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Précédemment sur Parle avec Elles : le second épisode de la princesse aux petits pois.

04 mars 2008
Ben voilà...
Je suis prête à confier mon corps à la science. De toute façon, ai-je le choix ?
Les enfants sont casés pour 24 heures (et croyez-moi c'est beaucoup plus facile de les quitter quand on part faire la java avec ses copines que pour se faire opérer d'un cancer) le temps que leur papa les prenne en charge.
Je vais faire ma petite valise :
• homewear, confortable mais joli, pour ne pas avoir l'air encore plus mal que je ne le suis et ne pas faire peur au toubib (il ne manquerait plus qu'il me rate !)
• ballerines (car les slaps de piscine ne passeront pas par moi)
• maquillage pour ne pas avoir une trop sale tronche
• sachets de thé, car il n'y a rien de plus infâme que le Lipton Yellow
• boules Quies et cache-noeunoeuil pour bien dormir
• 1 gros oreiller car ceux de l'hôpital sont pourris (et ça me sert de doudou)
• 1 carnet pour noter tout ce qui me passe dans la tête (et il y en a !)
• mes bibles : le Elle et le Canard
• une trad à relire pour m'occuper l'esprit si j'ai la tête claire
• de la Badoit car j'ai horreur de l'eau plate
Bon, en fait de valise, ce sera plutôt un semi-remorque.
Il faut aussi que je pense à ôter, dixit les infirmières :
• mon vernis (pour une fois que j'en mets)
• mes prothèses (!?)
• mes bijoux (non, pas mon alliance !!!)
• mon dentier
• ma perruque (ah non, je n'en ai pas encore. Ah, ah, ah !!!)
Sinon, je dois vous avouer que je ne suis pas d'humeur super causante aujourd'hui, alors ne vous vexez pas si je ne réponds pas au téléphone.
A bientôt !"

Frédérique.

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Body art...".

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Comme beaucoup ici, en traversant la tourmente, j'ai dû supporter des regards terribles où je lisais ma condamnation.
J'ai écouté de braves gens, venus soi-disant pour me remonter le moral, et qui m'anéantissaient de leurs phrases assassines, ce que j'appelais " Mes petites phrases qui tuent". J'ai entendu leurs : "T'inquiètes pas, ce n'est rien, cela se soigne bien maintenant", ou leurs :" Il faut que tu sois forte, on en meurt encore très souvent..." Excès d'optimisme ou de résignation, les 2 me faisaient souffrir.
J'ai subi les regards qui fuient, l'indifférence, la pitié, la peur, l'incompréhension...
J'ai appris à gérer tout cela, certes, mais que me reste-t-il de cette expérience ? Ai-je au moins appris, moi, à toujours bien réagir, à savoir quoi dire et comment ?
Non, non et encore non. Au contraire, les doutes se font plus nombreux au fil du temps qui passe. Pendant le traitement et après, nous sommes sur un chemin parallèle, un espace temps où les émotions sont exacerbées. Le souvenir de ce passage me force à ne jamais oublier que seuls les mots et gestes qui viennent du cœur peuvent être bien perçus et...acceptés.
Je m'efforce de toujours en tenir compte.
Bisous ensoleillés
Mony

Je m'en vais vous conter l'histoire qui je le crois est arrivée à point nomé pour me faire sortir la tête de l'eau (ou du cancer)...

Once upon a day....

Treize ans. Jeune fille pas très épanouie, avec un physique un peu ingrat, aussi mal dans sa peau qu'on peut l'être à cet âge. Je croise à cette période un des plus beau garçon de ma ville. J'en tombe immédiatement amoureuse. Eperdument amoureuse. Tous les clichés y étaient.. Il était le plus beau, je n'aimerais jamais que lui, c'était l'homme de ma vie.... Vous voyez, rien ne manque...

Ce garçon, mon premier flirt, traversait une période très difficile et pourtant à cette période il n'en laissait rien paraître. Il avait 14 ans et venait tragiquement de perdre son frère ainé d'un an.
L'histoire n'a pas tournée comme l'aurait souhaité mon imaginaire.
Je l'ai aimé comme on peut aimer à cet âge durant deux longues années... La vie a ensuite fait son chemin et je m'en suis allée sur d'autres sentiers. Finalement la route principale était toujours la et je me rends compte aujourd'hui que j'ai toujours tout fait pour m'en rapprocher. Comment ? Vous le comprendrez un peu plus tard.

Il y a quelques temps (quelques années même) je suis allée sur un site communautaire destiné à retrouver ces vieux copains perdus de vue. Et bien sur, vous imaginez bien que je suis allée immédiatement explorer le site et y afficher son nom. Il était la, 33 années plus tard, très différent, mais toujours le même ... Vous voyez ce que je veux dire....

Je n'ai pas osé à ce moment le contacter. Je me disais... Il ne se souviendra pas de moi. Nos sentiments l'un envers l'autre étaient très différents. J'ai donc laissé passer les années sans jamais faire la moindre démarche me contentant parfois d'aller regarder ses photo.

Et puis, et puis 37 ans plus tard.... Le hasard parfois ne peut vous éviter. Je le vois dans un magasin. Je n'ose toujours pas aller lui demander s'il s'agit bien de lui. Ma fille me propose de le faire, mais je n'ose toujours pas. Si ce n'était pas lui ? S'il ne se souvenait pas de moi ? Toujours ces mêmes questions....
Et puis, et puis rien.... Un mois passe. Je vais de plus en plus regarder sa photo. C'était bien lui ce jour la .... Je fais quoi ? Je fais.
Je lui adresse un mail courtois ou je lui dit qu'il me semblait l'avoir reconnu mais que sans doute il ne se souvenait pas de moi.
Dans les heures suivantes la réponse était nette. Il se souvenait très bien de moi et considérait que j'étais un amour de jeunesse.
Et puis...

Précédemment sur Parle avec Elles : le premier épisode de la princesse aux petits pois.

03 mars 2008

You're talking to me ? YOU'RE TALKING TO ME ???
"

Cher cancer,
Tu te demandes certainement ce que je fais, hein ? Pourquoi je ne parle pas de toi à longueur de blog ? Ca t'agace, hein ? J'avais pourtant l'air d'une proie idéale pour faire pleurer dans les chaumières : gentille, conciliante, heureuse en travail et en amour, de chouettes gosses, une flopée de gentils frères et soeur, une belle bande d'amis de tous âges...
Eh bien figure-toi qu'à force de traduire des documentaires animaliers et de regarder des films noirs, j'ai appris un truc : quand on t'attaque, tu cognes... et plus fort. Alors voilà, ce n'est pas parce que tu es en train de me grignoter un sein que tout va s'arrêter. Je ne dis pas que je ne suis pas morte de trouille, ça non. Mais il ne faut pas me chercher au risque de me voir me transformer en psychopathe tel un Joe Pesci ou un Viggo Mortensen bien énervés.
Pour le moment, j'ai contre-attaqué soft en faisant un aller et retour express ce week-end à Toulouse pour voir la gagnante de notre grand concours "la maison idéale pour les Corre Montagu, leur chat, leurs proches et leurs amis" et lancer au plus vite la négociation, c'est-à-dire avant l'opération (et surtout avant les résultats).
Na ! Pan, dans les dents. Si tu crois que tu vas nous faire fléchir, tu vas au devant de grandes désillusions. Alors, un conseil, laisse tomber. Oublie moi".

Frédérique.

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : "Ben voila..".

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Et je pense que cela en a attristé plus d'une.
Dès que je l'ai appris, j'ai appelé Charlotte ( qui a une meilleure vois, je le dis en passant) et nous nous sommes dit "47 ans...waoooo..."
Puis plus un son de part et d'autre du combiné.
Ma phrase du jour est donc Carpe Diem.
Gros bisous

En regardant vers le coin des "plus actives" que vois-je ? J'ai été propulsée en seconde place devant notre Charlotte ! Petit moment de réflexion et, oui, peut être qu'elle se fait moins présente ces derniers temps. Comme je suis une positive inconditionnelle, j'en déduit qu'elle est très occupée parce que tout va bien pour elle. Alors Charlotte profite bien de ce début d'année mais ne nous oublies pas tout de même complètement !
Dans un de ses derniers commentaires, Charlotte parlait des défis qu'on pourrait se lancer en début d'année. Je trouve cette idée excellente.
Pour moi :
- a) redevenir maître de mon corps et gagner la guerre contre la prise de poids.
- b) réussir ce périple que nous avons JC et moi programmé pour la mi-mai, et, ce, sans trop demander son avis à mon pied gauche qui persiste à entretenir une inflammation à l'orteil opéré. ( Nous partirons de chez nous, en suivant le canal jusqu'à Brest puis le cap Finistère et retour par le chemin de Compostelle qui part de cette pointe ). Environ 35 jours de marche dans notre jolie Bretagne.
- c) gagner de plus en plus de lecteurs. J'aurais aimé dire que mon livre " En attendant les coquelicots" remporte un certain succès. Pour l'instant, il est surtout acheté par des associations ou des proches de malades, ce qui me comble tout de même. Mais, là où est la magie de l'écriture, on n'obtient pas forcément ce à quoi on s'attendait. Un jour de douleur ( l'époque où mon épaule me faisait endurer une terrible souffrance ), j'avais écrit, en 2 après midi, une histoire tendre pour enfant, presque un conte. Une récréation pour moi. Et là, surprise, l'histoire de ce petit Justin fait l'unanimité...
- d) peut être essayer d'être moins bavarde... Mais là, c'est beaucoup me demander !
Bisous ensoleillés à tous et à toutes

Frédérique est pudique et ne sait pas trop comment parler de ces choses-là.
Alors plutôt que de dire, elle a choisi d'écrire et elle se débrouille fichtrement bien.
Elle en a m^me fait un manuscrit qu'elle gardait de côté et qu'elle a finalement bien voulu partager avec nous.
Frédérique, nous te remercions très sincèrement de ta très grande confiance et voici donc le premier épisode de "la princesse aux petits pois".
Et comme il n'y a pas qu'un seul chapitre à cette année menée par le bout des mots (des maux), je vous offrirai chaque lundi, comme un feuilleton un épisode de la saga de Frédérique.
Je vous souhaite une très belle lecture et venez tous et toutes nous laisser un commentaire si l'envie vous vient.

"La princesse aux petits pois : Episode 1

Février 2008

J'ai 43 ans, deux jeunes enfants (deux ans et demi et huit ans et demi), une vie amoureuse stable et heureuse, un boulot que j'adore, un blog qui commence à bien marcher, un projet de déménagement au soleil dans les tuyaux... Bref, tout pour être heureuse. Jusqu'au jour où...

En me mettant de la crème ce matin-là, j'ai senti trois petites boules à la périphérie de mon sein droit. Trois minuscules boules alignées qui roulaient sous les doigts. Je me crème tous les jours car j'ai la peau très sèche, et c'est la première fois que je remarquais ça. Aussitôt, une sirène d'alarme s'est déclenchée dans ma tête, comme si je m'y attendais depuis toujours, comme si je savais déjà.

Voici le récit (tiré de mon blog et de mes carnets persos) de cette année très particulière, année durant laquelle j'ai été au centre de toutes les attentions... comme une princesse !

25 février 2008
La catégorie que j'aurais bien voulu ne pas créer
J'ai aussi pensé intituler cette nouvelle catégorie Me and my monkey (mon père appelait ça "son crabe"), mais j'ai finalement opté pour Vincent, Paul, François et les autres en référence aux petites billes qui vont m'empoisonner la vie. Trois petites billes (jusqu'à nouvel ordre) dans mon sein gauche. Trois petites billes cancéreuses. Youpi ! Youpi !
Chronologie des faits :
• découverte d'une petite boule dans mon sein il y a un mois.
• visite chez mon médecin dans la foulée qui n'a pas l'air de s'inquiéter mais m'envoie quand même faire une mammo.
• journée d'enfer à l'hôpital du Mans le 11 février où on me fait, en plus de la mammo (avec un appareil barbare qui, en une minute, vous transforme des seins en pomme en seins en poire), une échographie, une palpation musclée (imaginez Chabal vous pétrissant les seins comme de la farine) et une biopsie.
• prise de sang entre-temps qui ne montre rien d'alarmant.
• résultat de la biopsie mardi : cancer.
• coup de massue mercredi, quand la secrétaire de mon médecin me sort les grands mots : "ablation totale du sein" et "chimio" avec cette recommandation : "Laisse-toi aller, craque un bon coup, plonge au fond et après tu ne pourras que remonter".
Me laisser aller, moi, la championne du monde de dézinguage de pensées noires ? Elles ont à peine le temps d'apparaître en marge de mon cerveau que, vlan, un grand coup de sabre laser dans leur sale tête.
J'ai donc encaissé et je suis rentrée à la maison telle un zombie, incapable de rien d'autre que de me mettre au lit avec mes petites billes et ma grosse boule d'angoisse qui m'écrabouillait les intestins et me glaçait l'intérieur. Je suis restée là, immobile, les yeux fixés au plafond, K.O.
Il aura suffi d'un coup de fil de mon chéri pour ouvrir les vannes. J'ai pleuré comme j'ai rarement pleuré (au point de faire fuir mon chat qui était venu se pelotonner contre moi) et j'ai laissé toutes les mauvaises pensées - même les pires - m'envahir. Et elles ne s'en sont pas privées, les coquines. J'ai pensé à mes loulous, à mon chéri, et j'ai pleuré, pleuré, pleuré comme on le voit parfois dans les films et qu'on se dit que c'est quand même un peu exagéré. Ca lâchait de toute part. Ca a duré une heure ou deux, je ne sais plus. J'en suis ressortie vidée, exsangue mais au moins la boule d'angoisse avait dégonflé. Je sais bien qu'elle va revenir, mais sur le coup ça m'a vraiment soulagée.
• Jeudi, rendez-vous avec ma gynéco et celui de l'hôpital qui doit m'opérer. On y est allés comme à l'abattoir. Les intestins pulvérisés de trouille, les dents qui claquaient comme par grand froid. Et curieusement, c'est le rendez-vous que je redoutais le plus qui s'est le mieux passé (il faut dire que j'étais shootée au Lexomil). Quand il est arrivé, le "grand homme" ne savait visiblement pas comment nous annoncer la nouvelle. On lui a facilité la tâche en disant :
- On sait, c'est un cancer, et ça veut dire ablation du sein et chimio.
- Un cancer, oui, mais il est hors de question de vous faire une ablation pour le moment.
D'après lui, même s'il y a plusieurs nodules, ils sont suffisamment rapprochés pour pouvoir juste ôter la zone infestée d'autant plus qu'ils sont tout petits et pas agressifs. Ce qui ne veut pas dire qu'au vu des résultats, il ne faudra pas que je repasse sur la table d'opération. Mais bon, c'est déjà ça de gagné. Quant au traitement, tout dépend des analyses qui suivront l'opération. Donc, pour l'instant, pas question de chimio, même si ce n'est pas exclu.
Et voici maintenant le planning des réjouissances :
• entrée à l'hôpital le 5 mars pour une série d'examens
• opération le 6 mars
• sortie le 8 mars
• vacances le 10 mars (on avait prévu d'aller à Center Parcs et on y va, même si je ne pourrai pas me jeter la tête la première dans la rivière sauvage)
• résultats le 14 mars avec annonce du protocole spécialement concocté pour moi.
Notre projet toulousain reste d'actualité, même si ça va compliquer les choses en matière d'emprunt. On a encore des petites choses à vérifier avec l'agence et on voudrait revoir la maison une dernière fois avant de faire une proposition. Reste à savoir quand on pourra redescendre sur Toulouse.
Je n'avais ni l'envie ni le courage d'appeler tout le monde, d'où ce billet. Je vous promets de vous donner régulièrement des nouvelles sur ce blog et de ne pas perdre mon humour quoi qu'il arrive.
En attendant, je vous demande de ne pas nous passer de coups de fils éplorés à moi ou à mon chéri (et encore moins aux enfants - pour le moment, on va juste leur dire que j'ai besoin de me faire soigner à l'hôpital quelques jours et C'EST TOUT). Pas de "alors ?" larmoyants. Pas de pleurnicheries. La compassion, au lieu de me réconforter, me fait flipper (ça me replonge dedans). Il nous faut du positif, du gai. Je compte sur vous.

Ca aurait pu être plus grave
Dans les moments de gros flip, je me dis que ça aurait pu être pire :
• les enfants vont bien
• mon chéri n'a pas eu d'accident de la route
• personne n'est mort, handicapé ou dans le coma
• on n'est pas victimes de massacres ethniques
• ce n'est pas Creutzfeld Jacob ni Halzheimer
• un avion ne s'est pas jeté sur une centrale nucléaire
• je n'ai pas été défigurée dans un accident..."

La semaine prochaine sur "Parle avec Elles : You're talking to me ? YOU'RE TALKING TO ME ???

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Entre les vœux de début d'année et la Saint Valentin, j'ai envie de vous glisser un poème que j'ai écrit pour un mariage:

La randonnée du bonheur

Après avoir réuni vos deux cœurs,
Prenez le chemin de l'amour,
Désaltérez-vous aux sources du bonheur,
Puis continuez sur le sentier de l'humour.
Suivez les rivages de la passion,
Ils vous mèneront vers l'océan de la tendresse.
Vos deux cœurs emmêlés seront votre richesse,
Ne les oubliez pas sur l'île des tentations.

Si vous rencontrez le doute, changez de direction,
Si vous deviez vous trouver au milieu d'un orage,
Empruntez les ruelles de la concession.
Si parfois votre ciel se charge de nuages,
Parcourez les larges allées ensoleillées
Que sont toujours les parcours de l'amitié.

Nous vous souhaitons un long et agréable chemin,
Et que les éclats de rire de joyeux petits lutins
Viennent bientôt illuminer chacun de vos matins.

MONYCLAIRE

Il n'y avait pas une catégorie anniversaire ? Pas retrouvée ! Je suis nulle !
C'est pas tout ça Sophie, je n'ai pas non plus trouvé de trace de Marie, alors, je ne la "connais" pas mais je lui souhaite un super anniversaire.
Bisous ensoleillés
Mony

Les filles,
j'en appelle à votre solidarité et pour une fois, ce n'est pas de cancer dont nous parlerons.
Il y a parmi notre communauté une jeune femme qui s'appelle Marie-Hélène.
Elle a crée il y un an un webmagazine féminin à découvrir ICI.
Je sais qu'elle nous lit et est trop timide pour venir commenter.
Elle est haïtienne et attend avec angoisse des nouvelles de sa famille.
Je suis sûre qu'un petit mot de votre part lui fera du bien.
Je compte sur vous les filles.

Avis à toutes les filles qui ont un profil Facebook.
Voici le message que je viens de recevoir de Fanny :

"écris la couleur de ton soutif dans ton statut....Mais juste la couleur et rien d'autre ! Ensuite tu envoies ce message à des FILLES UNIQUEMENT ! C'est une manière de donner un coup de pouce au mouvement pour la prévention du cancer...et surtout ce sera drôle de voir combien de temps ca prendra pour que les mecs se demandent pourquoi toutes les filles ont une couleur en statut..."
voilà ce qu'on m'a fait passé.
Étant personnellement toutes concernées aujourd'hui hier ou demain dans notre vie ou celle de quelqu'un dont on est proche, sans vraiment savoir comment ça peut donner un coup de pouce en dehors d'etablir une solidarité dans le mouvement, je suis la chaîne pour me montrer concernée.
Après chacune en décide comme elle le souhaite.
Je ne suis qu'un petit maillon".

Alors à vous de jouer !

Je ne donnerai pas les prénoms des personnes dont je parle ici ni même vous décrire la situation précise.
En fait, je vais me servir de ce que je viens de vivre il y a quelques jours pour vous parler de la façon dont l'entourage vit l'annonce d'un cancer ou encore d'une récidive.
Il se trouve que je suis souvent l'intermédiaire, celle qui annonce les mauvaises nouvelles aux autres.
Je ne sais pas pourquoi mais c'est comme cela.
Une autorité supérieure a du penser que j'étais plus forte que les autres pour supporter les premiers coups.
Aussi, apprenant l'apparition d'un cancer secondaire d'une personne que j'aime beaucoup que je connais grâce à l'une de ses vieilles copines d'enfance, je men vais prévenir la fameuse copine qui quant à elle se débine à toutes jambes...
"Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi dire, je serai en trop dans sa vie, elle n'a pas besoin de moi..."
Voila en gros ce que je retiens de son mail.
Je comprends ce qu'elle ressent, sans doute beaucoup de chagrin, la peur, le "fameux, c'est trop tard, il n'y a plus rien à faire pour elle alors à quoi bon?"...
Et puis écoutant une émission de radio ou Franz-Olivier Giesbert raconte son dernier livre, je note frénétiquement les mots qu'i nous offre : "il ne faut jamais dire que l'on a un cancer sinon d'un seul coup, on ne reçoit plus d'invitations, plus un coup de fil, plus rien, c'est comme si on n'existait plus".
Et là, je m'en vais perplexe...
Mais que fait l'entourage bon sang !
Mais qu'est-ce que cela veut dire?

Les vœux de bonne année

C'est un rituel que de souhaiter une Bonne Année. Certains pensent cela un peu hypocrite et c'est très facile actuellement par un petit sms ou un mail. Pourtant cela peut être l'occasion aussi de renouer avec quelqu'un qu'on avait un peu délaissé et qui nous tient à cœur.
Comment souhaiter une bonne année légèrement à quelqu'un dont on sait que pour lui ou elle cette année sera une année de combat contre la maladie ? Doit-on s'abstenir pour ne pas froisser ?
Je pense que ces vœux sont des témoignages d'intérêt individuel et qu'il est important de le faire, même si parfois c'est un peu stéréotypé, celui qui le reçoit, reçoit une marque d'intérêt et d'existence.
Alors pour tous ceux qui liront cet article, pour celles qui auront une année un peu difficile, pour celles qui passent là par hasard, pour celles qui doutent, pour les fidèles de ce blog, pour Sophie, je vous souhaite une très bonne année pleine de petites joies qui font le bonheur.
Béa

Super bonne année à toutes, que 2010 se passe au plus près des souhaits de chacun...
Je joue à l'égoïste et vous raconte mes petits bonheurs de fin d'année ?
Allez, je me lance.
Qu'est ce que le bonheur ? cela tient à si peu de chose. Combien ai-je eu de cadeau ?
Je vais faire comme Chloé ( Ma choupinette de petite fille) et prendre mes doigts pour compter :
- 1) Nous avons reçu un appel de Pierre, un Breton que nous avions connu sur le chemin. Un jeune de 73 ans, je crois, si dynamique que je ne pouvais pas marcher à son rythme, il avait souvent la gentillesse de nous attendre. Nous avons papoté comme de vraies vieilles connaissances et... Qu'est ce que cela m'a fait plaisir !
- 2) J'ai reçu un message de " René mon petit kiné". Il a fait parti de mes 3 jokers, lors de mon traitement du cancer, un homme chaleureux, cordial qui m'a aidée à garder la tête hors de l'eau. Lorsque j'ai fini d'écrire mon livre " En attendant les coquelicots" vers la mi 1999, je n'ai pas osé lui en faire cadeau, bien qu'il soit très présent dans mes écrits. J'ai osé le faire vers la mi-décembre et il a repris contact avec nous. Un grand moment d' émotion .
- 3) Ce matin, j'ai eu ma première interview et j'en suis encore toute retournée. Bon, les filles, j'espère simplement que le journaliste, fort sympa par ailleurs, restituera avec justesse la teneur de mes propos : Mon message reste dans l'objectif que je me suis fixé depuis 11 ans, vous commencez à me connaître. ( j'en dis un peu plus sur mon site)
Ce n'est sans doute pas vos lectures préférées mais ce magasine compte 150 000 à 200 000 exemplaires par semaine, 90 000 abonnés et 15 000 hors France, ce qui n'est pas rien. Mon histoire paraîtra en 2 pages dans la rubrique " cela vous est arrivé". il paraîtra le 23 février, il s'agit du magasine cher à ma maman " Nous deux"
Voilà vous savez tout.
Bisous ensoleillés
Mony
Ah oui, petite précision, je m'envole pour Porto vendredi pour 4 jours avec mon JC et le "petit" dernier Gaël et son amie Yifang. Oups, quelle année...

Et je suis toute triste de commencer cette nouvelle année ainsi.
Avec ses douces mélodies, elle nous a bercé et fait voyager alors bien entendu, en entendant cette nouvelle ce matin à la radio, je n'ai pas pu m'empêcher de partager avec vous mon hommage.
Si vous ne la connaissez pas, jeter un oeil sur sa biographie et surtout, écoutez avec vos deux oreilles sa discographie.
Je vous embrasse fort et appréciez surtout ces magnifiques moments de musique que Lhasa nous laisse.