Archives octobre 2009

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Vous avez déjà peut être vu la dernière publicité de l'association ARC.Une collègue de travail qui apprend à son patron que son collègue est absent car il a un cancer et qu'il sera là lundi. L'idée qu'un jour avoir un cancer sera banal et la guérison rapide grâce à la recherche.
L'idée est très alléchante et fait rêver. On a envie de donner et d'y croire, et certainement qu'un jour ce sera la réalité, même si ce ne sera pas si facile, car j'imagine mal que cette maladie puisse se passer d'acte chirurgical, ce qui ne sera jamais « bénin ».
Ce qui m'ennuie plus, c'est la façon dont le cancer est banalisé. Comment le malade touché ainsi que ses proches peuvent se sentir agressés à travers ce genre de publicité, le décalage avec son ressenti à lui, sa souffrance et le peu d'intérêt du monde professionnel et des non-malades « ce n'est pas grave » et le risque d'aggravation de sa culpabilité d'être malade. Je le ressens comme un manque de respect du malade et ça m'énerve.
En tout cas cette campagne de pub fait parler et divise et vous qu'en pensez vous
Béa

Je suis arrivée de l'autre côté du chemin, le côté ensoleillé, le cancer pour moi n'est plus qu'un souvenir. Pour toutes celles qui sont, provisoirement, du côté ombre je veux bien retraverser pour faire quelques pas avec elles. Les écouter, les lire, leur parler .
Aujourd'hui, je veux vous parler de mon état d'esprit lors de mon traitement. Je me suis aperçue que pour beaucoup, nous avions la même attitude pour tenir : se fixer dans le futur, un joli point à atteindre, un rêve à réaliser. Dans la salle d'attente pour la radiothérapie, nous attendions en moyenne une heure. Là-bas j'ai réussi, (et j'en suis très fière! ) à faire rire beaucoup de mes compagnons, en leur expliquant quel était mon rêve à moi. Je vous cite le début de mon livre, je vous en glisserais quelques passages au fil des jours.
" Vous aimez les coquelicots ? Cette fleur sauvage si fragile et pourtant si fière, elle projette son rouge éclatant, mêlé de noir, comme pour nous faire oublier que nous la classons dans les mauvaises herbes. Cette fleur aura été mon soutien, ma lueur d'espoir, mon but pour sortir du tunnel. Ne souriez pas, dans l'échelle de valeurs des aides que j'ai reçues, elle figure en très bonne place. Une longue attente me séparait de son retour, mais dans mon cœur, le désir de la revoir me permit de ne pas sombrer dans le désespoir. Là-bas vers la lumière, il y avait un grand champ de blé, parsemé de coquelicots...
Proche de la nature, je suis attentive au rythme des saisons et j'en apprécie chaque particularité. Je savoure les premiers crocus sur la pelouse qui reverdit, les violettes qui s'épanouissent sur les talus, aux premiers rayons du soleil de printemps. J'aime les roses, les œillets, les giroflées, toutes ces fleurs aux parfums si subtils. Je garde pourtant une tendresse toute particulière pour le coquelicot. Sans doute, parce qu'à la grâce, la magie des couleurs, s'ajoute sa fragilité. Sa fragilité qui en fait une fleur qui ne s'achète pas. Je n'en ai jamais rencontré, même chez le fleuriste le mieux approvisionné. On ne peut l'apprécier qu'en pleine nature, compagnon coloré au milieu des épis de blé dorés. Sa présence est brève, l'espace d'une saison. En ce début de septembre, la prochaine saison des coquelicots me semblait loin, si loin ! Pourtant ce sont eux qui les premiers m'ont aidée à relever la tête. Je devais tenir jusqu'à leur retour, je voulais revoir les coquelicots. Irrationnelle comme pensée en un moment comme celui-là ? Sans doute, mais je venais juste de prendre conscience que je n'étais pas maître du temps. Pire encore, je n'étais pas immortelle. Soudain, je n'avais plus de futur. Atteindre le printemps me paraissait raisonnable. Je devinais que l'automne, puis l'hiver seraient difficiles mais je me suis persuadée que le retour des coquelicots symboliserait pour moi, la fin du cauchemar."
Bonne journée à tous ( je m'adresse à tous car, je l'espère, ce site est aussi lu par nos compagnons, ceux-là même qui peuvent être, parfois, d'un si grands secours)
Je vous embrasse et à bientôt
Mony

Pour toutes celles que ça interesse si vous avez des question à poser, un chat en direct est organisé demain à 15h avec un eminent cancerologue ( c'est le mien !!!! le docteur Marc Espié mon sauveur une homme EXCEPTIONNEL :-)) sur le site d'aufeminin.com

Bonsoir les filles !

Aujourdh'ui c'est la panique. Je viens de rencontrer quelqu'un. Il me plait énormément, mais je ne sais comment faire. Je dois lui dire ? Pas lui dire ? Le laisser découvrir ?
Visiblement c'est réciproque. Suis perdue. Demandez à vos maris, vos amis, vos frères. Quelle est le bon comportement à adopter ?
Je crois que ma libido se remet en marche ;)

Publié par Sophie

Béa vient de me signaler cet article de Psychologies magazine, dans lequel elle témoigne. A lire donc ici : ICI
Merci Béa : -)

Après le bel article de " Marie Claire", c'est Top Santé qui consacre ce mois çi une grande enquête sur le cancer du sein, en abordant un témoignage de patiente et simultanément un décriptage plus médical. Le mois prochain vous trouverez aussi un article sur ce sujet dans "Psychologie magazine", qui va essayé d'aborder ce sujet par des témoignages et ce qui permet de surmonter la maladie. "Vivre", le magazine de la ligue prépare aussi dans son prochain numéro un autre sujet : les changements de comportements liés au cancer du sein.
De la lecture en persective.
Béa

Publié par Domi

Bonsoir à toutes
Je suis nouvelle : c'est la1ère fois que je viens sur un site de dialogues. J'espère à la fois apporter mon expérience et surtout mon soutien aus nouvelles "recrues" et obtenir aussi l'expérience, à distance, des plus anciennes malades. Depuis mon hospitalisation,je fais du soutien en local en dehors de toute association (j'habite à Metz) et ensuite le bouche à oreille aidant, j'ai pu soutenir d'autres malades.Cela ne fait qu'un an et demi que j'ai été opérée. Je soutiens à bout de bras plusieurs malades plus récentes et les accompagne dans leurs parcours comme j'aurais aimé que l'on me porte de la même manière lorsque c'était mon tour ... mais je n'ai rien trouvé en face .... Depuis la fin des traitements j'ai eu toujours mes propres angoisses par rapport à la récidive éventuelle notamment ... et cela je le garde pour moi bien sûr ... mais c'est lourd ! J'aurai besoin de partager et d'être encouragée avec celles qui ont plus de recul et pour lesquelles tout se passe bien évidemment.
Merci à toutes celles qui voudront bien me "coatcher" pour voir l'avenir en rose !
Domi

Publié par josy

Ingrédients:

- ne pas s'attarder outre mesure à sa petite personne
- prendre soin de soi malgrè tout
- penser aux autres, à ceux qui nous sont chers mais aussi aux autres
- se lever le matin en sachant ce que nous ferons dans la journée
- ne pas reporter au lendemain ce que nous avons envie ou devons faire
- cultiver nos dons, nous en avons tous...
- faire comme si tout va bien, ça ne change rien que de s'inquiéter ou s'appesentir...

le temps de préparation:

Dépend de chaque individu, mais l'enjeu en vaut la peine

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* Il faut prendre soin de soi, c'est un fait certain, ne pas se négliger, essayer de vivre dans de bonnes conditions, hygiène mental et physique .

* ne pas penser qu'à soi, c'est à dire ne pas s'attarder à son cas particulier, ne pas penser que c'est seulement à nous que ça arrive une telle tuile, que ce soit au niveau santé, familial ou financier etc...

PENSER AUX AUTRES

C'est ce qui aide le plus

Penser aux siens tout d'abord pour ne pas les décevoir, les écouter, les aider, les gâter dans la mesure de nos possibilités.

Penser aux autres, il y a beaucoup à faire dans ce domaine, bien sûr ne pas disperser ses forces mais seulement encore ici: les écouter est très bénéfique

se lever le matin en programmant ce que nous ferons dans la journée
bien sûr il peut y avoir des imprévus, mais les journées bien remplies apportent satisfaction, ce n'est pas une fuite, une politique d'autruche, c'est simplement vivre

ne pas remettre au lendemain ce qui doit être fait le jour même , dans la mesure du possible, la vie est courte

cultiver nos dons, nous en avons tous quelqu'il soit, après on ne voit pas les journées passer, on est pris par notre passion

" faire comme si" ce dont nous pouvons souffrir n'existait pas, à quoi ça sert de toujours rabacher la même chose.

Attention, ne rien négliger pour nous préserver, mais ne pas se mette étiquette "malade,difficultés fiancières, problèmes familiaux etc"

Cette recette me réussit très bien, vous m'en dires des nouvelles .....

Josy

L'association Au sein des Femmes, dédiée à la prévention du cancer du sein chez la femme, s'est à nouveau impliquée dans la démarche du Ruban de l'Espoir, en organisant l'étape bordelaise le samedi 17 octobre 2009 à l'Athénée Municipal.


Le programme est le suivant :

-13h30, arrivée de la délégation et de la flamme du Ruban de l'Espoir

- de 14h à 15h30, conférences :

- « Accompagnement psychologique et prévention de la récidive dans les cancers féminins », par Nicolas Sinault, psychologue

- « Chimiothérapie, radiothérapie, accompagnement par les médecines alternatives et complémentaires », par le Dr Bérengère Arnal, présidente de l'Association Au sein des femmes, co-auteur du livre "Comment enrayer l'épidémie des cancers du sein" avec le Pr Henri Joyeux, aux éditions François-Xavier de Guibert, seconde édition en octobre 2009, préfacée par les Prs Lucien Israël et Maurice Cloarec

- 15h30, concert de Stella Maris, cantatrice

- 16h à 16h30, conférence Cuisine-santé et médecine traditionnelle chinoise, par Catherine Boschetti


L'association Au sein des Femmes invite toutes les personnes concernées par cette démarche de prévention contre le cancer, et tout particulièrement les associations, à se rendre à cette manifestation.


Le Ruban de l'Espoir est organisé par Amoena-France, fabricant de prothèses mammaires. Il fédère une soixantaine d'associations, des professionnels de santé, des clubs-service, des banques et un grand nombre d'élus.

Peu douée pour les promenades via Internet, je suis arrivée sur ce site par hasard. Par tous les moyens, je veux témoigner. Le dire haut, fort, souvent. J'ai eu le cancer avec tout ce que cela sous entend de souffrance, mais je suis là, bien vivante.
Il y a 11 ans, j'ai fait une rencontre dont je me serais bien passée: mon cancer.
Comme toutes, j'ai bataillé, lutté, pleuré, espéré, ri, rêvé et finalement... guérie.
L'impact de ce mot cancer m'a tellement choquée que, depuis, je me bats pour en atténuer la connotation morbide. J'ai trop souvent lu ma condamnation dans les yeux des gens. Je voudrais que celles qui arrivent sur ce chemin regardent vers demain avec confiance, vers le soleil, l'espoir, une vie nouvelle pleine de promesses.
10 ans après, le stade de la guérison, je me suis offert une superbe récompense pour fêter cela : Je suis partie de Bretagne, mes pas se dirigeant vers Santiago de Compostelle.
1700 kms de parcourus en 72 jours de marche. Malgré mes dégâts collatéraux, une résistance physique moindre mais avec une envie terrible de réussir.
Vous pouvez venir me voir sur mon site.
http//www.actu-monyclaire.com
L'écriture m'a beaucoup aidée lors du traitement et ensuite.
" En attendant les coquelicots" retrace ma traversée avec mes espoirs, mes craintes et mes rêves, et se termine par un cour récit de mon chemin vers Compostelle
Amicalement
Mony

Les Hard Rock Cafe organisent chaque année au mois d'Octobre une à plusieurs soirées concerts en faveur de la lutte contre le cancer du sein.
Cette année, trois soirées concerts sont organisées (à partir de 21h)
- 14/10 - Heart Pop
- 21/10 - Alive Inc + Hall Effect
- 28/10 - Les Yupps + Cockpit.t
Pour en savoir plus, c'est ICI

Je remarque que depuis la rentrée, vous êtes peu nombreuses à écrire des articles, ou publier des photos et vidéos.
Puis-je faire quelque chose pour vous permettre de témoigner à nouveau?
Par ailleurs, souhaiteriez-vous avoir de nouvelles fonctionalités sur "Parle avec Elles" et si oui lesquelles?
Je vous embrasse très fort

Plus je creuse le sujet, et plus je me demande si, pour une patiente atteinte du cancer du sein qui doit déjà jongler entre les x rendez-vous médicaux et les traitements, le plus dur à gérer finalement n'est pas le regard : celui que l'on pose sur soi, et celui que les autres posent sur nous.

Charlotte nous expliquait qu'elle n'avait pas envie de paraître différente aux yeux des autres : "on se retrouve dans un club, dans lequel on n'a absolument pas envie de rentrer. On se retrouve confronté à une nouvelle image de soi et une perception des autres qu'on n'a pas cherchée". Nous avons vu que le web permettait de créer un dialogue avec des personnes qui partagent les mêmes expériences que nous, tout en contrôlant l'image que l'on donne aux autres. Mais qu'en est-il au quotidien, dans la rue, avec ses amis, ses proches ou son employeur, avec son conjoint ou son compagnon de quelques jours ? Les patientes ne souhaitent pas paraître différentes puisqu'elles sont avant tout des femmes, mais physiquement la maladie touche forcément à un moment où à un autre. Des changements physiques s'observent, il faut arriver à s'accepter soi même, avec la perte des symboles de la féminité.

J'ai eu l'occasion de lire un livre intéressant intitulé "Après le cancer du sein" par Elise Ricadat et Lydia Taïeb qui parle longuement de ce regard sur soi qui change avec la culpabilité ressentie dès l'annonce du diagnostic. "Cette terrible annonce fait chavirer les patientes dans un monde inconnu qui s'articule autour du cancer et de ses représentations. Si le sujet se fige dans le clivage dû à la sidération, il risque de dénier les dangers de la maladie. Pour en sortir, un outil précieux apparaît : la culpabilité". Les questions que l'on se pose sont nombreuses : "pourquoi cela m'arrive à moi ? Qu'est ce que j'ai pu faire pour mériter cela ?". Ainsi la culpabilité est un mécanisme naturel qui fait suite au choc de l'annonce du diagnostic. Or il existe des dizaines d'explications à la maladie.

Au-delà de ça il y a l'image de soi-même que l'on donne aux autres. Cette image là est délicate puisqu'elle touche tout notre entourage proche ou éloigné. Cette image est probablement liée à la représentation populaire du cancer puisque comme nous le disait Jacques qu'à l'époque de ses parents, "le cancer était à tous les coups mortel, et ensuite qu'il y avait contagion (...) dans la mémoire populaire [aujourd'hui] on est resté avec ces deux notions là". Françoise, à travers une anecdote personnelle nous expliquait qu'elle avait été confrontée à l'annonce du cancer d'un de ses proches. Ce dernier lui disait qu'il avait été à l'hôpital et sa réaction a été de lui dire "alors tu pars comment ? Tu pars en ambulance ?". Ainsi la première réaction que l'on a, c'est d'envisager la personne diminuée, alors qu'avant l'annonce dans notre esprit elle allait très bien. Et d'ailleurs comme le dit Anne, "on a l'impression que les gens tombent malades après qu'on leur ait annoncé".

Les traitements fatiguent et, peu à peu, on peut apparaître comme diminué. Dans une vidéo de Libé Labs (voir la vidéo) qui traitait du maquillage et du cancer on y entend des témoignages qui vont dans ce sens. Une femme atteinte du cancer explique les raisons pour lesquelles elle se maquille : "c'est vraiment pour donner le change, ce n'est pas pour moi ou pour me booster [...] mais c'est plus parce qu'on est malade dans le regard des autres". Une autre explique que cela lui permet de "s'admettre malade et s'admettre telle qu'on est".

Je crois finalement qu'on ne peut vraiment "contrôler" l'image que l'on donne aux autres que si on s'accepte déjà soi-même dans la maladie, même si cela est difficile. Les deux images vont donc de paire, se complètent. Ce n'est que dans cette acceptation que l'on arrive à donner aux autres une image positive de soi.

Et vous comment vivez avec votre nouvelle image ? Est-ce que vous essayez de donner le change avec votre image vis-à-vis des autres ? Comment vous y prenez-vous ?

Note : Pour visualiser la vidéo, veuillez entrer le mot de passe : video

Je vous écris rapidement les filles, car comme vous vous en doutez, je suis très occupée à parler de la chaîne rose tout autour de moi.
Je suis très heureuse de voir que les messages grimpent :-)
C'est vraiment formidable.
Alors, on continue, on écrit, on en parle et on écrit encore et on continue d'en parler :-)
Et aussi, on vient écrire des articles ici car je commence à me sentir un peu seule !
Gros bisous du lundi.

Publié par josy

J'ai beaucoup de retard.... je vais essayer au maximum de vous lire toutes .
Vous m'avez manquée , mais Josy est de retour ...
A bientot . Je vous embrasse. Josy

Dans Marie-Claire encore, un encart qui parle des livres qui font du bien et dont nous n'avons pas encore parlé ici :
La vie pour s'aimer de l'oncologue David Kayat,
Après le cancer du sein, un féminin à reconstruire d'Elise Ricadat et Lydia Taïeb
Retrouvez le plaisir du goût de Bioalliancepharma.
Bonne lecture à vous !