traditionnelle chinoise, par Catherine Boschetti


L'association Au sein des Femmes invite toutes les personnes concernées par cette démarche de prévention contre le cancer, et tout particulièrement les associations, à se rendre à cette manifestation.


Le Ruban de l'Espoir est organisé par Amoena-France, fabricant de prothèses mammaires. Il fédère une soixantaine d'associations, des professionnels de santé, des clubs-service, des banques et un grand nombre d'élus.

Petite nouvelle, je me présente

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Publié par monyclaire
13 octobre 2009 | Permalien |
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Peu douée pour les promenades via Internet, je suis arrivée sur ce site par hasard. Par tous les moyens, je veux témoigner. Le dire haut, fort, souvent. J'ai eu le cancer avec tout ce que cela sous entend de souffrance, mais je suis là, bien vivante.
Il y a 11 ans, j'ai fait une rencontre dont je me serais bien passée: mon cancer.
Comme toutes, j'ai bataillé, lutté, pleuré, espéré, ri, rêvé et finalement... guérie.
L'impact de ce mot cancer m'a tellement choquée que, depuis, je me bats pour en atténuer la connotation morbide. J'ai trop souvent lu ma condamnation dans les yeux des gens. Je voudrais que celles qui arrivent sur ce chemin regardent vers demain avec confiance, vers le soleil, l'espoir, une vie nouvelle pleine de promesses.
10 ans après, le stade de la guérison, je me suis offert une superbe récompense pour fêter cela : Je suis partie de Bretagne, mes pas se dirigeant vers Santiago de Compostelle.
1700 kms de parcourus en 72 jours de marche. Malgré mes dégâts collatéraux, une résistance physique moindre mais avec une envie terrible de réussir.
Vous pouvez venir me voir sur mon site.
http//www.actu-monyclaire.com
L'écriture m'a beaucoup aidée lors du traitement et ensuite.
" En attendant les coquelicots" retrace ma traversée avec mes espoirs, mes craintes et mes rêves, et se termine par un cour récit de mon chemin vers Compostelle
Amicalement
Mony

Publié par Sophie
08 octobre 2009 | Permalien |
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Les Hard Rock Cafe organisent chaque année au mois d'Octobre une à plusieurs soirées concerts en faveur de la lutte contre le cancer du sein.
Cette année, trois soirées concerts sont organisées (à partir de 21h)
- 14/10 - Heart Pop
- 21/10 - Alive Inc + Hall Effect
- 28/10 - Les Yupps + Cockpit.t
Pour en savoir plus, c'est ICI

Ecrire

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Publié par Sophie
08 octobre 2009 | Permalien |
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Je remarque que depuis la rentrée, vous êtes peu nombreuses à écrire des articles, ou publier des photos et vidéos.
Puis-je faire quelque chose pour vous permettre de témoigner à nouveau?
Par ailleurs, souhaiteriez-vous avoir de nouvelles fonctionalités sur "Parle avec Elles" et si oui lesquelles?
Je vous embrasse très fort

Publié par Cécile
07 octobre 2009 | Permalien |
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Plus je creuse le sujet, et plus je me demande si, pour une patiente atteinte du cancer du sein qui doit déjà jongler entre les x rendez-vous médicaux et les traitements, le plus dur à gérer finalement n'est pas le regard : celui que l'on pose sur soi, et celui que les autres posent sur nous.

Charlotte nous expliquait qu'elle n'avait pas envie de paraître différente aux yeux des autres : "on se retrouve dans un club, dans lequel on n'a absolument pas envie de rentrer. On se retrouve confronté à une nouvelle image de soi et une perception des autres qu'on n'a pas cherchée". Nous avons vu que le web permettait de créer un dialogue avec des personnes qui partagent les mêmes expériences que nous, tout en contrôlant l'image que l'on donne aux autres. Mais qu'en est-il au quotidien, dans la rue, avec ses amis, ses proches ou son employeur, avec son conjoint ou son compagnon de quelques jours ? Les patientes ne souhaitent pas paraître différentes puisqu'elles sont avant tout des femmes, mais physiquement la maladie touche forcément à un moment où à un autre. Des changements physiques s'observent, il faut arriver à s'accepter soi même, avec la perte des symboles de la féminité.

J'ai eu l'occasion de lire un livre intéressant intitulé "Après le cancer du sein" par Elise Ricadat et Lydia Taïeb qui parle longuement de ce regard sur soi qui change avec la culpabilité ressentie dès l'annonce du diagnostic. "Cette terrible annonce fait chavirer les patientes dans un monde inconnu qui s'articule autour du cancer et de ses représentations. Si le sujet se fige dans le clivage dû à la sidération, il risque de dénier les dangers de la maladie. Pour en sortir, un outil précieux apparaît : la culpabilité". Les questions que l'on se pose sont nombreuses : "pourquoi cela m'arrive à moi ? Qu'est ce que j'ai pu faire pour mériter cela ?". Ainsi la culpabilité est un mécanisme naturel qui fait suite au choc de l'annonce du diagnostic. Or il existe des dizaines d'explications à la maladie.

Au-delà de ça il y a l'image de soi-même que l'on donne aux autres. Cette image là est délicate puisqu'elle touche tout notre entourage proche ou éloigné. Cette image est probablement liée à la représentation populaire du cancer puisque comme nous le disait Jacques qu'à l'époque de ses parents, "le cancer était à tous les coups mortel, et ensuite qu'il y avait contagion (...) dans la mémoire populaire [aujourd'hui] on est resté avec ces deux notions là". Françoise, à travers une anecdote personnelle nous expliquait qu'elle avait été confrontée à l'annonce du cancer d'un de ses proches. Ce dernier lui disait qu'il avait été à l'hôpital et sa réaction a été de lui dire "alors tu pars comment ? Tu pars en ambulance ?". Ainsi la première réaction que l'on a, c'est d'envisager la personne diminuée, alors qu'avant l'annonce dans notre esprit elle allait très bien. Et d'ailleurs comme le dit Anne, "on a l'impression que les gens tombent malades après qu'on leur ait annoncé".

Les traitements fatiguent et, peu à peu, on peut apparaître comme diminué. Dans une vidéo de Libé Labs (voir la vidéo) qui traitait du maquillage et du cancer on y entend des témoignages qui vont dans ce sens. Une femme atteinte du cancer explique les raisons pour lesquelles elle se maquille : "c'est vraiment pour donner le change, ce n'est pas pour moi ou pour me booster [...] mais c'est plus parce qu'on est malade dans le regard des autres". Une autre explique que cela lui permet de "s'admettre malade et s'admettre telle qu'on est".

Je crois finalement qu'on ne peut vraiment "contrôler" l'image que l'on donne aux autres que si on s'accepte déjà soi-même dans la maladie, même si cela est difficile. Les deux images vont donc de paire, se complètent. Ce n'est que dans cette acceptation que l'on arrive à donner aux autres une image positive de soi.

Et vous comment vivez avec votre nouvelle image ? Est-ce que vous essayez de donner le change avec votre image vis-à-vis des autres ? Comment vous y prenez-vous ?

Note : Pour visualiser la vidéo, veuillez entrer le mot de passe : video

Plus de 900 messages :-)

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Publié par Sophie
05 octobre 2009 | Permalien |
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Je vous écris rapidement les filles, car comme vous vous en doutez, je suis très occupée à parler de la chaîne rose tout autour de moi.
Je suis très heureuse de voir que les messages grimpent :-)
C'est vraiment formidable.
Alors, on continue, on écrit, on en parle et on écrit encore et on continue d'en parler :-)
Et aussi, on vient écrire des articles ici car je commence à me sentir un peu seule !
Gros bisous du lundi.

Je dois me mettre à jour

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Publié par josy
03 octobre 2009 | Permalien |
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J'ai beaucoup de retard.... je vais essayer au maximum de vous lire toutes .
Vous m'avez manquée , mais Josy est de retour ...
A bientot . Je vous embrasse. Josy

Bibliothèque

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Publié par Sophie
02 octobre 2009 | Permalien |
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Dans Marie-Claire encore, un encart qui parle des livres qui font du bien et dont nous n'avons pas encore parlé ici :
La vie pour s'aimer de l'oncologue David Kayat,
Après le cancer du sein, un féminin à reconstruire d'Elise Ricadat et Lydia Taïeb
Retrouvez le plaisir du goût de Bioalliancepharma.
Bonne lecture à vous !

Retour de Josy

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Publié par josy
30 septembre 2009 | Permalien |
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Un petit coucou de ma part.
Depuis trois jours je me sens en forme et j'en profite pour revenir vers vous .
Vous m'avez manquée .... et comme je suis bavarde, je ne vais pas tarder à réécrire ....
A très bientôt mes amies . Gros bisous . Josy

La vie en rose

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Publié par Sophie
25 septembre 2009 | Permalien |
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Dans quelques jours débutera la campagne de sensibilisation contre le cancer du sein "Octobre rose".
Et pour accueillir ce rendez-vous de sensibilisation, j'écoute "la vie en rose" d'Edith Piaf version Grace Jones.
Si vous voulez en savoir plus sur octobre rose, c'est ICI
Et pensez surtout à écrire vos impressions et vos ressentis sur cet évènement par le biais de notes, de vidéos ou de photos.
N'oubliez pas que "Parle avec elles" est à vous !
Grosses bises toutes roses.

La flash mob ruban rose

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Publié par Sophie
24 septembre 2009 | Permalien |
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L'association "Le cancer du sein parlons en !" organise pour la seconde année consécutive une Flash Mob Ruban Rose à Paris le 1er octobre 2009 à 12 heures.
Je ne connais pas encore le lieu de la Flash Mob mais je vous propose d'envoyer un mail à l'adresse suivante pour en savoir plus : mob@cancerdusein.org
En tous cas, c'est ce que je vais faire à l'instant.
Alors, qui y va chez les parisiennes?

Publié par Cécile
22 septembre 2009 | Permalien |
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Le cancer du sein est parfois si étendu et virulent qu'une ablation du sein est nécessaire. Cette ablation est un moment redouté, parfois mal appréhendé et difficile à dépasser. Lors de la journée du 19 juin nous avons abordé quelques fois l'ablation et la reconstruction, l'importance de ces deux étapes dans la maladie.

Avant de parler d'ablation, il faut déjà bien comprendre ce que représente un sein. Il symbolise pour les femmes différentes représentations. Selon l'ouvrage "Après le cancer du sein" par Elise Ricadat et Lydia Taïeb, "l'organe sein représente pour chaque femme un investissement singulier. Pour certaines, il est l'emblème de leur féminité, pour d'autres il n'est qu'un attribut, pour d'autres encore, la féminité réside dans bien d'autres cachettes secrètes de leur corps ou de leur histoire. C'est à l'écoute de ce féminin singulier que la reconstruction mammaire peut intégrer ce double versant du corps. Quels que soient le rôle et la place du sein dans la féminité de chacune, cette intervention met à mal le sentiment d'unité corporelle. [...] C'est la raison pour laquelle toucher le corps organique en amputant le sein revient à toucher bien plus : c'est toute l'intégrité corporelle et le corps psychique qui sont attaqués par ce geste invasif". Physiquement le sein est une des caractéristiques qui différencie un homme d'une femme. Sans le sein, c'est une partie de notre féminité et de notre représentation auprès des autres et de nous même qui disparaît.

Et quand on parle d'ablation, c'est cette peur de perte de féminité qui prend à la gorge. Toujours selon Elise Ricadat et Lydia Taïeb "[...] l'opération consistant en une ablation du sein engendre une angoisse de défiguration du féminin. Et même si la reconstruction mammaire immédiate offre un merveilleux progrès, évitant la confrontation avec le vide du sein dans le cas, par exemple, d'une reconstruction différée, il n'en reste pas moins qu'elle masque une effroyable mutilation [...]". Le traumatisme est loin d'être évident à accepter.

Par exemple Charlotte disait que "c'est hyper dur à vivre, c'est pas anodin. Ce que je déplore c'est qu'on ne nous prépare pas à le vivre. Il y a aucune préparation en amont, il n'y a pas d'aide après, alors que vraiment on en aurait besoin". Ce n'est effectivement pas "anodin", la perte d'un sein est la perte d'une partie de soi, qui comme nous l'avons vu représente des codes pour tout le monde (féminité, sexualité, maternité, sensualité), même si l'ablation s'inscrit dans un processus de guérison. Françoise disait très justement que "cette perte de quelque chose, en dehors du fait et je ne minimise pas la chose, que c'est quelque chose qui ne se voit pas, c'est une perte comme une autre. C'est aussi difficile à vivre et à accepter que la perte d'un être cher ou la perte d'un enfant qui est aussi une partie de nous".

Il y a donc bien un deuil à faire. Et comment arriver à vivre sans ce sein ? Certaines femmes ne peuvent pas vivre sans la reconstruction : "il y a des femmes qui ne veulent pas se faire reconstruire c'est leur choix. Mais il y en a qui ne peuvent supporter de ne pas être reconstruites, et c'est aussi leur choix, et il faut aussi le respecter. C'est aussi extrêmement important", nous expliquait Jacques ton la femme a souhaité une reconstruction.

Néanmoins il semble que la reconstruction soit souvent traitée secondairement par rapport à l'ablation qui répond à un besoin médical urgent. L'après ablation n'est pas simple à envisager et Charlotte regrette que la patiente ne soit pas suffisamment prise en charge à cette période : "quand on nous dit que la reconstruction est secondaire, je suis désolée mais c'est pas secondaire. On n'a pas le droit de dire ça".

La reconstruction mammaire a beaucoup évolué ces dernières années. Initialement les prothèses proposées étaient remplies de sérum physiologique mais leur rendu esthétique n'était pas satisfaisant. Des résultats plus intéressants ont été obtenus avec les prothèses rempliées de gel de silicone, et leurs différentes formes (presque selon les formes de seins) peuvent convenir à la majeure partie des femmes. Ces prothèses selon Benoît Couturaud "ont une résistance mécanique extrême [...]. Il n'y aucun risque ou danger, on peut faire du sport et il n'est pas prouvé que de ne pas faire de sport va prévenir de l'usure de ces prothèses". Toutefois il n'écarte pas les risques de "rejet" des prothèses, et explique tout ceci dans une vidéo très intéressante (voir la vidéo sur Omega TV). Une vie presque normale peut être retrouvée. Il faudra un certain temps pour s'habituer à la perte du sein initial et l'arrivée du nouveau sein. Dans le livre d'Elise Ricadat et Lydia Taïeb il est dit que : "la patiente cherche au cœur de ce premier regard l'ébauche du sein connu. Or le vrai s'oppose au faux en un dialogue impossible. Cet organe étranger est vierge d'histoire. L'étrangeté du sein reconstruit perturbe l'harmonie d'un corps féminin où l'asymétrie marque un décalage entre un sein flambant et l'autre, fatigué certes mais si familier". Il faut apprendre à apprivoiser ce nouveau sein, à trouver vers quoi il renvoie puisqu'il ne fait référence à aucun souvenir de féminité, sexualité ou maternité. Je vous invite à lire le billet de Charlotte qui se posait beaucoup de questions à une époque sur sa sexualité. Je me disais que depuis qu'elle a une prothèse, peut être qu'elle aborde sa future sexualité avec moins d'appréhension ?

Si vous avez été confrontées à une ablation comment avez-vous vécu ce changement ? Avez-vous souhaité faire une reconstruction mammaire ? Comment cela s'est-il passé pour vous ?

Note : Pour visualiser la vidéo, veuillez entrer le mot de passe : video

Dialogue avec le corps médical

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Publié par Véronique
21 septembre 2009 | Permalien |
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Un autre sujet phare que nous avons abordé lors de notre rencontre le 19 juin est le dialogue avec le corps médical.

Sujet assez compliqué à aborder, mais qu'il me semble intéressant de proposer ici à débat pour que l'on ait différents points de vue et qu'éventuellement certaines idées pour faciliter ce dialogue émergent...

Lors de notre rencontre, nous n'avons malheureusement pas pu avoir de représentant du corps médical parmi nous.

Du côté des patientes, j'ai l'impression que tout le monde est d'accord pour dire que le dialogue avec le corps médical n'est pas aisé et qu'il est même assez compliqué : de l'incompréhension, à une quête d'informations difficile en passant par un manque de confiance et une réassurance quelque fois trop faible...

1. L'annonce
A l'annonce de la maladie, la vie des patientes bascule en un instant. Chacune réagit spontanément avec sa propre personnalité, mais toutes sont déstabilisées et bouleversées ; on parle même de sidération de l'esprit. Plusieurs témoignages montrent que dès cet instant, l'attitude du médecin qui vient d'annoncer la maladie est très importante et pourtant souvent vécue comme pas adaptée à la situation. Jacques nous dit même que pour l'annonce du cancer de sa femme "c'était scandaleux (...) il nous a annoncé ça sans aucune précaution, rien du tout", comme si c'était une formalité.

Dans un interview accordé à Omega TV (la web TV du mieux vivre dont a déjà parlé Sophie), un chirurgien plasticien, Benoît Couturaud, qualifié en chirurgie esthétique reconductrice et oncologue explique à quoi sont confrontés les médecins lors d'une telle annonce : Cancer : comment un médecin l'annonce.

On peut assez facilement imaginer que le rôle de l'oncologue est complexe à ce moment là, "pour à la fois expliquer ce qui se passe, parce que les gens ont vraiment besoin d'informations, ils ont besoin de savoir les traitements, la durée, les souffrances (...), ils ont besoin d'être aidés (...), et puis ils vont avoir besoin d'être rassurés, accompagnés", explique-t-il. C'est un échange toujours différent, dit-il dans lequel il essaie à chaque fois "de s'adapter le plus possible à la réaction de la personne pour l'accompagner le mieux possible" et de trouver le bon dosage : "on leur doit la vérité (...) et on leur doit aussi l'espoir".

3 grands paramètres me paraissent importants pour que cet instant soit géré avec plus de sérénité et vécu le moins douloureusement possible :

- le temps accordé à cet échange : il faut du temps pour aborder le plus tranquillement possible un tel sujet (les oncologues en ont-ils assez ?), du temps pour saisir la portée réelle de l'annonce, du temps pour expliquer et rassurer, du temps pour laisser s'exprimer les premiers ressentis, du temps pour commencer à formuler les premières questions, du temps pour choisir ensemble le meilleur protocole... Faudrait-il, dans l'idéal, systématiquement plusieurs rendez-vous autour de cette annonce ? Le 1er pour l'annonce elle-même et le 2ème pour répondre aux questions et envisager la suite ?

- la personnalité de la patiente : comme dans toutes les épreuves de la vie, on ne réagit pas tous de la même façon. Certaines vont être plus armées personnellement à affronter l'annonce et la maladie que d'autres, qui auront besoin vraisemblablement de plus de réassurance et d'accompagnement. Comment le déceler dès l'annonce ? Comment faire en sorte que, d'un côté, celles qui veulent prendre les choses en main pour affronter la maladie n'aient pas l'impression que ça leur échappe et qu'elles subissent complètement ; et de l'autre, que celles qui ne se sentent pas assez forte pour prendre les devants soient soutenues et guidées ?

- la relation du médecin avec la patiente : une annonce aussi grave et qui touche à l'intime nécessite, il me semble, un climat de confiance. C'est souvent une relation assez distante qui suscite un sentiment de dépossession du corps, réduit au seul corps-objet. Cette relation S'il n'est pas déjà posé grâce à des relations antécédentes, peut-il être rapidement mis en place sur le moment en mettant la patiente dans une disposition favorable (sans "tourner autour du pot" pour autant, lui faire sentir qu'elle est au centre des attentions : le dossier bien maîtrisé, la personne prise en compte dans son individualité, etc.) ?

2. Les traitements
Plus généralement, ce qui se passe au moment de l'annonce, doit se retrouver tout au long du processus de traitements. La patiente, je pense, a besoin de garder confiance en ses interlocuteurs médicaux, et pouvoir auprès d'eux, à son rythme, y trouver informations et réassurance. En pratique, ce n'est pas si simple d'après les différents témoignages entendus.

D'abord, comme le précise bien Béatrice dans son livre "Au-revoir maman", une patiente rencontre de nombreuses personnes lors de son parcours : infirmières, oncologue, chirurgien, radiothérapeute, kinésithérapeute... et j'en oublie sûrement. Béatrice regrette le manque de coordination : "tout le personnel est généralement motivé, mais chacun individuellement, sans communication élargie. Il existe un manque de réseau relationnel, cela se sent, entre tous les soignants d'abord, et entre soignants et malades aussi. (...) La malade se sentirait plus en sécurité devant des soignants plus solidaires et s'il était mieux informé". Charlotte nous a également expliqué qu'elle aussi avait dû aller chercher elle-même les informations et les réponses à ses questions auprès de l'équipe médicale.

Ensuite, Charlotte nous racontait qu'une aide psychologique était proposée habituellement, mais que là encore, les échanges devraient être interprétés à plusieurs niveaux, pour proposer ou imposer selon les situations et les personnes : "c'est difficile de dire "ça va pas" (...) J'attendais du corps médical que quelqu'un vienne et me dise "je te tends la main et je vais t'aider"", plutôt que d'avoir à faire la démarche de demander un soutien, démarche difficile selon les personnalités et histoire de chacun.

Enfin, beaucoup reprochent des relations très froides, voire dépersonnalisées, tout au long des traitements. Béatrice décrit les centres anticancéreux comme particulièrement austère : "D'abord, on prend un ticket, comme dans les rayons boucherie ou crèmerie des grandes surfaces, et on attend patiemment qu'on nous appelle (...) Comme accueil, c'est désastreux. (...) les rendez-vous qui changent souvent, les retards, les avis discordants, la routine pour certains (...) le malade, souvent fragilisé, est parfois un peu perdu dans ces hôpitaux guère accueillants".

3. Fin des traitements
Plusieurs témoignages relatent une chose dont on ne se doute pas a priori : la fin du traitement est une période très dure à vivre, et la patiente se retrouve encore plus isolée pour cette phase.

Les traitements sont finis, donc pour tout le monde (le corps médical et l'entourage), c'est fini. Sauf que débute pour la patiente une phase de reconstruction personnelle. Fatiguée par les traitements et les épreuves émotionnelles, la patiente est pourtant moins soutenue car le corps est guéri, les signes extérieurs de la maladie ont disparu, la bataille est gagnée. Le corps médical a "fini son boulot"...

Toutes ces difficultés de dialogue et de relations évoquées ne remettent pas en cause le professionnalisme de tous ces experts et spécialistes. Bien au contraire, souvent les patientes reconnaissent la valeur professionnelle de ses interlocuteurs dans la dimension technique.

La première raison évoquée spontanément est par contre un manque de personnel à tous les niveaux (oncologues, infirmières, chirurgiens, etc.) qui fait que chacun manque de temps pour mieux accompagner les patientes. De nombreuses patientes ont alors l'impression d'être "traitée comme un numéro", sans aucune dimension humaine.
D'après vous, le manque de personnel est-il à l'origine des problèmes rencontrés dans le dialogue patiente/corps médical ? Plus de personnel, donc plus de temps, plus de coordination, plus de proximité ... ? N'y a-t-il pas une organisation à imaginer autour du soutien en continu de chaque patiente ?

Note : Pour visualiser la vidéo, veuillez entrer le mot de passe : video

Travail et cancer

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Publié par superbéa 83
16 septembre 2009 | Permalien |
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C'est la rentrée pour tout le monde, et j'avoue que je déprime. Je ne sais plus ou j'en suis professionellement parlant, pourtant je ne suis pas la plus à plaindre, je suis en arrêt de travail et je perçois les indemnités journalières de la sécu et je sais que ce n'est pas pour tout le monde pareil. Certaines d'entres vous continuent de travailler même pendant les traitements parce qu'elles n'ont pas le choix financièrement ou parce qu'elles préfèrent s'occuper l'esprit. Toutes les choix sont louables, à condition que ce soit vraiement des choix. Perso, je n'ai tjs pas retrouver l'usage de mon bras et de mon épaule et j'ai un lymphoedème, personne ne sait trop pourquoi, ni comment celà va évoluer, j'ai des projets professionels mais ils sont contrariés par cette invalidité. Certains me disent de faire un dossier de demande d'handicap à la cotorep. Dois je attendre une amélioration ? Enfin je ne sais pas que faire, et je me sens un peu inutile, il va falloir à nouveau ajuster ce que je veux avec ce que je peux.
Racontez moi un peu comment vous avez gérer votre travail pendant et après vos traitements et aussi comment vos collègues et employeurs vous on aidé ou pas à travers votre parcours. Et financièrement, qu'elle a été l'influence de la maladie ?
Béa

Publié par Véronique
16 septembre 2009 | Permalien |
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Une réflexion d'Augustine m'a interpellée lors de nos échanges de juin : finalement, c'est plus dur de l'annoncer à ses parents qu'à ses enfants...

L'annonce de son cancer aux proches est une vraie épreuve et ses circonstances dépendent de la relation initiale qu'on a avec la personne à qui on l'annonce. Charlotte nous a d'ailleurs raconté l'annonce à sa mère, par l'intermédiaire d'un médecin, alors qu'elles étaient "fâchées" depuis un an et demi...

Chaque situation est différente, mais c'est vrai qu'en annonçant à ses propres parents qu'on a un cancer, plusieurs sentiments peuvent se mêler : un besoin fort de le dire pour être soutenue voire chouchoutée, la peur de leur "faire du mal", peut-être même la peur de les décevoir ... ?

Maman de 2 enfants, je n'ai pas de mal à me projeter et imaginer dans quel état me mettrait l'annonce d'une maladie importante pour un de mes enfants. Certes ils sont encore en bas âge et on a sûrement tendance à les surprotéger quand ils sont chez nous, mais je pense qu'un parent le reste même avec des enfants adultes, voire déjà parents, et s'inquiète toujours du devenir de ses enfants (différemment bien sûr, mais avec la même intensité, non ?). Et il est naturellement impensable pour un parent qu'un de ses enfants peut peut-être partir avant lui...

Aussi, annoncer à ses parents que l'on est malade, c'est sûrement leur causer du souci : est-ce ça qui est dur à surpasser à ce moment là ? Est-ce lutter entre le besoin de leur dire et l'envie de les protéger ? Est-ce qu'on se projette avec nos propres peurs par rapport à nos enfants ? Est-ce que le plus compliqué est d'accepter apparaître fragile à leurs yeux ? Ou un peu de tout cela mélangé ?

Beaucoup de questions, n'est-ce pas ?! ;-) Comment avez-vous vécu ça de votre côté ?

Note : Pour visualiser la vidéo, veuillez entrer le mot de passe : video

Publié par Cécile
14 septembre 2009 | Permalien |
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Le 9 Septembre (donc mercredi) vous pourrez trouver en kiosque un numéro d'octobre de Marie-Claire un peu spécial qui fait déjà écho un peu partout sur le web. "Depuis 1993, le groupe Marie Claire, en partenariat avec le groupe Estée Lauder-Clinique et l'Association NRB-Vaincre le cancer, s'est mobilisé contre le cancer du sein et milite pour son dépistage précoce".

Marie-Claire s'engage pour le dépistage gratuit dès 40 ans. L'idée est donc venue de proposer à des personnalités de poser les seins nus dans le magazine. Sophie Davant (très concernée par la maladie j'en avais parlé ici), Hélène Darroze, Estelle Lefébure, Elsa Zylberstein, Sylvie Testud, Nathalie Rykiel, Mathilda May, Rossy de Palma, Rachida Brakni et Julie Depardieu ont tombé la chemise pour le numéro d'octobre pour sensibiliser les femmes à l'importance du dépistage. On retrouvera donc ce slogan sur une affiche pour par exemple Sophie Davant : "Sophie Davant va montrer ses seins, elle va sauver sa vie".

S'il vous fallait une raison d'acheter Marie-Claire du mois prochain en voilà une qui plaira probablement à vos compagnons.

Plus d'informations sur le site de Marie-Claire.

je voudrais mais ne peux...

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Publié par fanfran
10 septembre 2009 | Permalien |
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j'avais tapé des réflexions après avoir lu ton message et j'ai effacé croyant avoir 'envoyé'
j'ai lu Corinne tes réflexions.j'ai pris des notes, je vais aller marcher avec elles dans un coin de la tête pour venir ensuite bavarder avec vous toutes A tout à l'heure Fanfran

Nos proches et leurs réactions

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Publié par bfrance
09 septembre 2009 | Permalien |
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En début de semaine, mon mari a téléphoné à sa soeur qui habite montréal afin que nous puissons aller coucher mardi et mercredi pour que je sois proche de l'hôpital pour mes examens.

J'ai 2 examens à passer, (mardi et jeudi). Pour moi retourner à Montréal en 2 jours est très fatigant et avoir pu coucher ça nous aurait éviter beaucoup de route et de stress et de sous aussi.

Mais voilà que ma belle-soeur nous a refusé le gîte prétextant qu'elle ne pouvait nous recevoir. Mon mari a ressenti un très grand malaise en lui parlant et il en a conclus qu'elle ne voulait tout simplement pas que nous y allions.

J'ai été tellement fâchée, je ne pouvais croire qu'elle puisse être si sans coeur, nous n'y allions pas pour une partie de plaisir, mais pour ma santé afin que je passe les examens. Mon mari a même pleuré de se faire refuser le gîte par sa propre soeur, il était estomaqué.

J'ai éprouvé de la rage et j'en éprouve encore, je ne lui pardonne pas et croyez-moi elle le saura. Je serai diplomate mais je lui ferai comprendre que c'était essentiel que je passe ces examens. J'ai dû annuler celui de jeudi car il est trop tôt le matin et avec la circulation matinale, même si je partais à 5h du matin ici je ne serais pas à l'heure pour mon examen.

Je n'aurais même pas refuser le gîte à une amie que je cotoie sur internet afin de lui rendre ces deux journées le plus facile pour elle sans avoir trop de fatigue. Je ne refuserais même pas d'accueillir un chien abandonné.

Alors laissez-moi vous dire que ma famille (belle-famille) je les trouve tellement absent dans tout ça, aucun support, si on en parle, car on veut de mes nouvelles, le mari de mon autre belle soeur me dit de la fermer. Très diplomate le monsieur pour un ancien professeur. La diplomatie il ne connait pas cela.

Je ressens plus d'attention de mes amis(es) virtuelles que de mes vrais(es) amis(es) et je trouve ca écoeurant que mes vrais amis m'évite s'il me rencontre. Nous ne sommes pas des personnes contagieuses et à me voir je n,ai absolument pas l'air malade. Oui mesdames je suis écoeurée de tout ça.

Je me suis toujours dit on ne fait pas aux autres ce que l'on ne veut pas que l'on nous fasse, et n'attendons pas que la personne en question ne soit plus de ce monde pour enfin réaliser qu'elle n'est plus là et qu'il est trop tard pour réparer.

J'ai été choquée toute la semaine dernière et j'ai de la rancune. Ça passera mais je n'oublie pas facilement les gens qui ne sont pas corrects avec moi ou mon mari.

Je sais que bcp de gens ne peuvent pas parler de cancer, mais on peut nous aborder et nous parler d'autres choses.

Il fallait que je l'exprime, ça ne sert à rien de garder cette colère à l'intérieur de moi qui est néfaste, j,ai besoin de gens positifs et aimants autour de moi.

Des témoignages si vous avez vécu ou vivez une situation similaire.
Bisous bfrance

Pouchkine n'est plus là

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Publié par Mélilotous
07 septembre 2009 | Permalien |
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J'ai un peu hésité à l'écrire, parce que ce sont des nouvelles qui font mal, mais je pense que c'est bien aussi de lui rendre hommage.
Elle nous a quitté samedi soir.
http://www.guerir.fr/Members/martinefardeau/blog/archive/2009/09/07/ghis-nous-a-quittes
Méli

Dialogue sur le web

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Publié par Cécile
07 septembre 2009 | Permalien |
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Nous continuons de parcourir tous les axes de réflexion autour du DIALOGUE, évoqués lors de la journée de rencontre du 19 juin. Je me suis intéressée au dialogue sur le web qui, je pense, nous touche tous ici.

Le dialogue sur le web est assez différent du dialogue que l'on connaît avec ses proches, ses collègues de travail ou encore avec le corps médical. Dans le domaine de la santé, souvent le discours du médecin n'est pas suffisant, on a besoin d'une autre source d'informations et de soutien. Charlotte nous expliquait que pour elle, la maladie était presque comme une "honte", il ne fallait pas la nommer et rester discrète vis-à-vis de celle-ci. Le besoin d'aller plus loin, de pouvoir échanger avec des gens qui vivent les mêmes expériences que nous est important. Et sur le web on se rassure, on se rapproche plus facilement des autres. Charlotte nous disait que le web "on se de désinhibe, c'est comme sur en site de rencontres finalement, il y a un écran et on peut dire ce qu'on veut". Le virtuel rend sûrement le dialogue plus aisé.

Le support numérique donne la possibilité aux gens de moins se retenir, et de ne pas avoir peur de choquer grâce à l'anonymat. On peut très bien être malade mais enfiler un costume : être complètement soi, ou ne dire que ce que l'on souhaite dire. "On n'a pas envie d'être différent des autres ; il y a déjà le fait de ne plus avoir de cheveux, de ne plus avoir de cil, on est déjà différent et on n'a pas envie" comme l'expliquait Charlotte. On contrôle l'image que l'on donne aux autres de soi-même.

Je crois que toutefois cet anonymat est relatif puisque lorsqu'on touche à des sujets sensibles, ce que l'on dit de nous peut être de plus en plus intime. De plus des liens forts se créent, et Parle Avec Elles en est la preuve. Ces liens sont parfois si forts, qu'il devient difficile de ne pas se sentir happé par ce que vivent les autres, parce qu'émotionnellement on s'implique ici. Cela me fait donc penser à Françoise qui se demandait si l'on faisait bien attention au message délivré "quand on écrit et que tout le monde va le lire, est-ce que l'on prend en compte l'autre qui est en face et qui va le recevoir".

En fonction de ce que l'on dit sur le web l'attente ne sera pas la même. Est-ce que, comme disait Vanessa, on parle avant tout sur le web pour laisser une trace et "si c'est lu, pas lu, commenté pas commenté, en fait aucun intérêt, c'est juste pour poser quelque part (...) ça y est c'est dit et puis les gens qui veulent réagir, réagissent ou non" ? Ou bien est ce que l'on a besoin avant tout d'un retour de la communauté qui nous lit ? Ou bien est-ce que finalement comme l'expliquait Pierre de Tribu Cancer, finalement ce qui importe le plus, ce n'est pas forcément le contenu de la réponse, mais le fait de donner une réponse.

Je crois que si l'on vient ici on a d'abord besoin de le faire, de se retrouver dans ce qui est dit et de partager des expériences, mais au plus profond de nous on attend une réponse, un écho à ce que l'on dit. Car par la réponse il y a une reconnaissance de la part du lecteur, une chaleur qui se dégage. J'ai entendu lors de cette journée que Parle Avec Elles est "tout sauf un hall de gare, mais plutôt une maison, avec de la chaleur humaine et une ambiance familiale".

Avec mon blog personnel (axé sur la musique), j'avais envie d'apprendre sur moi-même, sur les autres. J'ai fait de mon blog une sorte de thérapie peu coûteuse mais riche en échanges. J'avais besoin de réponses, et je crois qu'ici on a toutes besoin de réponses, même les plus dépouillées.

Qu'est ce que ça vous apporter de venir ici témoigner ? Qu'attendez-vous de la communauté ? Autant de questionnements supplémentaires qui méritent vos avis...

Note : Pour visualiser la vidéo, veuillez entrer le mot de passe : video

Le cancer du sein en BD

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Publié par Sophie
23 juillet 2009 | Permalien |
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Lorsque l'on apprend que l'on a un cancer du sein, inéluctablement, les questions se posent en rafale.
Outre celles qui concernent nos propres émotions, celles liées à ses proches, à la gestion du travail et du quotidien, les documents pédagogiques proposés aux médecins afin qu'ils puissent les remettre aux femmes concernées peuvent aider.
C'est ainsi que Roche Roche a eu l'idée de mettre à disposition des patientes des bandes dessinées,
L'objectif de ces documents est d'informer et d'accompagner la patiente dans le cadre lors de la consultation d'annonce, surtout au moment de l'initiation du traitement en situation adjuvante (au stade précoce de la maladie).
Ces documents ont été réalisés sous l'égide du Pr Marc Spielmann de l'IGR qui explique :« La bande dessinée permet, à partir d'exemples concrets dans lesquels les femmes peuvent s'identifier, de répondre au mieux aux principales questions des patientes et de leur apporter informations, conseils pratiques et réconfort ».
Je vous propose aujourd'hui ces deux BD en téléchargement, en espérant que cela puisse aider certaines d'entre vous.
cancer du sein BD1.pdf
cancer du sein BD2.pdf

Le temps des vacances

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Publié par Sophie
22 juillet 2009 | Permalien |
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Il est grand temps de prendre des vacances et pour moi, cette heure joyeuse sonne dès vendredi, ce jusqu'au 1er septembre inclus.
Ce que je vais faire?
Me ressourcer gentiment auprès de ma famille et découvrir une région que je ne connais pas, le Périgord noir.
Bien entendu, je penserai à vous rapporter des photos.
Durant ce temps de repos, je lirai sans doute, me connecterai sans doute aussi mais vraiment beaucoup moins et seulement pour les urgences.
Ainsi, si vous avez des articles que vous désirez publier avant vendredi, et bien, allez-y, c'est le moment.
Je vous embrasse et cours préparer mes valises :-)

L'appel de Liva

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Publié par Sophie
20 juillet 2009 | Permalien |
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Les amis, je viens d'avoir ma copine Liva au bout du fil.
Revenue de vacances hier soir, elle vient d'apprendre que sa meilleure amie est en ce moment-même au bloc opératoire pour une ablation du sein.
Bien sûr, Liva savait que son amie devait se faire opérer mais elle pensait que cela pourrait attendre quelques jours.
Comme elle est un peu sonnée, elle m'a demandé de vous écrire avant de venir nous rejoindre.
Elle se pose la question suivante : qu'offrir à sa meilleure amie pour lui remonter le moral dès son réveil?
Nota bene : son amie n'est pas féminine et c'est Liva qui lui apprend les petits gestes de nanas.
J'ai proposé à Liva de venir avec une Terracotta accompagnée d'un petit mot disant grosso modo : Ma chérie, je t'amène un grand rayon de soleil.
Et vous, à quoi songez-vous?
Merci beaucoup d'aider Liva qui n'est pas au mieux, on s'en doute et qui fonce à l'hôpital pour être au chevet de son amie.

Charlotte

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Publié par fanfran
17 juillet 2009 | Permalien |
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Bonne fête à, aux Charlotte
Des pensées vers toi. Je ne sais comment faire une annonce plus intime, ma naïveté sans doute
Je t'embrasse Charlotte que j'ai rencontrée et apprécié Françoise

Publié par Sophie
17 juillet 2009 | Permalien |
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Sur ma lancée, j'ai googlelisé Myriam Ullens et je suis tombée sur un petit bijou : Omega TV.
Une web TV française consacrée au mieux-être qui a eu le privilège de recevoir Mimi en consultante.
Ainsi, au travers de formats courts, elle parle de son cancer d'une façon naturelle et aborde différents sujets comme :


  • La mort: "le jour où je l'ai vu en face"?

  • Le cancer: il aura été pour moi une naissance!

  • Le cancer: la Fondation Mimi?

  • Le cancer: comment vivre la chimio ?

  • Le cancer: peut-on se le créer?

  • Le maladie: renforce t-elle la croyance?

  • Le cancer: pourquoi faut-il se battre jusqu'au bout ?

  • La maladie: faut-il en parler ou la cacher?

  • La maladie: l'impact sur sa famille?

  • Le cancer: le témoignage d'une grande personnalité belge!

  • Le cancer: comment en limiter les risques?

  • Le cancer: comment l'annoncer à son entourage?

  • La Fondation Mimi: face au cancer, offrons de la douceur!


J'ai écouté quelques séquences notamment "Le cancer: il aura été pour moi une naissance!" et j'avoue que la façon dont les choses sont dites par Myriam sont si claires que tout le monde devraient les entendre.
Voila, je rends l'antenne et vous laisse la parole :-)

Publié par Sophie
16 juillet 2009 | Permalien |
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Il y a six ans, lorsque Myriam Ullens apprend son cancer, c'est évidemment un choc. L'angoisse, la douleur, les traitements lourds, la fatigue intense, autant de combats qu'elle partage avec les malades qu'elle rencontre.
Lors d'une visite de contrôle, Myriam réalise que la lutte contre la maladie n'est pas seulement une question médicale. Autour d'elle, des patients suivent les mêmes protocoles médicaux lourds, mais quand elle peut s'octroyer repos, réconfort physique et qualité de vie, d'autres rencontrent quotidiennement de nombreuses difficultés : garde d'enfants, manque d'argent, solitude face à la maladie, regard différent posé sur soi, regard effrayé des autres, proches désemparés, parfois absents.
Dès lors, une fois guérie, Myriam qui aime qu'on l'appelle Mimi, décide de créer sa fondation.
C'est une évidence, un cancer doit être attaqué sur tous les fronts : prendre soin de soi permet de conserver de l'estime, du courage, de la force pour vaincre la maladie.
Et c'est sur ce postulat qu'est née la Fondation Mimi qui s'est donné pour fer de lance de proposer un complément au travail formidable des équipes médicales.
Il s'agit d'installer au sein même des services d'oncologie, une unité de
« mieux-être ». Les locaux prêtés gracieusement par l'hôpital sont entièrement réaménagés pour créer une atmosphère apaisante et chaleureuse et faire oublier un univers parfois anxiogène.
Trois services sont proposés aux malades : un accompagnement psychologique pour le patient et sa famille, un atelier coiffure (choix de perruques et foulards et aide au financement de ces accessoires), des soins esthétiques spécifiques.
Tout est entièrement gratuit et est à la disposition des malades qu'ils soient hospitalisés ou non.
De plus, chaque équipe de soins est composée de professionnels, qui ont tous suivi une formation spécifique pour accompagner les malades. Elle est complètement intégrée à l'équipe médicale, ce qui lui permet de connaître le parcours et les besoins de chaque patient afin d'adapter au mieux les soins.
En Belgique, 9000 patients ont bénéficié de l'aide de la Fondation Mimi.
La douceur face au désespoir. Le bien-être face à la douleur. Une autre façon d'aborder la maladie pour un même but : soigner et guérir.
En France, la 1ère unité ouvrira en mars 2010 à la Pitié Salpétrière.
Et pour soutenir cette action, la Fondation a besoin de fonds et a trouvé une idée originale pour faire parler d'elle :
D'une part, Danièle Thompson, Emmanuelle Béart, Claude Lelouch, Francis Huster, Patrick Bruel s'engagent auprès de la Fondation Mimi.
D'autre part, Un spot TV de 30 secondes sera diffusé sur les chaînes nationales.
Une campagne d'affichage, réalisée par Jean-Daniel Lorieux, appuiera cette action de communication.
Enfin, en France, du 21 septembre au 3 octobre 2009,une sucette lumineuse sera vendue 5 € dans les points de vente qui ont du cœur : 1000 bureaux de la Poste, les stations Total, les Relais H, les magasins La Grande Récrée...
Une bien belle offrande sucrée à faire autour de soi pour donner de la douceur aux patientes, vous ne trouvez pas?


Publié par Véronique
15 juillet 2009 | Permalien |
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Comme l'a dit Sophie dans un précédent édito, « vendredi 19 juin 2009, quelque part dans Paris, nous nous sommes retrouvés ». Ce jour-là, nous avons axé nos réflexions sur le DIALOGUE.
Aujourd'hui je souhaiterais revenir sur un aspect particulier du dialogue : le dialogue avec l'entourage proche, et notamment avec les enfants (nous pourrons je pense reparler des relations avec les maris, les conjoints, les parents ou les amis dans de futurs billets).

Dialogue avec les enfants : leur annoncer la maladie, instaurer le dialogue autour de ce sujet, les informer et les rassurer en même temps...

Il n'y a bien sûr pas une seule formule pour dialoguer avec ses enfants sur un sujet de cette importance ; c'est à chacun de trouver les situations et les mots pour parler de la maladie, en fonction de sa personnalité et de la relation à ses enfants. Jacques nous disait justement à propos de l'annonce de la maladie que, bien souvent, la réaction de la personne à qui on l'annonce, dépend de la façon dont on l'annonce. Pour les enfants, c'est peut-être un peu plus compliqué ; ils sont aux premières loges et l'annonce est souvent violente pour eux.

Charlotte nous a raconté qu'elle avait, de son côté, choisi un moment agréable d'une glace offerte le long des berges pour l'annoncer à ses filles (qui n'ont d'ailleurs pas fini leurs glaces alors). Elle a préféré leur dire franchement avec simplicité. Augustine a également choisi de dire rapidement la vérité aux siennes, en expliquant à la plus petite pour que ce soit plus parlant que « maman allait être sûrement très fatiguée ».

Leur expliquer la situation présente et rester à chaque instant disponible pour en dire plus et répondre aux questions est apparemment la démarche qui est apparue souvent la plus adaptée à la situation.

Pour Béatrice la première question qui est venue de ses enfants a été : « Maman, ça peut être grave, un cancer ? » Il me semble qu'avec leurs mots, ils ont bien exprimé le principal problème auquel les enfants sont alors confrontés dès l'annonce : prendre conscience de la mort, qui peut être très proche.

En fonction de l'âge, l'écho de l'annonce dans la tête de nos enfants ne doit pas être le même et lors de nos discussions il m'a semblé que le plus compliqué était sûrement avec les adolescents. C'est vrai qu'à cet âge là, où on est en général en opposition à nos parents et où l'on tente (désespérément ;-) de prendre de la distance et de l'indépendance, on a besoin de savoir (même si on ne l'avoue jamais !), que nos parents sont là, derrière nous, solides. Les voir, comme on les voit rarement, fragiles et malades, est juste impensable pour eux et très dur à accepter.

Les ados de Charlotte et Augustine ont manifesté différemment cette difficulté : les premières en ne ménageant pas leur maman (« elles ne m'ont pas fait de cadeau du tout ! » nous disait Charlotte), la dernière se comportant comme s'il n'y avait jamais eu d'annonce (« elle a fait comme si de rien n'était » nous expliquait Augustine).

Une piste de réflexion proposée par Fanfran est que la réaction de nos ados est aussi une façon de dire : « mais maman, est-ce que tu sais que tu es forte ? Moi, je veux que tu sois forte ; montre moi que tu peux être forte ». Pas facile de gérer son ado en même temps que sa fatigue, ses traitements, son entourage...

En parlant des ados, je voulais aussi rebondir sur discussion lancée déjà ici par Charlotte en mai dernier qui aborde leur attitude face à la maladie. C'est un aspect également qui a été abordé lors de nos discussions : très souvent, ils ne veulent pas en parler autour d'eux. Très rarement au sein de la famille, mais presque jamais en dehors, ni même à leurs amis les plus proches. « Je n'ai pas envie qu'elles aient pitié » a expliqué la fille d'Augustine à sa maman...

Mais peuvent-ils seulement en parler ? A qui ? Dans quelles situations ? Il semble qu'il n'y ait pas de structures prévues pour qu'ils puissent s'exprimer, venir parler de leurs angoisses, de leurs interrogations et trouver réponses à leur question.

N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences, points de vue et réflexions sur tous ces sujets qui mêlent sentiments, émotions, projections et peurs... cela permettra sûrement de donner quelques billes à celles et ceux qui ont à gérer une telle situation.

La question de Marie

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Publié par Sophie
09 juillet 2009 | Permalien |
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Je reprends la question que Marie a laissé en commentaire pour laisser au plus grand nombre d'entre vous la possibilité de lui répondre d'une part et de la soutenir ensuite.
Marie, nous sommes-là.

"Je vais bientôt perdre ma belle-mère d'un cancer du sein. 6 chimios pour le sein et 24 chimios pour métastases au foie, ils l'ont achevée ! Pourquoi n'a t elle pas bénéficié des traitements complémentaires type traitement hormonal pour 5 ans ou herceptine ? Mon père n'a pas osé le demander au cancerologue, qui se targuait de dire qu'il savait lutter contre la douleur, dans les phases terminales ! Est ce que l'un d'entre vous, n'aura pas de traitement complémentaire après sa chimio ?"

Publié par Sophie
09 juillet 2009 | Permalien |
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La sélection d'un manuscrit est toujours délicate... ou peut aller très vite ! En effet, beaucoup d'auteurs envoient leurs textes sans trop se soucier de la ligne éditoriale des éditeurs à qui ils postent leur prose. Du coup, des éditeurs reçoivent par exemple de la science-fiction ou de la poésie alors qu'ils n'en font pas du tout. Dans ce cas, la lettre de refus est vite dégainée. Le premier bon point de Béatrice est d'avoir ciblé les éditeurs qu'elle a contactés. La maison d'édition ayant une collection récit/témoignage, elle était dans le créneau.
Pour qu'un texte soit sélectionné, il faut ensuite que le contenu puisse intéresser un maximum de personnes et soit facilement compréhensible. Même si quelques passages devaient être réécrits, l'écriture était dynamique et en lisant, j'avais envie de savoir la suite. Quand je lis un manuscrit d'une traite, c'est toujours bon signe. On peut toujours pinailler sur un mot, une phrase ou de la ponctuation. Mais c'est secondaire. L'important dans la première lecture, c'est si on est ou non happé par le texte. Un peu comme dans la série " 24 heures" pour ceux et celles qui connaissent : on voit le premier épisode et puis on veut connaître la suite. J'ai eu cette même impression en lisant le manuscrit. Même si Béatrice aborde des sujets familiaux difficiles, les différentes étapes de son cancer, on entre dans le livre et on n'en sort plus.
Ce qui m'a touché, ce sont ses changements d'humeur selon les chapitres : désappointée, triste, requinquée, volontaire. Son texte montre également que même si les médecins et spécialistes possèdent de grandes qualités professionnelles, les erreurs médicales existent et les praticiens s'opposent souvent entre eux à propos des diagnostics et des traitements. Sauf qu'au milieu, il y a une patiente qui souhaite obtenir des réponses claires à son problème de santé, des réponses qui soient données avec un minimum d'humanité. De nombreux malades sont en effet traités comme « de simples numéros ».
Heureusement, elle a le soutien de sa famille, qui l'a aidée dans les bons comme dans les mauvais moments. La clé d'une guérison passe aussi par là : un cercle familial soudé et optimiste quoi qu'il arrive.

Signé Yannick, l'éditeur de Béa.

Au revoir maman par Superbéa

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Publié par Sophie
06 juillet 2009 | Permalien |
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Le livre de Superbéa est en vente sur Amazon.
Quelle fierté pour nous d'accueillir l'oeuvre de Béatrice qui nous est présenté comme tel par son éditeur :
Présentation de l'éditeur
"Le cancer, ça n'arrive qu'aux autres ? Béatrice, âgée de vingt ans, perd sa maman, atteinte d'un cancer du sein. A quarante-cinq ans, elle apprend qu'à son tour elle est touchée par cette maladie qui va complètement bouleverser sa vie, ses perspectives d'avenir et l'obliger à se replonger dans des souvenirs douloureux. Un retour vers un passé renvoyé par la maladie, vers des deuils poussiéreux non résolus. Une femme comme vous, une femme qui va se révéler être faible et forte, lasse et combative, fragile et déterminée. Un récit sincère qui relate un chemin de vie difficile, émouvant et hors du commun. Un témoignage qui aborde très justement l'interaction entre psychisme et cancer. La possibilité de flirter avec les drames humains, la mort d êtres chers, le suicide, la maladie, la volonté de s'en sortir, l'espoir d'un autre regard sur le cancer..."
Je vais le commander ce matin.
Qui me suit?

Tamoxifene et grossesse?

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Publié par cynthia
05 juillet 2009 | Permalien |
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Es-ce qu'il y a quelqu'une qui a deja pris Tamoxifene et qui a la suite du traitement de Tamoxifene, a decide de devenir enceinte. Que ce soit pendant que vous prenniez
Tamoxifene ou juste apres que vous avez cesser le Tamoxifene. J'ai 42 ans et ca fait 2 ans que je prend Tamoxifene. Je veux devenir enceinte le plus vite possible. aidez-moi a m'informer. Ce n'est pas facile au quebec de trouver mere-porteuse, je veux avoir un bébé alors informez-moi si vous êtes la personne. Je veux réaliser le rêve que je n'ai pu realiser avant pour la simple raison que je n'avais pas trouve encore la perle (homme) pour m'aimer.
Merci.

Le lymphoedème

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Publié par bfrance
29 juin 2009 | Permalien |
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Bonjour les filles, me revoici après quelques jours d'absence. J'ai reçu un traitement d'arédia pour mes os mercredi le 24 juin et je me suis sentie patraque pour les 2 jours qui ont suivis.

Me revoici en forme et je voulais vous parler du lymphoedème. J'ai un léger lymphoedème, j'ai vu un physiothérapeute le 26 juin pour évaluer ma réhabilitation de l'épaule. Il était fier de moi car il trouve que j'ai tout de même bien amélioré ma mobilité, il me reste un 15% à gagner pour retrouver une mobilité presque parfaite. Il me fera faire des exercices plus poussés afin d'améliorer ma condition.

Pour ce qui est du lymphoedème, la physiothérapie ne peut pas faire de miracle. Il m'a conseillé de voir une massothérapeute qui fait des drainages lymphatiques (méthode Lebed). Il m'a demandé si j'avais déjà vu un lymphoedème important c'est-à-dire bras enflé jusqu'à la main. Je lui ai répondu que non et que je voulais éviter à tout prix que cela m'arrive.

Donc je vais prendre rendez-vous la semaine prochaine pour recevoir ses traitements car c'est douloureux cette enflure et je vous en donnerai des nouvelles par la suite.

Bye Bye Michaël

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Publié par Sophie
26 juin 2009 | Permalien |
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Avec Farah, c'est un autre personnage qui nous a beaucoup marqué qui disparaît aujourd'hui et si j'ai choisi d'en parler, c'est parce que ses pas de danse, sa voix et sa musique ont largement contribué à nous rendre heureux.
Comme pour beaucoup, Michaël, c'est toute mon enfance, puis mon adolescence.
Une révolution pour tous les jeunes que nous étions alors et que nous sommes toujours d'ailleurs ;-)
Mais c'est aussi un être paradoxal, enfant prodige, martyrisé par un père extrêmement destructeur qui deviendra ensuite l'homme enfant que nous connaissons tous.
Né noir, mort ni noir ni blanc et célébré aujourd'hui à Harlem.
Je retiens surtout un personnage à l'histoire triste, qui malgré sa très grande réussite et la trace qu'il laissera dans l'histoire ne s'aimait pas.
Outre son excellence musicale et seschorégraphies que nous avons essayé mille fois de refaire ma soeur et moi sans jamais y arriver. ce sont ces opérations multiples, pour écraser ce nez dont son père se moquait qui me marque ensuite.
Je terminerai chagrinée, en faisant un synospis sur ces dernières années...L'histoire de pédophilie, ses amours contrariés voire jamais vraiment réalisées réalistes, son rapport avec son image, sa déchéance.
Un personnage que personne ne saisit, et sans doute pas lui-même...
Un chagrin donc ce matin, pour un incontestable talent qui s'est fait très mal à son image, qui a souffert plus que cela n'est possible et qui brillera comme une étoile scintillante au firmament des icônes.
Je suis certaine que vous aurez vous aussi mille et une choses à dire à son sujet.
Personnellement, je lui souhaite un apaisement...

Publié par Sophie
25 juin 2009 | Permalien |
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J'ai écrit un article la semaine dernière qui commençait ainsi : "comme Jade Goody, notre Farah Fawcett est en phase terminale et sa lutte contre le cancer devait être médiatisée".
J'allais terminer l'article cet après-midi et je ne sais pourquoi je n'ai pas arrêté de penser à elle, ne réussissant pas à mettre un point final à mon écrit.
Et puis en m'installant il y a cinq minutes devant mon écran de télévision, j'ai appris qu'elle était partie pour un monde meilleur.
Je me dis alors qu'à ma façon, je l'ai accompagné...
Au revoir Farah, pour moi, tu resteras toujours une bien jolie drôle de dame.

La ritournelle

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Publié par Sophie
25 juin 2009 | Permalien |
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Un air que j'aime, que je trouve léger, qui me donne le moral.
Voila, je voulais le partager.
Tout simplement...

Parle avec Elles

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Publié par superbéa 83
25 juin 2009 | Permalien |
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Hier soir tard, je repensais aux explications de Sophie, sur le nom de ce forum, puis à toutes celles que je connais plus ou moins bien et qui le font exister. De ma réverie est né se petit poème que je vous dédie.

PARLE AVEC ELLES

« Parle avec elles » sonne comme un appel
Pour apaiser les esprits rebelles.
Communauté de femmes, comme vous, comme elles
Avec chacune son intime parcelle.

« Parle avec elles », femmes virtuelles ou réelles ?
Pour partager des idées essentielles.
Mots sur des maux parfois cruels
Espace pour femmes exceptionnelles.

« Parle avec elles » amitiés relationnelles
Espace de vie pleine d'étincelles
De cris remplis de décibels
Pour des sœurs devenues belles.

« Parle avec elles » pour qui ? Pour toi ? Pour elle ?
Pour toutes celles qui veulent, veillent
Et peinent à trouver le sommeil.
« Parle avec elles »un rituel qui sonne comme un rappel.

Béa

Oncogènétique

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Publié par superbéa 83
24 juin 2009 | Permalien |
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L'oncogénétique

C'est la science qui détermine le caractère héréditaire d'un cancer du sein, de l'ovaire ou du colon. Elle se caractérise par la recherche de certains gènes spécifiques. Ces types de cancer ne représentent que 5 pourcent des cancers du sein et sont recherchés en fonction des taux de probabilité et après étude de l'arbre généalogique du malade, en consultations d'oncogénétiques. S'ils sont réalisés, il se résume à une simple prise de sang, mais les recherches génétiques sont complexes et les résultats sont souvent obtenus après un an d'attente. Sylvie, récemment sur ce forum, nous exposait les problèmes relationnels et psychologiques engendrés par ces tests, et les difficultés de communication avec sa famille et sa maman. J'ai trouvé la semaine dernière un article à partager avec vous sur ce sujet. Les questions qui en découlent sont nombreuses : qu'impliquent ces tests ? Comment une maman « accepte » et vit la possibilité d'avoir transmis un tel gène ? Faut-il savoir à tout prix ? A-t-on le droit de refuser ? Et surtout, comment vit-on quand on apprend qu'on est porteuse du gène ? Faut -il opter pour une chirurgie préventive ? Que deviennent les relations familiales ? Quelle est la prise en charge proposée ?....


Partageons

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Publié par fanfran
22 juin 2009 | Permalien |
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Bonjour à vous tous et toutes
D'une vidéo que je pensais partager en relation à deux, je me retrouve à créer ma toute première note et à l' adresser à plusieurs; ceci ne change en rien l'élan que m'ont donné ces images. Je propose que nous le vivions ensemble. Je vous embrasse Fanfran
PS ma hâte et mon inexpérience explique la brièveté de ce premier message; à plus tard

Publié par charlotte94
22 juin 2009 | Permalien |
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Bonjour à toutes et tous je l'espère...

Je me pose la question suivante : comment vivez vous votre sexualité avec la moitité de vos atouts féminin...

Comment réagissent vos maris ? Et si comme moi vous êtes seule, voyez vous un avenir à ce niveau ? Pouvez vous accepter et faire accepter ce handicap ?
Pourquoi n'avons nous aucune aide pour nous accepter telle que nous sommes aujourd'hui ?

C'est vrai que l'aide est proposée. Mais il est vrai aussi que si comme moi vous n'acceptez pas de vous montrer vulnérable, vous ne l'acceptez pas cette aide. Je crois qu'on devrait nous l'imposer, tout comme on nous impose de faire des soins. Est-ce qu'on nous pose la question de savoir si on veut bien se faire soigner nos plaies ?
Non... Celle ci est une plaie au moins aussi importante et elle ne cicatrise pas ...

Je sais, certains vont me parler de la beauté intérieure.. J'ai de très jolis poumons, de très jolis intestins c'est vrai... Des reins magnifiques selon mon radiologue qui reverait d'avoir les mêmes (si si je vous assure il l'a dit ....) Enfin, vous comprendrez ce que je veux dire...

Bon il est vrai qu'il reste les sexes toys mais pour la tendresse, on ne peut rien attendre d'eux...

Serai-je la seule à m'inquiéter à ce sujet ? J'espère que non.
A bientôt de vous lire
Bises à toutes .... et une particulière à Fanfan ;)

Les pensées d'Ultra Violet

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Publié par Sophie
17 juin 2009 | Permalien |
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Depuis un an à peu près, j'entretiens une relation épistolaire avec Ultra Violet, égérie d'Andy Warhol.
J'en parlais alors dans Femmesvanttout.
Et c'est ainsi que par un beau jour, je reçus ce mail qui nous est dédié où elle nous dit
ceci : "Selon le livre de la Genese, la femme est l'ultime creation; l'etre le plus parfait qui existe. Elle le demeure quelle que soit ses epreuves, y compris de sante. La remission definitive du cancer s'optient par un travail sur soi-meme, d'amelioration de l'attitude, de l'alimentation, de detoxification, non seulement du corps mais avant tout de l'esprit. Le bonheur, la gaite, l'amour de soi et des autres est la clef de la guérison".
On le prend comme on veut mais je remercie beaucoup Ultra Violet d'être venue nous conter ses pensées à propos de la femme, du cancer, de la vie...

Plus sur Ultraviolet, c'est ICI

Le copyright de la photo d'Ultra Violet appartient à Laurent Foissac

Des nouvelles de Josy

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Publié par Sophie
16 juin 2009 | Permalien |
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Nous sommes tous soulagés de lire de bonnes nouvelles sur le blog de Josy.
Je sais combien son état de santé a inquiété toute notre petite famille et enfin, nous pouvons souffler et Josy envisager des vacances en Italie.
"So great" comme dirait les nord-américains.
Par ailleurs, je vous vois de moins en moins commenter ou même écrire des notes ou poster des questions sur le forum.
Que se passe t-il?
Serait-ce ma méga bronchite de la semaine passée pour qui vous a vous aussi couper le souffle?
Je suis là pour répondre à toutes vos interrogations.
Surtout, venez me dire si quelque chose ne va pas.
Et comme Josy l'a fait aussi en m'envoyant un mail hier, venez me dire quand ça va aussi :-)
Ps : un petit commentaire chez Josy lui ferait, j'en suis certaine, aussi super plaisir.

S'abonner à la newsletter

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Publié par Sophie
15 juin 2009 | Permalien |
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Simplement pour vous informer que vous pouvez être informées tous les jours des nouvelles publications de "Parle avec Elles".
Pour cela, c'est très facile.
Il vous suffit de vous rendre dans la seconde colonne, de cliquer sur "s'abonner au flux du site " Parle avec Elles' : plus d'options d'abonnement.
Vous trouverez alors cette proposition d'abonnement.
Remplissez le rectangle blanc de votre adresse email, envoyez et le tour est joué.
C'est à vous !

Publié par Cécile
12 juin 2009 | Permalien |
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Pour sa deuxième édition, dès le 12 Juin démarrera le salon Direction Santé au Féminin jusqu'au 14 Juin, au parc Floral de Paris. L'entrée est gratuite et c'est l'occasion mesdames et mesdemoiselles de prendre soin de nous, de penser à nous, (ateliers santé et cuisine) et pourquoi pas de croiser des organismes ou spécialistes sur les questions que l'on se pose.

Au programme des sujets variés, parfois très sérieux : la nutrition, rôle de l'activité physique, rôle du sommeil, maîtrise des comportements addictifs et à risques, rôle de l'environnement, cancer et notamment le cancer du sein.

Si vous comptez y aller vous pouvez vous inscrire sur le site : http://www.directionsante.fr

Publié par Sophie
11 juin 2009 | Permalien |
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Après l'école du rire, voici le livre qui nous apprend à nous fendre la poire.
Je ne l'ai pas encore lu, ni même acheté mais en ai juste entendu parler.
Alors voila, je viens répandre la nouvelle ;-)

Remettre du rire dans sa vie
La rigologie mode d'emploi.
de Corinne Cosseron
Aux éditions Robert Laffont

Publié par stephanep
08 juin 2009 | Permalien |
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Billet sur la conférence de DSS

Bonjour à toutes et tous,

J' ai eu la chance d'assister aujourd'hui à une conférence de David Servan-Schreiber, sur le cancer.
J'ai donc pensé que ça serait intéressant de relayer cette intervention sur « Parles avec elles » pour vous faire part de mon sentiment.

J'ai trouvé le témoignage de DSS sur la maladie intéressant et vecteur d'espoir.

Son approche sur l'idée de compléter l'action des traitements thérapeutiques , par une analyse des raisons du développement des cas de cancers et l'étude des évolutions de la maladie par une amélioration du style de vie est très pragmatique.

Ses analyses sur les maux de l'occident et la détérioration des produits que nous consommons et l'excès de sucre ou d'oméga 6 par exemple est bluffante.

Les analyses médicales qu'il cite m'ont fait comprendre que chez un malade on peut optimiser ou tout du moins tenter de le faire, son espérance de vie améliorant sa condition physique et en choisissant un régime alimentaire adapté.

Il a parlé également d'une étude menée sur 220 femmes, qui ont suivi un régime alimentaire adapté (moins de sucre, oméga 3 etc...) ou les cas de récidives ont été divisé par 2.

Il a aussi parlé de la viande rouge, qui devenait un réel poison à cause des farines et
du blé qui sont donnés aux vaches dans des fermes sans herbe.

Pour résumer on évite le plat principal français : LE STEAK FRITES. ;)

Même si je sais que parfois ces interventions sont controversées voici mon point de vu sans prise de partie , juste pour nourrir le débat.

J'espère que premier billet vous aura plus,

Stéphane.

Hussein mon bijoux

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Publié par ori
08 juin 2009 | Permalien |
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Hussein mon bijou,

Nombreux ceux qui doivent parler des gens qui les ont aidé et soutenu durant leurs peines, la liste devrait être longue mais dans mon cas, elle est restreinte, pas plus que mes chers parents, mes frères et sœurs mes cousins et cousines. A tous je rends un grand hommage et respect.
Mais il y a une personne qui m'est très chère et auquel je n'ai pas eu l'occasion de lui avouer toute ma gratitude. Bien qu'au fond de moi, je sais que son cœur a bien ressenti toutes mes paroles.
Par le biais de cette note, cher Hussein, mon amour éternel, je tiens à te dire tu es le premier à avoir cru en ma guérison, je me rappelle bien tes mots qui riment jusqu'à aujourd'hui dans mes oreilles « ne me dis pas que tu es cuite, le bon dieu est là ne t'inquiètes pas », tu as toujours été optimiste et à chaque fois que tu m'appelais, tu générais un climat de joie et de confiance.
A toi je dirai, merci pour m'avoir insisté à guérir pour te revenir
Merci pour les moments de joies que tu as soufflé dans mon cœur
Je t'aime pour toutes les bonnes choses que tu as introduit dans ma vie
Après le bon dieu j'ai gagné un homme digne de respect et d'amour
Pour toi et rien que pour toi tout mon amour et mes remerciements et et et......

Publié par superbéa 83
04 juin 2009 | Permalien |
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" Ces derniers jours, suite à des témoignages qui m'ont touchés,je suis très en colère contre ce milieu médical qui n'a aucune considération pour l'Humain, qui ne doute jamais, qui ne se rend pas toujours compte que c'est la vie des malades qu'il détient entre ses mains, qui ne se donne pas la peine d'expliquer, de compatir , d'écouter, d'annoncer clairement un diagnostic, d'expliquer la maladie, les traitements, les examens...Y en a marre de tout ça, des certitudes du milieu médical...il faut que ça change !!! Je l'ai déjà dit gentiement en répondant à France, mais je n'ai plus envie d'être gentille.
Il faut que vous sachiez que maintenant l'échographie mammaire suite à une mammographie ne sera plus codifier qu'à moitié de son tarif, économie de la sécurité sociale, je ne m'inquiète pas pour les revenus des radiologues mais est ce que ces derniers vont les faire à ce tarif ???
Le dépistage certes, c'est mieux que rien, mais il exclu un certain nombre de femmes, plus jeunes et plus vielles et qui pourtant sont aussi touchées par la maladie.

Les erreurs de diagnostic... J'ai envie de dire malheureusement que c'est toujours un peu les mêmes histoires...Des patientes qui se battent, pour obtenir, un diagnostic, pour savoir quel est le médecin qui a raison ...Allez voir le blog de bFrance c'est aussi un problème de diagnostic. Ma tumeur qui mesurait 4 cm n'est pas apparu non plus en un an, pourtant un an plus tôt je l'avait fait ma mammo, là aussi c'est une erreur de diagnostic.
C'est inadmissible qu'on traite le malade comme un enfant, qu'il soit obligé de réclamer des examens complémentaires, des explications sur ses résultats et ses traitements, qu'on lui annonce une chimio entre deux portes, qu'il soit à la disposition du milieu médical...C'EST SA VIE !!!
Alors vos expériences et vos ressentis...
Béa





Publié par josy
29 mai 2009 | Permalien |
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Je vous avais écrit une longue note mais j'ai du faire une mauvaise manoeuvre et tout c'est effacé.
Ce que je vous disais c'est d'aller sur mon blog aline27.over-blog.com pour en savoir plus .. à partir de fin avril.
Je ne voulais pas tout vous dire pour vous protéger , on en bave assez, mais vous le cacher n'est pas la meilleure solution ..
C'est aberrant qu'on ne soit pas prévenu que de tels accident puissent arriver .
Surtout les filles ne faites pas comme moi, quand quelque chose vous semble anormal, sans vous créer une psychose allez consutler, mon tour c'est de toujour me dire ça va passer.... 15 jours avant j'avais des sensations bizarres au niveau de la tête et des jambes... j'aurai du ..... mais dans un sens je me dis c'est un mal pour un bien que j'ai eu cette crise car sinon...

Sinon ça va, je suis reprise de nouveau de l'envie d'écrire ... je dois être en forme pour le 15 juin normalement je reprends la chimio à cette date environ, avant je dois faire scanner pelvien, abdominal et thoracique ... des fois que j'aurai d'autres visiteurs ....

Et ai grand plaisir à cuisiner, si ça vous intéresse je peux vous indiquer la rectte à la rhubarbe ( transmise par mon ambulancière qui est devenue une véritable amie )

Je vous dis à très bientôt . Gros bisous à toutes

PS, j'ai du oublier de souhaiter l'anniversaire à Oliver... si je ne m'abuse ce devait être le 25 Mai???? pour quelqu'un qui ne devait plus retrouver la mémoire

Publié par superbéa 83
27 mai 2009 | Permalien |
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Au revoir maman, de Béatrice Roudaut

« Je suis comme je suis » et mon témoignage pourrait bien être le vôtre.
Pour ceux qui ne me connaissent pas déjà, je « parle » régulièrement avec vous sous le pseudo superbéa83, sur le forum « Parles avec elles », mais aujourd'hui je viens parler de moi, de nous, pour vous.

En effet, suite à la gentille invitation de Sophie, je viens vous présenter mon livre "Au revoir maman" qui sortira le 17 Juin prochain. C'est un témoignage qui décrit la traversée de mon cancer du sein et mon vécu de malade dans les méandres du système médical, mais pas seulement, c'est aussi l'occasion d'un retour sur mon passé, renvoyé par la maladie, et de deuils non résolus.
Ce récit, jamais pleurnichard mais plein de nouveaux espoirs, relate un chemin de vie difficile, émouvant qui aborde l'interaction entre psychisme et cancer.
Vous pouvez d'ores et déjà lire le début de ce livre et le commander sur le site de mon éditeur :
http://pagesperso-orange.fr/coetquen/roudaut.html
Après lecture, j'espère vous retrouver pour échanger vos ressentis sur ce forum ou sur le site de mon association :
http://www.ensemble-c-tout.org

Béa

Quelques nouvelles

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Publié par josy
25 mai 2009 | Permalien |
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Alors les filles, on s'ennuie de Mamie Josy, !!! ( ce qui est marrant c'est que n'y suis pas encore ... un jour peut être je vous en dirai plus ....).
En ce qui me concerne réellement , je vous raconterai plus tard aussi...
Mais les forces commencent à récupérer ... et comme ça fait un petit moment comme je n'ai pas pu échanger avec vous ça me manque.
Vous me manquez.
Je voulais dans un premier temps vous remercier de votre soutien, de vos ondes positives , de vos prières qui me sont très précieuses . Je suis moi-même très croyante,mais pas religieuse du tout ... Je vous raconterai aussi plus tard , beaucoup de choses à dire , mais je suis bavarde que voulez vous ?
J'ai donc revu mon radiothérapeute , humain, croyant , sachant à la fois dire la vérité mais d'une façon intelligente et en plus c'est un très bel homme!!! africain, cela fait deux fois que je lui dis que je m'embrasserai , une 1ère fois lorsqu'il m'avait donné les résultats quand à ma glande thyroïde, il m'avait dit que j'aurai du lui téléphoner pour qu'il me rassure , car il n'y avait rien d'alarmant, c'est un très gros nodule ... et avant mes séances de radiothérapie, il a pris le temps de bien regarder le scanner , le compte rendu , a fait faire les marqueurs etc et les analyses sont bonnes...
La 3ème lorsque je le reverrais , je ne réponds pas de moi, il m'a dit que je pouvais l'embrasser !!!
non rassurez vous je suis une femme très fidèle , j'aime profondément mon mari, lui aussi mais réagit très très mal, je dois souvent faire l'infirimière , chacun réagit à sa façon je le sais ....mais j'avoue que j'aurais besoin d'autre chose,je dirai même qu'il est "chiant" Sabine notre fille ainée malgrès son boulot très prenant ( prof d'histoire géo , 9 Classes dont 5 terminales ) hyper consciencieus est débordée, elle avait fait un remplacement l'année dernière mais là elle est dans le même lycée depuis le début de l'année scolaire .
Le seul avantage si l'on peut dire c'est qu'elle travaille à Bernay où nous habitons et habite à Rouen (60km ) de chez nous ..
Elle voulait rester près de nous , mais elle doit penser à elle , à sa vie sentimentale . Je l'ai donc " chassé " depuis la semaine dernière ...
Notre 2ème fille est à Toulouse, et en période de partielles, elle voulait tout arrêter si près du but . Mais elle se sent coupable le fait de n'être pas là.
Je la rassure du mieux que je peux ...
J'ai vu l' oncologue la semaine dernière , oui puisque la chimio doit commencer mi juin.Son seul point positif , elle , n'avait pas regardé le dossir , ne trouvait soit disant pas le compte rendu du scanner, ne sachant répondre à aucune de à nos questions ( j'irai à sa prochaine consultation le 11 juin mais l'avertirai souplement que je préfére voir quelqu'un d'autre...) j'étais secrétaire juridique et lorsque le client n'avait plus confiance en son avocat, il l'avertissait tout simplement ...) ici l'enjeu n'est pas le même quand même .
Donc le seul point positif c'est que je peux bénéficier d'une 2ème perruque, alors pourquoi s'en priver, j'en choisirai une remboursée intégralement par la SS et çà me fera le change, coquetterie oblige.
Sinon je récupére peu à peu chaque jour , il me faut beaucoup dormir, mais très souvent je me paye des insomnies de 3h, quand la cortisone va être arrêtée , la semaine prochaine je pense que le sommeil sera plus long ...
L'amour autour de moi, des miens de mes proches, l'amitié si sincère de votre part, certaines rencontrées sur mon blog et mon ambulancière, devenue une véritable amie demande à son mari que ce soit toujours elle qui m'accompagne . On l'a d'ailleurs prises trois à Becquerel comme ma fille) parce qu'aussi mes cheveux avaient repoussé quasiment bruns et bouclés comme elle!!!quand Sabine ne peut m'accompagner ( travail oblige) c'est mon amublancière qui est présente .
Ce soir d'ailleurs elle doit m'envoyer la recette de la tarte à la rhubarbe , elle était fière d'elle la semaine dernière, la belle soeur douée en cuisine lui a même fait des compliments , pour quelqu'un qui ne se prend pas la tête à faire des recettes compliquées et cuisine très simplemtnt ( comme moi d'ailleurs ) alors maintenant on s'échanges nos connaissances culinaires ... J'ai oulié de vous préciser que j'ai très très bon appétit et mange comme deux, heureusement que j'ai 60 ans !!!!

Gros gros bisous à tout le monde .
Je reprendrai " du service" ....mais pas quotidiennement . Je dois avant tout , lire vos passages sur le forum, vos articles, ça va m'occuper un bon moment ..

Publié par Sophie
18 mai 2009 | Permalien |
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C'est ce que je retiens de l'interview accordée par Bernard Giraudeau hier pour l'émission "Sept à Huit".
Grâce à ces quelques minutes passées en sa compagnie, nous en apprenons une fois de plus sur ce bel homme de la scène du cinéma français.
Je devrais dire du cinéma, puis du théâtre et enfin de l'écriture car la vie de ce sexagénaire a évolué de l'extérieur vers l"intérieur.
Je me souviens avoir été enthousiaste à la lecture des ses livres qui m'amenaient irrésistiblement en voyage.
Avoir été bouleversé lorsque je l'ai vu sur l'émission de Delarue consacré au Cancer,ce en 2007.
Aujourd'hui, j'ai hâte de lire "Cher amour", le dernier né de l'écrivain qui raconte comment son cancer l'a amené à mieux comprendre, voir à le rendre heureux.
Je sais que certaines d'entre vous seront agacées du fait que, de par sa notoriété, il soit plus facile à Bernard Giraudeau, de vendre ses livres mais surtout d'être placé en tête de gondole.
Quant à moi, je continue de penser que si la célébrité de cet homme qui sait se remettre en question aux yeux de tous, peut aider à ce que l'on parle du cancer, c'est toujours cela de bien.
Je vous livre ici une partie de l'interview qui lu a été consacrée hier soir.
Qui l'a vu en entier?

Publié par Cécile
14 mai 2009 | Permalien |
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Je vous propose aujourd'hui un petit tour d'horizon de quelques initiatives sympathiques que j'ai pu voir un peu partout dans le monde, en faveur de la lutte contre le cancer du sein. Malgré la douleur, la maladie, il y a des gens qui se mobilisent de plusieurs manières et cela donne envie de continuer à se battre, de garder espoir. J'espère que ces ondes positives vous feront du bien.

Voilà un groupe Facebook génial. Au Québec (où ils sont très en avance sur nous sur la lutte contre le cancer du sein), les femmes sont invitées à donner leur soutien-gorge (via le soutien d'une station de radio locale). Plutôt original et drôle comme idée, qui a le mérite de faire sourire les québéquoises à en juger par la vidéo

En Angleterre un recueil de nouvelles policières a été rédigé par plusieurs auteurs. Sur les six livres sterling du livre, une livre est reversée à la lutte contre le cancer du sein. Il y a de quoi dévorer, puisque le livre fait tout de même 352 pages. Réservé aux personnes familières avec la langue de Shakespear of course ;-)

Une autre idée originale qui est de proposer des objects High-Tech plutôt connus dans l'ensemble, sous l'effigie du ruban rose, ou tout simplement dans une gamme rose, pour la lutte contre le cancer du sein. Ordinateur, console de jeux vidéos portable ou encore housse pour le célèbre iPhone, tout y est et c'est vraiment une excellente idée.

Chaque année la course Odyssea est organisée pour la lutte contre le cancer du sein. Elle se déroulera à Chambéry le 24 mai prochain, comme les deux années précédentes. Les fonds récoltés lors de cette course (via les inscriptions) seront au bénéfice de l'hôpital de Chambéry, mais pas uniquement pour améliorer les soins. L'idée est aussi de pour mettre en place des dispositifs de suivi psychologique ou de les améliorer, et d'organiser des séances de maquillage ! Plutôt chouette.

Voilà donc autant d'initiatives qui m'ont personnellement beaucoup touchée. Qu'en pensez-vous ?

Etre à l'écoute

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Publié par Sophie
14 mai 2009 | Permalien |
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C'est le commentaire de Mélilotus concernant le fait que je sois à l'écoute de "ma" communauté qui m'a fait penser à l'amitié.
Je me suis aussitôt dit : qu'est-ce qu'une bonne amie, ou un bon ami si ce n'est une personne qui se devrait d'être à votre écoute.
D'ailleurs, lorsque j'écris "devrais" je me trompe amplement car il n'y a aucune obligation dans l'amitié si ce n'est le bonheur d'être ensemble, de partager, de se comprendre et de ressentir que l'on est accompagné d'une personne auprès de laquelle nous grandissons chaque jour.
Ainsi, lorsque Khalil Gibran évoque l'amitié, ne dit-il pas que "votre ami est la réponse à vos besoins"?
Personnellement, c'est ainsi que j'entrevois l'amitié et ce que je vis avec vous ressemble beaucoup à cette réponse.
Et vous, qu'en pensez-vous?

Parle avec nos ados !

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Publié par charlotte94
12 mai 2009 | Permalien |
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Bonsoir à toutes et tous.
Voila la situation que j'ai évoquée il y a quelques jours avec Sophie.
Nous sommes nombreuses à avoir des enfants qui sont sortis de "l'enfance" . Des ados quoi !
Ma fille de 14 ans est venue sur le site . Elle aimerait trouver un endroit ou pouvoir s'exprimer. Ici ? Pourquoi pas ? Mais je pense que son langage pour etre naturel ici s'approcherait de ca (je vais faire le maxi pour que ce soit le plus proche de la vérité) :
-"Chui pa bi1 ma mer é malad." (c'est joli non ??)
Pensez bien que je ne cautionne pas, mais la n'est pas le sujet. Ce qui pourrait être intéressant c'est qu'ils aient un espace bien à eux ou ils puissent s'exprimer avec leur langage msn si l'envie leur dit , sans sentir le poids des parents derrière ,qui ne nous le cachons pas, ne supportent et ne comprennent pas leurs codes de langage.
J'ai bien conscience qu'il devrait peut être être controlé par un pédopsychiatre peut être. Je ne sais pas comment c'est faisable ou même si ca l'est . Mais je constate surtout qu'ils ne savent ni où ni à qui en parler.

Avez vous constaté le refus de parler la maladie de la part de vos enfants ? Avez vous trouvé des solutions pour qu'ils se débarassent de leurs angoisses ?
Je pense que c'est un sujet que nous pourrions aborder .

Bien à vous,
Charlotte

Publié par Sophie
11 mai 2009 | Permalien |
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Je ne sais pourquoi je n'ai pas réussi à dormir cette nuit.
En fait, je ne pensais qu'à vous et à tout ce que j'avais à vous dire et comme je suis une grande bavarde, imaginez le truc ;-)
Dans l'ordre des priorités, outre le fait que j'ai fini le livre de Marie (chronique demain, Marie sera mon clin d'oeil de la semaine), je pensais à rire.
Et je me suis aussitôt remémorer ces séquences que nous avions filmées, nous les femmes avant tout, il y a 15 mois maintenant à l'occasion de la journée de la femme.
Ainsi, Ana nous avait raconté comment elle réussissait à rire de ce qui lui faisait le plus peur.
Ce matin, une fois ma petite famille échappée de la maison, j'ai écouté encore le témoignage d'ana et je trouve que oui, finalement, c'est bien vrai, le rire est une excellente thérapie.
J'en reconnais ici quelques unes qui savent déjà bien se marrer, mais si on commençait la semaine en éclatant de rire, une bonne fois pour toutes.
Je suis sûre que cela en déstresserait plus d'unes.
En fait, je suis même persuadée que cela nous permettrait de voir la vie sous un autre angle.
Je me souviens d'ailleurs des ateliers de l'école du rire qui commençaient à poindre dans les parcs parisiens il y a quelques années.
J'avais trouvé cela génial sans pourtant prendre la peine de me rendre à aucun de ces derniers.
Aujourd'hui, alors que me revoila plongée dans la rigologie, je me dis, et pourquoi pas aller voir ce quoi il s'agit après tout?
Vous en pensez quoi les filles de mon idée d'aller se marrer un bon coup?


Publié par superbéa 83
06 mai 2009 | Permalien |
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Faire un caramel dans un plat pyrex, c'est pas compliqué, mettre une vingtaine de morceaux de sucre, avec deux cuillères à soupe d'eau, mettre à chauffer sur feux doux, surtout ne pas mélanger avec de cuillère mais tourner le moule de temps en temps, arrèter la cuisson dés qu'il colore.
Mettre à bouillir un litre de lait de préférence entier avec 150g de sucre et 2 sachets de sucre vanillé, ou une vraie gousse de vanille pour les gourmets...Battre 6 oeufs et verser le lait chaud sans faire de mousse et l'ajouter doucement dans le moule caramélisé . Mettre la préparation au bain marie au four 45 minutes thermostat 6 ou 175° laisser refroidir, meetre au frigo et démouler, BON APPETIT

Soutenons-nous

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Publié par Sophie
05 mai 2009 | Permalien |
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Bonjour à tous,
Je reprends en article le dernier commentaire de notre super Charlotte car je ne pouvais pas faire autrement que de réagir ainsi.
Bonsoir Sophie, bonsoir à toutes.
Bonjour Charlotte,

Le site depuis quelques jours est très peu actif. J'imagine que tous les participants ont pu le constater.

Oui Charlotte mais peut-être cela est-il du au fait que nous soyons dans une période ou les gens ont fait la grand pont.

Je pense qu'il est inutile de se voiler la face. Je vais mal depuis quelques jours et je ne suis certainement pas la seule. Nous avons été touchées par ce qui arrive à Josy. C'est plus que normal il me semmble. Ca nous ramène à notre propre souffrance, à nos doutes et nos peurs.

Je te comprends tout à fait et en effet, cela est pareil pour moi et sans doute pour nous tous.
Mais en écrivant ces paroles, je pense à Josy qui voudrait tout sauf lire ce que nous sommes entrain d'écrire.
Je sais qu'elle veut absolument que nous continuions à être bien dans nos têtes, alors pour elle, soyons-le.
Je crois que c'est ce qui lui ferait le plus plaisir et lui causerait moins de pression.

Bref, c'est la panique. Et je crois que c'est bien de pouvoir le dire. L'entourage comprend difficilement. J'ai essayé d'expliquer pourquoi j'avais le moral en berne. La réponse est unanime... Arrête ces trucs de forum, ce n'est pas ce qu'il te faut, ca ne fait que te replonger la dedans, ce n'est pas bon pour toi....Ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas, que jamais plus la vie ne sera la même, jamais plus les perspectives d'avenir n'auront la saveur d'avant... Que oui j'ai besoin d'avoir d'avoir des échanges avec ma minorité, avec des personnes qui peuvent "vraiment" comprendre, que j'ai besoin de les "entendre" aussi. Parce que oui, qu'on le veuille ou non c'est un club ou personne n'a envie d'entrer mais c'est un club.

Là, tu as entièrement raison mais je vais te faire une grande confidence ma Charlotte.
En imaginant cet espace, j'avais rêvé d'un espace de vie, ou l'on parle de tout mais surtout de ce qui nous fait aller mieux.
Du fait de pouvoir continuer à être belle même quand ça ne va pas du tout, parce que c'est ce que je connais le mieux et c'est ce que je voulais vous offrir.
Ma bichette, par pitié, garde le moral, haut les coeurs et si je dois t'envoyer un camion de crèmes aux oeufs et bien je le ferai :-)

Voila, j'avais besoin d'en parler et je vous invite à le faire si vous aussi en éprouvez le besoin. Il ne faudrait pas laisser Sophie attiser la flamme à elle seule, elle pourrait s'essouffler. Et que ferions nous ensuite. Enfin... que ferais-je ?

Tu as raison Ma Charlotte, nous devons en parler, bien sur et nous soutenir.
Et merci beaucoup de penser à moi, cela me touche beaucoup car franchement, sans vous, je ne peux faire exister cet espace.

Je t'embrasse Josy. Je pense fort à toi...Et je te promets une histoire drole pour bientôt.

Ma Charlotte, l'histoire drôle je la veux de suite non mais ;-)

Bises à tous

Je t'embrasse fort

Charlotte

Sophie

La lecture est une amitié

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Publié par Sophie
03 mai 2009 | Permalien |
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"La lecture est une amitié" écrivait Marcel Proust (extrait de "Sur la lecture").
Et je trouve que c'est encore plus vrai dans notre cas car nous ne connaissons pas et pourtant, nous partageons nos interrogations à mot ouvert avec pour seule volonté, celle de partager, et celle de nous donner de l'amitié donc.
Je voulais ainsi vous remercier toutes et vous encourager à continuer plus encore.
Car aujourd'hui, certaines d'entre nous ont vraiment besoin de nous lire.
Je pense à Josy et à sa famille (Josy m'a dit qu'elle reviendrait dès qu'elle le pourrait mais qu'elle a vraiment besoin de se reposer à présent).
Je pense à Marie aussi (et à sa famille, et Béa qui l'entoure).
Je pense à Ghislaine qui se bat et est fatiguée.
Et puis à vous toutes.
Alors, voila, si vous avez des idées sympa d'anecdotes loufoques, des récits de voyage à partager et dont la lecture pourrait faire rire nos amies, allez-y c'est le moment.
Je vous embrasse fort,

Des nouvelles de Josy

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Publié par Sophie
30 avril 2009 | Permalien |
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Bonjour à tous,
J'ai reçu hier soir un mail de Sabine, la fille de Josy qui dit ceci :

"Bonsoir,
Je suis Sabine, la fille de Josiane, à Lille elle a eu quelques soucis de santé , elle a du être hospitalisée ...Aujourd'hui elle va mieux , mais elle doit reprendre son traitement (Radiothérapie et chimio)....
Dans quelques jours elle vous ecrira quelques lignes pour vous expliquer plus en détails.
Merci de donner l'information à toutes celles avec qui elle correspondait.
Cordialement,
Sabine".

Voila Sabine, j'ai donné des nouvelles de ta maman à tous ses amis.
Josy quant à toi, reviens nous vite en forme mais surtout, prends bien soin de toi.

Je t'embrasse très fort,

Mon chat, mon meilleur ami

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Publié par Sophie
28 avril 2009 | Permalien |
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Il est parti pour toujours samedi soir denier, s'endormant dans mes bras.
C'était Loulou, mon vieux chat qui aurait eu 19 ans samedi prochain.
Et si j'ai décidé de vous en parler, c'est parce que j'ai vu, sur la photo de Brigitte qu'elle avait également son chat sur ses genoux et que ce de fait, elle devait aussi les aimer.
Ainsi, peut-être comme Brigitte, dire que mon chat était mon meilleur ami peut sembler un peu bébête mais je vous assure que c'était vrai.
Durant toutes mes nuits d'insomnie, lorsque j'étais triste, malade, un peu déprimée (et oui, cela peut aussi m'arriver), il était là.
Collé à ma poitrine, ronronnant doucement, caressant mon visage avec ses pattes de velours, Loulou m'a bien souvent permis de retrouver l'apaisement nécessaire à mon état d'angoissée chronique.
Souvent, je me sentais souvent un peu hors propos en parlant de ce doux calme retrouvé à mes amies qui détestaient les chats.
Puis un jour, faisant des recherches sur Internet, je me suis aperçue qu'une nouvelle méthode de relaxation était apparue en la ronronthérapie.
Et depuis, je n'ai jamais cessé de vanter les mérites de mon "fils en fourrure" à qui voulait bien l'entendre (remarquez, j'avais commencé bien avant).
Je voulais ainsi partager mes sentiments avec vous après avoir passé une première nuit sans sommeil, et sans lui...Rien ne sera plus jamais pareil.
Qui possède un chat parmi vous?

Besoin de conseils

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Publié par sylvie
25 avril 2009 | Permalien |
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Bonjour,
Je n'ai pas pour habitude d'aller sur les sites de dialogue, c'est une 1ère mais alors que normalement je vais de l'avant aujourd'hui je suis confrontée à un dilemme. Personne bien entendu ne peut prendre de décision à ma place mais peut être m'apporterez vous des conseils ou m'aiderez vous à prendre de la distance.
Voici mon problème :
J'ai 36 ans, je suis célibataire, sans enfant. Le 9 avril 2008, il y a un an, maman m'apprenait qu'elle était atteinte d'un cancer du sein. Ma grand mère maternelle a rencontré le même souci il y a trente ans (elle est aujourd'hui décédée mais s'est battue pendant plus de 15 ans), ma tante maternelle il y a deux ans a aussi été touchée, aujourd'hui elle va bien. Notre famille étant loin d'être unie et mon père ayant toujours eu peur de la maladie (il panique à la moindre annonce et devient agressif et prend la fuite), j'ai essayé tant bien que mal comme j'ai pu de soutenir maman dans cette épreuve. Je me suis rendue avec elle aux consultations à l'institut paoli calmettescar elle s'était enfermée dans un mutisme total et ne répondait pas aux questions posées par l'équipe médicale. Elle a consulté également en ma présence une oncogénéticienne qui lui a fait faire un test pour savoir si elle n'était pas touchée par le gène qui augmente le risque de développer un cancer de l'utérus et des ovaires et surtout qui se transmet aux enfants.
Elle a subi l'ablation du sein droit, la chimio et la radiothérapie.
J'ai essayé d'être présente à chacune de ces épreuves et cela me rendait malade de la voir si mal sans que je puisse rien n'y faire. Malgré mon insistance elle refusait de parler de sa maladie et même quand je la voyais mal elle me disait que tout allait bien et que ma présence la génait plus qu'autre chose.
En septembre j'ai appris lors d'une mammo faite par simple contrôle que j'avais un nodule. J'ai gardé le secret pendant 15 jours (le temps de faire la cytoponction, d'avoir les résultats) avant d'être obligée d'en parler à ma famille. Résultat des courses après ablation du nodule : cancer intracanalaire micro infiltrant. Etant donné qu'il a été détecté de manière très précoce j'ai échappé à la chimio et j'ai eu la chance de pouvoir conserver mon sein. J'ai ensuite du faire 35 séances de radiothérapie. Je n'oublierai jamais les larmes de maman quand je lui ai annoncé le 7 octobre dernier (alors qu'elle allait avoir sa dernière chimio) que le chirurgien venait de m'annoncer que c'était cancéreux. J'ai essayé de la consoler en lui disant que sa maladie lui avait permis de me donner la vie une seconde fois puisque si cela ne lui était pas arrivé je n'aurais jamais fait la mammo.
Le 10 janvier : nouvelle bombe ! Cette fois ci ils ont détecté lors des examens de controle un nouveau nodule sur l'autre sein. Ils ont du me réopérer le 3 février et c'était heureusement qu'une lésion pré cancéreuse. Donc le chirurgien (le même qui suit le dossier de maman) m'a dit qu'il me revoyait fin juin pour un bilan de contrôle . Je suis sous tamoxiphène et j'ai eu beaucoup de mal à accepter le fait de prendre ce traitement pendant 5 ans car je sais que toute grossesse est interdite (36 + 5 =41 ans... Le rêve d'être maman c'est terminé..).
Quand j'ai su que je devais passer les examens de contrôle fin juin je me suis dit que pour me changer les idées j'allais partir en voyage avant. Je pars normalement en voyage à l'étranger du 11 au 20 juin avec une amie. De leur côté mes parents partent également en voyage du 29 mai au 10 juin. Aujourd'hui en rentrant de faire les courses maman a trouvé dans sa boite aux lettres (j'étais présente quand elle l'a découvert donc elle n'a pas pu me le cacher) une lettre l'informant qu'ils ont les résultats du test génétique et qu'elle peut prendre un rdv pour savoir si oui ou non elle est porteur de ce foutu gène. Elle a très peur du résultat et ne veut pas en discuter avec moi. J'en ai parlé ce midi avec mon père qui m'a répondu que le moment était mal choisi pour avoir les résultats, que de toute façon on avait attendu un an alors qu'on pouvait bien attendre un mois de plus et que j'allais leur gâcher leurs vacances et les miennes si toutefois malheureusement il y avait bien ce foutu gène. Quand j'ai insisté pour que maman prenne un rdv le plus rapidement possible il m'a dit que j'étaits égoiste.
Je suis écoeurée et ne sais pas quoi faire. Maman m'a dit qu'elle ferait comme je le souhaite mais je vois bien que cela l'ennuie de savoir (elle m'avait dit il y a peu qu'à mon inverse elle, elle préférait ne pas savoir et attendre que les ennuis arrivent sans les devancer...). D'un autre côté je me dis qu'attendre c'est tout simplement faire l'autruche puisque de toute façon le chirurgien m'a bien dit que si c'était positif, , il y a 99 % des chances que j'ai le gène également. Tant qu'à maman si elle l'a le chirurgien lui a dit qu'il serait plus prudent qu'il procède à l'ablation de l'utérus et des ovaires. Tant qu'à moi : si je l'ai je serai obligé de prendre le tamoxiphène pendant 5 ans et accepter ne plus avoir d'enfant.
Si je ne l'ai pas on pourrait peut être arrêter le tamoxiphène au bout de trois ans au lieu de 5.
L'enjeu est donc plus qu'important aussi bien pour maman que pour moi. De plus j'ai une soeur et une petite nièce qui a neuf ans. Ma soeur a fait une mammo de controle et n'a rien. Elle est très inquiète des résultats du test mais je n'ose pas lui faire part du fait que les résultats sont tombés car j'ai peur de la contrarier. Elle avait depuis l'age de 18 ans des relations très difficiles avec maman et avait coupé les pont depuis quelques annees et elle est revenue depuis qu'elle a appris sa maladie et elles commencent enfin à se réconcilier. Je ne sais plus quoi faire et quoi penser. Est ce moi qui suit égoiste ou finalement est ce mon entourage ?
De plus cela fait maintenant deux mois que je prend le tamoxiphène et je suis très fatiguée aussi bien physiquement que moralement. Jusqu'ici je me suis toujours battue (j'ai pendant toute la radiothérapie continuer à travailler à mi temps car je faisais 120 km aller/retour chaque jour pour me rendre à l'IPC) et j'ai toujours été de l'avant mais là j'ai l'impression que je ne verrai jamais le bout du tunnel...
Que dois je faire ? Dois je accepter d'attendre encore deux mois ou inciter maman à prendre le rdv le plus rapidement possible pour être enfin fixé mais dans ce cas là est-ce moi l'égoiste ?

Publié par Cécile
23 avril 2009 | Permalien |
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La dernière fois je vous parlais du cancer à la télévision et de son traitement dans les médias. Aujourd'hui je m'intéresse plutôt à un ouvrage qui me semble avoir un intérêt pour chacune d'entre vous.


Sophie Davant qui présente chaque jour C'est Au Programme sur France 2 a entamée une « mini-tournée » promotionnelle pour son livre qu'elle vient de faire paraître aux éditions Michel Lafont. Elle a d'ailleurs eu quelques difficultés à venir sur les plateaux de télévision et à parler de ce qu'elle a vécu (elle a notamment refusé le plateau de Ruquier et ses chroniqueurs parfois acides). « Au-delà...Grandir après la perte », raconte le cancer du sein de sa mère et son décès alors que la présentatrice avait 25 ans. Dans ce livre, elle dresse un portrait autobiographique de sa mère bien sûr, la manière dont elle s'est battue, la manière dont l'entourage a été inclus ou pas dans ce combat. Mais Sophie Davant est avant tout une journaliste, et « Au-delà...Grandir après la perte» est aussi un état des lieux sur la maladie : dépistage, nouveaux traitements, soins dans les hôpitaux, prise en charge des patients. 20 ans après, quelles sont les évolutions ? Le tout, documenté avec des interviews spécialistes (Christophe Fauré, David Khayat, Marie de Hennezel).


Ainsi, son ouvrage traite de questions que tout le monde se pose : comment parler du cancer avec ses proches atteints ? Quel est le rôle de l'entourage ? Toutes ces questions que nous nous posons déjà ici, et qui trouvent des réponses par nos témoignages. Mais le livre de Sophie Davant offre aussi une enquête journalistique sur le cancer du sein, accessible à tous. Je n'ai pas encore eu l'occasion de le lire, mais si certaines d'entre vous l'ont fait, n'hésitez pas à nous donner votre avis ici.
Livre aux Editions Michel Lafon

Publié par Cécile
22 avril 2009 | Permalien |
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Le journal Libération offre souvent dans sa rubrique Futurs, le fruit d'enquêtes et recherches scientifiques passionnantes. Dernièrement, la rédaction s'est intéressée au service d'oncogénétique de l'Institut de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) qui propose des dépistages du cancer du sein très en amont (« 1 500 personnes poussent la porte de cette consultation créée en 2003 »), à partir d'études génétiques, pour des femmes dont certaines parentes (mère, tantes, grands-mères) ont été atteintes par la maladie. L'institut met en évidence le gène porteur de l'anomalie à la patiente, et le médecin explique donc qu'il y a une probabilité forte que la maladie se développe un jour dans ce cas. Selon l'article « trente mille nouveaux cas de cancer du sein se déclarent chaque année, 5 à 10 % se développent dans un contexte de prédisposition génétique. Le risque moyen de développer un cancer du sein chez une femme porteuse d'une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 est compris entre 60 et 80 % (contre 10 % dans la population générale), à un âge moyen de 45 ans ».


C'est donc dans le cadre d'une médecine préventive et d'anticipation que s'inscrit l'institut. Il y a eu une réflexion très intéressante au sujet de ce genre de médecine qui peut effectivement soulever bien des questions. Dans le cadre du cancer du sein, on voit bien tout de suite l'intérêt si certains de nos proches ont été touchés, la prévention permet une prise en charge au bon moment. En revanche pour des maladies encore impossibles à guérir, comme Alzheimer, un médecin avoue que cela reviendrait à « pourrir la vie » de la personne à qui on l'annonce. La médecine préventive a donc un intérêt non négligeable sur les maladies curables, mais sur les autres que faut-il faire ? Un enfant de séropositif ne voudrait-il pas savoir non plus ? Tout ceci soulève bien des questions.


La rédaction suit une jeune fille dans son article. Voici un morceau choisi, de sa réaction incroyable alors qu'elle vient d'apprendre qu'elle est porteuse du gène en question, et je vous la retranscris : « «Cela m'a rassurée. On va me surveiller. Si ça m'arrive, je bénéficierai de toutes les conditions pour être mieux soignée. La tumeur sera prise plus tôt. Dans ce petit malheur, je ne peux pas faire mieux. Par rapport à une personne qui n'est pas suivie, je suis mieux lotie : si le cancer pointe son nez, je serai prête à l'accueillir. [..] Je ne suis pas condamnée. [...]Comme ça, j'appartiens à ma famille. C'est un lien un peu sombre, mais c'est notre lien. Cela fait partie de mes racines. C'est mon héritage.» Pour annoncer les résultats à sa grand-mère (elle aussi «mutée»), elle a dit : «Je suis ta digne petite-fille.» ».Je vous encourage à lire cet article passionnant, et bouleversant aussi par moments.
Source

Salut sophie

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Publié par ori
22 avril 2009 | Permalien |
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Un grand coucou d'Alger, je vois que j'ai raté beaucoup de discussions, j'aurais le temps de les lires et d'y commenter ohhh lalalalala !
Au fait j'ai eu un problème de dos et le médecin m'a conseillé de rester un peu allongé pour atténuer la douleur, c'est pour cela que je me suis éloigné un peu de l'ordi....
gros bisous et à la prochaine
Du thé aussi à votre santé

Déjà un mois....

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Publié par josy
20 avril 2009 | Permalien |
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Si je compte bien!!!
cela fait un mois et un jour que nous nous connaissons.
Que nous avons pris l'habitude de venir sur ce site, que nous avons pris plaisir tous les jours et peut être même plusieurs fois dans la journée, à voir si tout va bien ...
Il est vrai que personnellement je ne m'attendais pas à de tels échanges . On sent de plus en plus les liens qui se tissent , nous savons l'une ou l'autre que quoiqu'il arrive , nous aurons toujours une oreille pour nous écouter , pour comprendre pour nous consoler ...
Je ne pensais pas trouver de tels échanges, de telles amitiés si sincérités ,
que nous faut-il de plus ??

J'en profite pour donner une petite précision : si vous êtes allées sur mon blog, peut être l'avez-vous trouvé comme SuberBea 83 ( des Arcs sur Argens) (ça y est ma mémoire faire encore un peu défaut...) un peu décousu...
Parce qu'en fait je parle au début effectivement de ma maladie, de mon expérience, de mes angoisses, de mes espoirs comme nous toutes ... et ensuite je continue à écrire de tout ce qui me plait... de certaines de mes réflexions, de voyages, de nouvelles... j'écris... car j'aime écrire et la vie continue ...
Oui la vie continue
En tout cas, je suis très heureuse de vous connaître et vous fais de gros bisous . Josy

Bon week end

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Publié par josy
17 avril 2009 | Permalien |
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Hier soir , j'étais contente...en allant à la pizzeria...
J'ai revu mon "chouchou" Maxime dont je vous ai parlé il y a peu de temps..
Eh oui il habite dans la même ville que moi . On croirait de vieux potes lorsque l'on se rencontre ... ça fait chaud au coeur .
Bon week end tout le monde ....
Le soleil est là et pour certains ( chez nous par ex.) les vacances commencent...
l'avantage d'être "vieille" comme moi c'est de toujours être en vacances . Gros bisous . Josy

Mes neurones s'effacent

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Publié par tanzanie
17 avril 2009 | Permalien |
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Bonsoir tout le monde,
Je voulais vous faire part de ce qui m'a mis le moral en berne depuis ma première chimio. J'ai l'impression que mes neurones s'effacent.
Et mon cerveau fonctionne....très très très doucement.
Depuis ma première chimio , ce qui me fait le plus souffrir sont des migraines...atroces.
Et les migraines + la fatigue, et bien, ...je fonctionne vraiment au ralenti
Et ça me coûte..c'est la folie. Je me rends compte que je ne pense plus comme avant, que je ne vais plus aussi vite.
Et ça personne ne m'en avait jamais parlé. ....
Est-ce que vous la chimio vous a fait ça aussi ?

A vous lire
tanzanie

Moral mode d'emploi

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Publié par Sophie
15 avril 2009 | Permalien |
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Petite question : à votre demande, j'ai crée une sous-rubrique "Moral mode d'emploi", correspondant à la rubrique "Aide et soutien".
Superbéa83 préfère le terme "état d'âme".
Qu'en pensez-vous?

Pouvoir s'assurer

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Publié par Sophie
14 avril 2009 | Permalien |
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Je suis vraiment choquée voire anxieuse.
En fait, pour développer un projet professionnel qui me tient à coeur, j'ai demandé un prêt à la banque.
Il m'a été accordé sans difficultés.
Il faut dire que je travaille vraiment mon sujet et que ma banque me connaît depuis X années.
Et puis voila, il y a le fameux questionnaire de santé à remplir.
Rien de grave mais j'ai une hypothyroïdie, un surpoids (j'aime trop manger, je sais je ne devrais pas), mais surtout j'ai accouché à haut risque.
Pour celles qui veulent savoir, j'ai fait un HELLP SYNDROM.
Nous avons eu une chance folle mon fils et moi car je me suis rendue compte que ça n'allait pas fort et je suis donc allée à l'hôpital.
Si ce n'est cette intuition, je ne pense pas que je serai là pour vous écrire.
Et c'est ainsi que je me retrouve avec un questionnaire digne du docteur House, un truc de dingue avec test d'effort, prises de sang, détection de maladies cardiovasculaires et j'en passe.
Bien sûr, je comprends le point de vue mais j'ai été sage, j'ai bien pris tous mes médicaments, j'ai revu le cardiologue et pour moi, cet épisode douloureux est oublié (enfin presque).
Ce qui me fait encore plus peur, ce sont leurs questions sur mes antécédents familiaux et là, je me dis qu'avec un père mort avant ses 60 ans d'une maladie coronarienne, je ne vaux pas lourd (par contre, ma surprime, elle, elle va être coton).
C'est ainsi qu'une fois mon angoisse dépassée, j'ai pensé à vous et je me suis dit que vous parler de l'association Vivre Avec n'était pas un luxe.
Cette association a le grand mérite d'aider à l'accessibilité aux prêts bancaires en simplifiant les démarches et les recherches pour les malades atteints de cancer ou en rémission.
Le principe est simple : vous appelez le 08 21 21 80 08 (numéro indigo) vous accompagne lors du pré-diagnostic de votre assurabilité et peut-même selon le cas, transformer votre pré-diagnostic en contrat d'assurance.
Voila, c'était mon petit coup de gueule, une fois n'est pas coutume mais j'en avais gros sur la patate...

Bonjour à tout le monde

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Publié par brigitte
14 avril 2009 | Permalien |
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Bonjour,
Je cherche des informations sur la maladie et aussi des personnes pour lier des conversations.
Merci